John Howard New Brunswick FIDO Strengthening Families

Transcription

Narrateur :

Le projet Luttons ensemble contre les drogues illicites a pour but de fournir une aide aux familles dont les jeunes sont en prise avec la justice et manifestent des problèmes de dépendance. Il a été élaboré à partir du programme Renforcement des familles qui est reconnu sur le plan international et est destiner à améliorer la communication, la compréhension et les relations familiales. Ce projet a été mis en œuvre dans trois communautés uniques sur le plan culturel au Nouveau Brunswick.

Susan O'Neill :

Directrice du Programme, John Howard Society of New Brunswick : Notre projet a été baptisé LEDI, pour Luttons ensemble contre les drogues illicites. Notre programme se base sur le Programme de renforcement des familles. Il est organisé par John Howard Society du Nouveau-Brunswick à Campbellton, une zone rurale et auprès de la Première nation de Tobique, et à Saint John, en zone urbaine.

Nous avons examiné les différents types de programmes disponibles et fait de nombreuses recherches jusqu'à ce que je sois tombé sur le Programme de renforcement des familles, qui a été appliqué partout dans le monde.

Le succès du programme réside dans le fait qu'il se montre bienveillant à l'égard de différentes spécificités culturelles. L'idée est de prendre différentes cultures et de les intégrer dans le programme.

Jon Pitre :

Criminologue, Restigouche Family Services : Au nord du Nouveau-Brunswick, soit ici à Campbellton, nous avons la communauté anglophone, communauté francophone, et aussi la communauté amérindienne aussi.

C'est un programme qui est d'un côté national et aussi d'un côté international. Il y a eu des recherches qui ont démontré que c'est un programme qui fonctionne très bien.

Charles Nicholas :

Conseiller au Centre de Santé de Tobique, Tobique Wellness Centre : Nous sommes une petite communauté, touchée par un taux de chômage de 95 %. Le point fort réside dans le fait que ces jeunes apprennent davantage de choses sur leur culture, et que nous pouvons adapter ce programme à notre langue. Le contenu de notre langue est avant tout descriptif, elle ne contient pas de termes péjoratifs, ni de phrases négatives. Je crois que la meilleure façon de tenir les jeunes à l'écart de la rue est de leur proposer des choses positives.

Susan O'Neill :

Directrice du Programme, John Howard Society of New Brunswick : L'action commence au moment du repas, en général en présence du père, de la mère et du jeune en difficulté. C'est un brise-glace en soi. Chacun apprend à connaître l'autre un peu plus, et ils commencent à sentir qu'ils ne sont pas seuls.

Ensuite, nous isolons les parents dans une pièce. Deux médiateurs se retrouvent avec le jeune et abordent différents concepts avec lui. La communication, la discipline, et toutes ces choses pour lesquelles n'importe quelle famille devra se battre, à un moment ou un autre. Ils discutent ensuite du sujet avec les parents. Après ces deux moments, nous encourageons la famille et le jeune à participer à des jeux de rôle et à des activités ensemble.

Les résultats semblent très prometteurs. On s'aperçoit très vite que le jeune apprécie. Et ils veulent revenir l'un vers l'autre.

Nous avons eu des défis à surmonter, par exemple le fait que les jeunes fassent parfois l'objet de mesures probatoires sporadiques. Certains jeunes sont sans doute prêts à démarrer le programme, mais d'autres sont encore loin de l'être. L'une de nos réactions a été de contacter immédiatement les initiateurs du programme. À l'époque, il a été décidé dans l'intérêt de toutes les zones d'applications du programme de diviser le programme en sept sessions ou en double et d'avoir cinq familles à prendre en charge.

Cette décision a beaucoup facilité la prise en charge des jeunes en probation à St John, pour lesquels le programme s'avérait particulièrement nécessaire.

Il est important de savoir identifier les jeunes en probation, pour qu'ils puissent commencer le programme au bon moment.

Mon premier conseil est d'observer en profondeur la population de base afin de s'assurer d'avoir le nombre de jeunes adéquat pour commencer le programme.

Jon Pitre :

Criminologue, Restigouche Family Services : Une autre petite problématique que nous avons ici au nord Nouveau-Brunswick, c'est que justement avec les multicultures, soit le français, l'anglais, ça, ça peut causer un petit problème juste sur le côté, comment est-ce qu'on délivre le programme.

Susan O'Neill :

Directrice du Programme, John Howard Society of New Brunswick : Cinq familles ont été prises en charge. Trois d'entre elles ont fait et continuent à faire de l'excellent travail. Les résultats que nous constatons sont fort positifs et, même si d'autres zones sont en proie à des problèmes, nous estimons que l'usage de drogues illicites s'est montré particulièrement en accord avec le contenu de ce programme. Cela nous a permis de vraiment rentrer au coeur du problème.

Texte sur écran :

Le projet pilote Fighting Illicit Drugs as One est financé par le Fonds du système de justice pour les jeunes, volet traitement de la toxicomanie. Le financement pour ce volet est fourni dans le cadre de la Stratégie nationale antidrogue.

Pour de plus ample renseignements au sujet du financement disponible de la Stratégie nationale antidrogue, voir le site strategienationaleantidrogue.gc.ca.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada représentée par Justice Canada, 2011.

Mot-symbole « Canada »

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