La violence faite aux femmes demeure un problème au Canada et dans le monde, et elle compromet la sécurité personnelle des femmes ainsi que leur capacité de participer et de contribuer à la société.
Les femmes autochtones (membres des Premières Nations, Inuites, Métisses et Indiennes non inscrites) sont trois fois et demie plus susceptibles de subir une victimisation violente que les femmes non autochtones. Elles signalent des cas de violence commise par des étrangers dans des proportions plus élevées et des formes de violence familiale plus graves. De plus, elles sont substantiellement surreprésentées parmi les victimes d’homicide et elles sont trois fois plus susceptibles d’être victimes de violence conjugale que les femmes non autochtones.
Le gouvernement du Canada s’est engagé à verser 25 millions de dollars sur une période de cinq ans (2010-2015) afin de prendre des mesures concrètes pour s’attaquer au problème des femmes autochtones disparues ou assassinées, en améliorant la réponse des organismes responsables de l’application de la loi et du système de justice dans les cas de personnes disparues.
Grâce à un investissement de 9,3 millions de dollars, le ministère de la Justice :
- investit dans la création d’un recueil national des pratiques prometteuses pour aider les collectivités et les groupes autochtones à miser sur les initiatives communautaires visant à réduire la violence et à améliorer la sécurité des femmes autochtones partout au pays;
- aide les gouvernements des provinces et des territoires (par l’entremise du Fonds d’aide aux victimes) à élaborer ou adapter des services aux victimes destinés aux Autochtones et à améliorer les services à l’intention des familles des femmes autochtones disparues ou assassinées. Des projets provinciaux sont en cours au Nouveau-Brunswick, en Ontario, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique;
- aide les groupes communautaires autochtones (par l’entremise du Fonds d’aide aux victimes) à s’attaquer aux problèmes particuliers auxquels sont confrontées les familles de femmes autochtones disparues ou assassinées. Des activités menées par des organismes non gouvernementaux, comme le Centre canadien de protection de l’enfance et l’organisme manitobain Kani Kanichihk, ont reçu du financement pour accroître l’aide offerte aux familles;
- appuie l’élaboration de projets pilotes en milieu scolaire et communautaire afin de contribuer à la guérison et au progrès des jeunes femmes autochtones, y compris les jeunes délinquantes, en particulier par des solutions de rechange aux comportements à risque élevé. L’hinitiative aura comme objectif général de réduire la vulnérabilité des jeunes femmes autochtones à la violence. Par exemple, le ministère de la Justice a versé des fonds à la Fondation Filles d’action pour appuyer un projet national de développement du leadership qui vise à aider les jeunes femmes autochtones à améliorer leur confiance, leurs compétences et leurs connaissances afin qu’elles soient mieux outillées pour mettre en œuvre des plans d’action communautaires en matière de lutte contre la violence et la victimisation;
- contribue à l’élaboration de documents destinés au public sur l’importance de rompre le cycle intergénérationnel de la violence qui menace les collectivités autochtones du Canada. Des fonds ont été versés à des organismes autochtones et à des groupes de vulgarisation juridique dans le cadre du Fonds juridique de partenariats et d’innovation. Par exemple, la Croix-Rouge canadienne a reçu des fonds pour adapter son programme Walking the Prevention Circle afin de l’offrir en ligne et de le traduire en français sous le titre Le cercle bénéfique de la prévention; des projets menés par l’association Traité 8 et par la Thunderchild First Nation, entre autres, ont aussi reçu du financement.
Grâce à un investissement de 10 millions de dollars, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) :
- a mis sur pied le Centre national pour les personnes disparues et les restes non identifiés (CNPDRN), lequel prévoit qu’une personne-ressource liée aux services nationaux de police autochtone se consacrera expressément au problème des femmes autochtones disparues. Le CNPDRN, qui englobe les Opérations nationales pour les enfants disparus (ONED), en est encore à l’étape de l’élaboration de ses composantes opérationnelles;
- a amélioré le Centre d’information de la police canadienne (CIPC) pour saisir des données supplémentaires relatives aux personnes disparues, comme l’affinité culturelle et biologique;
- s’affaire à établir une base de données nationale pour enfants/personnes disparues et restes non identifiés (BD E/PDRN); il s’agira de la première base de données nationale sur les personnes disparues et les restes non identifiés, pour fournir aux policiers, aux médecins-légistes et aux coroners en chef du Canada des renseignements plus complets sur ces affaires dans les provinces et les territoires;
- crée un site Web national qui contiendra des renseignements sur les cas d’enfants et de personnes disparus et les restes humains non identifiés, et qui permettra au public de fournir des renseignements sur de tels cas.
Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site Web de la GRC.
Grâce à un investissement de 5,7 millions de dollars, Sécurité publique Canada :
- aide les collectivités autochtones à élaborer des plans de sécurité communautaire afin d’améliorer la sécurité de leurs membres, notamment les femmes et les jeunes filles autochtones. Les collectivités autochtones élaboreront les plans de sécurité communautaire avec le soutien du gouvernement fédéral afin d’améliorer la sécurité et le bien-être de ses membres, et les renseignements recueillis dans le cadre de ce processus aideront le gouvernement du Canada à améliorer ses programmes et ses services afin de mieux répondre aux enjeux des collectivités.
Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site Web de Sécurité publique Canada.
Fiche d'information B : Le soutien continu du gouvernement du Canada pour les peuples autochtones
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Ministère de la Justice Canada
Octobre 2012