La Loi sur la sécurité des rues et des communautés a reçu la sanction royale le 13 mars 2012. Les modifications apportées au droit pénal dans le cadre de ces mesures législatives rendront les collectivités plus sûres :
La Loi sur la sécurité des rues et des communautés modifie la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (LRCDAS) pour réprimer les infractions graves liées aux drogues si elles relèvent du crime organisé. La LRCDAS prévoit désormais des peines minimales obligatoires en cas d’infraction grave liée aux drogues qui relèvent du crime organisé ou prennent des jeunes pour cible. La nouvelle loi appuie les efforts de la Stratégie nationale antidrogue pour combattre la production et la distribution de drogues illicites et faire échec aux entreprises criminelles en ciblant les fournisseurs de drogue.
Les infractions graves que cible la Loi sur la sécurité des rues et des communautéscomprennent :
La Loi sur la sécurité des rues et des communautés comporte aussi des dispositions qui :
Les circonstances aggravantes concernent les infractions commises :
Les circonstances aggravantes en matière de santé et de sécurité sont les suivantes :
De même, le gamma-hydroxybutyrate (GHB) et le flunitrazépam, communément appelés drogues du viol par une connaissance, ainsi que les amphétamines, sont passés de l’annexe III à l’annexe I, d’où alourdissement des peines maximales sanctionnant les activités illégales liées à ces drogues.
Dans le cas où le délinquant est un toxicomane, la loi permet au tribunal de suspendre la peine lorsque le délinquant toxicomane suit un programme de traitement agréé par la province sous supervision judiciaire suivant le paragraphe 720(2) du Code criminel ou encore un programme de traitement de la toxicomanie approuvé par le tribunal. Ce sont des programmes qui incitent les délinquants à s’attaquer à la toxicomanie qui motive leurs agissements criminels. Si le délinquant suit avec succès le programme de traitement, le tribunal serait en mesure de suspendre ou d’alléger sa peine.
La loi prévoit que, cinq ans après son entrée en vigueur, un comité du Sénat, de la Chambre des communes ou des deux chambres du Parlement fera un examen détaillé des dispositions et des conséquences de l’application de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.
Ministère de la Justice du Canada
Novembre 2012