Quiz (Feuille de réponses)

Pour les 13 ans et plus

1. Gabrielle et Simon sont soeur et frère. Simon traite sa sœur de tous les noms et rit d’elle. Tous les matins, il lui dit « salut face laide » et fait des commentaires vulgaires à son sujet. Il se pense très drôle lorsqu’il fait claquer les bretelles de son soutien-gorge ou tire sur ses sous-vêtements pour lui faire un « wedgie ». En allant à l’école, il essaie de lui faire des jambettes et fait semblant de la pousser dans la rue. Lorsque ses amis viennent à la maison, Simon montre sa sœur du doigt et dit « ça, c’est ma niaiseuse de soeur ». Il ne rate jamais l’occasion de l’humilier devant les autres.

Oui

Oui, c’est de la violence familiale. Le comportement de Simon, c’est de la violence psychologique et physique, deux types de violence familiale. Bien qu’il n’y ait pas de marque ou de bleu visible, Simon humilie constamment sa soeur. Il trouve toutes sortes de façons de l’intimider et d’être méchant avec elle. Parfois, les frères et soeurs s’agacent, mais il n’est absolument pas normal ou acceptable qu’un frère traite sa soeur comme Simon le fait. Il est responsable de son comportement et devrait cesser de harceler sa sœur psychologiquement et physiquement. Gabrielle devrait en parler à ses parents ou à un autre adulte en qui elle a confiance.

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2. Paul était supposé rentrer à la maison à 22 h, mais il a raté l’autobus et rentre à 22 h 30. Quand il arrive, sa mère est là qui l’attend. Paul croit qu’il a une bonne explication pour son retard, mais sa mère est très fâchée et elle se met à crier après lui sans écouter ce qu’il a à dire. Elle lui dit qu’il ne pourra pas sortir pendant deux semaines.

Non

Non, ce n’est pas de la violence familiale, mais crier n’est pas une bonne façon de régler un problème. C’est une manifestation de colère, mais ce n’est pas un crime. La mère de Paul aurait pu écouter ses explications et décider ensuite quoi faire. Quand crier est un comportement répétitif, ça peut être de la violence psychologique et une forme de violence familiale pouvant nécessiter l’intervention d'un travailleur social.

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3. Quand Anne était plus jeune, son père l’habillait le matin et la touchait d’une façon qui la mettait mal à l’aise. Maintenant qu’elle est adolescente, il veut encore l’aider à s’habiller et lui touche les seins quand il lui met son soutien-gorge. Quand elle lui demande d’arrêter, il lui répond qu’il est son père et que c’est leur petit secret. Anne en a parlé à sa mère, mais elle n’a pas l’air de la croire.

Oui

Oui, c’est de la violence familiale. C’est de la violence sexuelle et c’est un crime. C’est une situation grave dans laquelle le lien de confiance est brisé. Les policiers et les travailleurs sociaux préposés à la protection de la jeunesse peuvent intervenir. Le père d’Anne devra peut-être consulter des professionnels pour régler son problème de comportement.

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4. Robert regarde la télévision et s’aperçoit que sa mère et son père commencent à se disputer. Il ne sait pas pourquoi ils se disputent, mais il entend son père crier après sa mère. Les cris sont plus forts que d’habitude et il voit son père donner un coup de poing à sa mère en plein visage. Sa mère court s’enfermer dans la salle de bain et son père menace de la chasser de la maison.

Oui

Oui, c’est de la violence familiale. C’est de la violence conjugale. Personne n’a le droit de frapper ou de menacer qui que ce soit, y compris son conjoint. Le père de Robert a été violent – il s’est livré à des voies de fait. Au Canada, les services de police prennent les voies de fait contre un conjoint très au sérieux. Dans certaines villes, il existe des programmes pour aider les personnes violentes à se rendre compte des conséquences de leur comportement et à apprendre à bâtir des relations saines et respectueuses. Il arrive parfois qu’un juge ordonne à un conjoint violent de participer à un programme de ce genre.

La violence conjugale n’est pas toujours physique; elle peut être psychologique (comme dénigrer son conjoint constamment ou l’empêcher de voir ses amis ou sa famille), sexuelle (l’obliger à se livrer à des activités sexuelles contre son gré), ou financière (garder le contrôle de l’argent de la famille et refuser de donner à son conjoint de l’argent pour ses besoins). Tous les couples ont des disputes, mais lorsqu’un des conjoints commence à intimider ou à menacer l’autre ou à lui faire du mal, ça devient de la violence. La violence peut aussi se produire sans qu’il y ait manifestation de colère (par exemple dans les cas de violence psychologique et d’exploitation financière). Les enfants peuvent subir des dommages psychologiques lorsqu’ils sont témoins de violence conjugale.

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5. La grand-mère de Caroline vit avec Caroline, son frère, son père et sa belle-mère. Sa belle-mère dénigre constamment la grand-mère – elle lui lance des injures, l’ignore et prend même parfois de l’argent dans son porte-monnaie à son insu. Elle la menace de la mettre à la porte si elle lui fait la vie dure. Caroline en a parlé à son père, mais il répond qu’il n’a rien vu d’anormal et que sa mère ne s’est pas plainte de quoi que ce soit.

Oui

Oui, c’est de la violence familiale. C’est de la violence envers une personne âgée. Même si la grand-mère de Caroline n’a aucune marque visible, la belle-mère de Caroline se montre violente envers sa grand-mère en l’injuriant, en l’ignorant, en la menaçant et en la volant. Voler, c’est criminel, même voler un membre de sa famille. Il faut que le comportement de la belle-mère de Caroline cesse. Si le père de Caroline n’écoute pas ce qu’elle a à dire, elle peut parler à quelqu’un d’autre pour essayer de faire cesser ce comportement abusif.

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6. Quand David était petit, son père lui donnait la fessée quand il se conduisait mal. Aujourd’hui, au lieu de se servir de ses mains, le père de David utilise une ceinture ou une règle pour le frapper. Ça lui fait mal et David se sent impuissant et malheureux. Il a demandé à son père d’arrêter, mais son père lui a répondu que c’était le seul moyen de l’éduquer.

Oui

Oui, c’est de la violence familiale. Ce n’est pas acceptable que le père de David lui fasse mal. Son père essaie peut-être de lui montrer à bien se conduire, mais il utilise trop de force. L’agression physique est un crime. Même si certains parents disciplinent leurs enfants en employant des punitions corporelles légères, on ne peut pas utiliser de telles punitions avec des adolescents ou des enfants de moins de deux ans.

Peu importe l’âge de l’enfant, les punitions corporelles qui peuvent faire du mal ne sont pas permises. Les parents ne peuvent se servir d’objets pour frapper leurs enfants (par exemple une ceinture ou un bout de bois), pas plus qu’ils ne peuvent les gifler ni les frapper à la tête. Ils n’ont pas le droit de faire quoi que ce soit qu’un juge trouverait dégradant, inhumain ou dommageable (par exemple les enfermer dans leur chambre sans leur permettre d’aller aux toilettes). Pour en savoir plus sur les limites que la loi impose aux parents au sujet des punitions corporelles, tu peux consulter l’arrêt rendu par la Cour suprême du Canada en 2004 à l’adresse suivante : http://www.parl.gc.ca/content/LOP/ResearchPublications/prb0510-f.htm

Si un enfant est puni d’une manière qui lui fait du tort physiquement ou psychologiquement, les travailleurs sociaux préposés à la protection de la jeunesse peuvent intervenir.

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7. Certains jours ces dernières semaines, quand Stéphanie est rentrée de l’école, elle a trouvé son petit frère Marc tout seul dans son berceau avec son biberon. La couche du bébé était souvent souillée et le lait n’était plus bon. Quand la mère de Stéphanie rentrait à la maison, elle disait qu’elle avait eu des courses à faire et ne pouvait amener le bébé avec elle, mais qu’elle avait verrouillé les portes et laissé un biberon dans le berceau au cas où le bébé aurait faim.

Oui

Oui, c’est de la violence familiale. Marc ne devrait pas être laissé seul. La négligence de sa mère est une forme de violence familiale. Les travailleurs sociaux préposés à la protection de la jeunesse prennent cette forme de négligence très au sérieux. Même si la mère laisse un biberon au bébé, il n’y a personne pour répondre à ses besoins affectifs et physiques (par exemple s’il était malade ou s’étouffait) ou en situation d’urgence, par exemple s’il y avait un incendie. C’est un crime de laisser un enfant de moins de dix ans seul dans un contexte où il pourrait mourir ou subir des dommages permanents. C’est aussi un crime de négliger un enfant de moins de seize ans d’une façon qui pourrait entraîner sa mort ou lui causer des dommages permanents.

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8. Les parents de Sophie sont séparés; elle vit surtout avec sa mère et va chez son père toutes les deux fins de semaine. Elle aime ses deux parents mais a toujours eu peur de son père. Avant, il criait après Sophie et battait sa mère quand il était saoul. Depuis la séparation de ses parents, il est devenu plus agressif; la dernière fois que Sophie est allée chez lui, il l’a poussée en bas de l’escalier. Elle ne veut pas être seule avec lui ou tout simplement être avec lui quand il prend de l'alcool.

Oui

Oui, c’est de la violence familiale. Sophie a été témoin de violence conjugale et a elle-même subi de la violence physique et psychologique. Étant donné que ce que son père a posé un acte criminel en la poussant en bas de l'escalier, elle ou sa mère pourrait appeler la police. Si la police décidait de porter des accusations criminelles, il est probable que le juge ordonne que Sophie n’ait plus de contact avec son père en attendant que le tribunal de la famille décide ce qui serait le mieux pour elle compte tenu de ce qui s’est passé.

Même si son père n’est pas accusé, c’est important que Sophie dise à sa mère et à d’autres personnes qu’elle a été violentée et qu’elle a peur de voir son père seul. Si elle retourne voir son père, il faudrait que quelqu’un reste avec elle pendant toute la visite.

La séparation et le divorce peuvent être des expériences très difficiles pour toute la famille. Un enfant peut hésiter beaucoup à revoir un parent qui a été violent envers lui ou envers l’autre parent. C’est possible de continuer à aimer un parent violent même si on n’aime pas son comportement. Ce sont tes parents qui sont responsables de leur comportement, pas toi. C’est important que tu dises ce que tu ressens. La violence n’est pas acceptable et tu as le droit de vivre en sécurité.

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