Comme son nom l'indique, le Guide est un outil d'aide à la rédaction juridique et législative en français. Et comme les difficultés dont il traite sont propres à la légistique française au Canada, il n'en existe pas de version anglaise à proprement parler.
L'expression « à être »
suivie d'un participe passé donne lieu à un anglicisme lorsqu'elle est employée pour exprimer l'obligation. Dans la plupart des cas, la façon correcte de rendre cette notion consiste à utiliser le verbe à l'infinitif actif.
Dans ces exemples, la forme passive est fautive, car il s'agit d'un calque de l'anglais :
to be proven, to be published, to be completed, to be paid...
Pour savoir s'il convient d'utiliser l'infinitif actif ou passif, il suffit de remplacer l'expression « à + infinitif »
par « que l'on doit + infinitif actif »
. Si la formulation ainsi obtenue exprime bien le sens recherché, on ne peut employer le passif, et c'est la forme « à + infinitif actif »
qui s'impose.
Ainsi :
Dans ces exemples, l'action est considérée du point de vue du sujet réel — celui qui fait l'action — qui, bien qu'il ne soit pas exprimé, correspond au pronom indéfini « on »
.
En revanche, la construction « à + infinitif passé »
est correcte dans les tournures qui exigent le passif, par exemple :
Il est à noter par ailleurs que les verbes qui ne prennent pas de complément d'objet direct et qui, de ce fait, ne s'emploient pas à la forme passive ne peuvent se construire à l'infinitif actif précédé de « à »
. Il est donc incorrect de dire : lettre à répondre, occasion à profiter, etc.