L’infraction de fraude comprend notamment les fraudes liées aux valeurs mobilières, comme les stratagèmes de Ponzi, ainsi que les fraudes comptables qui surestiment la valeur des titres. Elle comprend aussi la fraude par marketing de masse, la fraude hypothécaire et immobilière de même qu’une multitude d’autres pratiques trompeuses. La fraude est toujours caractérisée par deux éléments – la tromperie ou une autre forme de conduite malhonnête, et le fait de priver une autre personne de ses biens ou de mettre ses biens en péril.
La fraude peut avoir un effet dévastateur sur ses victimes, notamment la perte des économies d’une vie et le sentiment d’humiliation pour avoir été amené par la tromperie à céder volontairement ses biens. La loi C 21, Loi sur la défense des victimes de crimes en col blanc, modifie certaines dispositions en matière de fraude du Code criminel en prévoyant des peines plus sévères pour ceux qui victimisent les citoyens. La loi C 21 est entrée en vigueur le 1er novembre 2011.
Cette loi veillera davantage à ce que la détermination de la peine pour fraude, en particulier la fraude à grande échelle, reflète la nature grave du crime. Ces mesures façonnent la peine qui peut être imposée au délinquant et comprennent :
D’autres mesures prévues par la loi adaptent mieux le système de justice aux besoins des victimes de fraude, au moyen du dédommagement et de la déclaration des répercussions sur la collectivité. Ces modifications visent à accroître le recours aux ordonnances de dédommagement dans les affaires de fraude :
À l’heure actuelle, le Code criminel prévoit que lors de la détermination de la peine à imposer à un délinquant, les juges doivent tenir compte des déclarations des victimes qui ont été présentées au tribunal. Une déclaration de la victime est une déclaration écrite par la victime d’un acte criminel, qui décrit le préjudice qui lui a été causé et, de façon plus générale, l’effet que le crime a eu dans sa vie.
Dans certaines affaires de fraude, l’effet du crime peut s’étendre à d’autres personnes, et non pas seulement à celles qui ont subi des pertes financières directes. Par conséquent, une dernière mesure en vertu de cette Loi permet expressément aux tribunaux de tenir compte des déclarations des répercussions sur la collectivité. Une déclaration des répercussions sur la collectivité peut décrire les pertes subies par une collectivité, comme une association de quartier, une association d’entreprises ou un groupe d’aînés, par suite de la fraude.
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Ministère de la Justice du Canada
Novembre 2011