Fiche d'information : La criminalité au Canada
- Près de 2 millions d'infractions au Code criminel ont été déclarées à la police en 20111.
- Plus de 424 400 incidents avec violence ont été déclarés à la police en 2011. Les crimes avec violence ont constitué environ un cinquième des infractions déclarées à la police en 20112.
- Bien que la plupart des types de crimes avec violence aient diminué ou soient restés stables en 2011, on a enregistré une augmentation de 7 % du taux d'homicides3.
- Les cas de conduite avec facultés affaiblies ont augmenté de 2 %, près de 90 300 incidents de conduite avec facultés affaiblies ayant été déclarés à la police en 2011. Cela représente 3 000 incidents de plus que l'année précédente, et il s'agit de la quatrième fois que le taux a augmenté au cours des cinq dernières années4.
- Les infractions relatives aux drogues ont augmenté de 3 % en 20115.
- Quinze pour cent des contrevenants ont commis 58 % des actes criminels 43 % pour cent des contrevenants libérés de prisons fédérales ont été réincarcérés dans les deux années suivantes6.
- Les coûts des services de police et les retards dans nos tribunaux mettent à rude épreuve le système de justice. Les coûts des services de police s'élèvent à 8,6 milliards de dollars par année; les coûts des services correctionnels s'élèvent à 4,8 milliards de dollars par année et les coûts totaux de la criminalité sont estimées à 99,6 milliards de dollars par année – la majorité d'entre eux, soit 82,5 milliards de dollars (83 %), sont assumés par les victimes7.
- Une étude de 2006, commandée par le ministère de la Justice (Latimer et Lawrence), a trouvé que la plupart des adultes reconnus non responsables criminellement pour cause de trouble mental ou déclarés inaptes à subir un procès ont été accusés d'un crime avec violence, l'agression étant le plus fréquent. Les meurtres et les tentatives de meurtre comptent pour plus de 11 % des infractions commises par des personnes reconnues non responsables criminellement pour cause de trouble mental ou déclarées inaptes à subir un procès, et les infractions sexuelles représentent environ 6 % des infractions commises par des personnes reconnues non responsables criminellement pour cause de trouble mental ou déclarées inaptes à subir un procès8.
EXTRADITION
Une réforme en profondeur du cadre juridique et opérationnel du Canada pour l'extradition et l'entraide juridique s'impose afin de s'attaquer aux problèmes de retard et de capacité. Ces défis sont aggravés par la croissance des activités criminelles transnationales (notamment le terrorisme, la cybercriminalité, le trafic de stupéfiants, la traite de personnes, la pornographie juvénile et le blanchiment d'argent) et la complexité des enquêtes et poursuites intergouvernementales.
Par exemple, la durée moyenne des instances pénales canadiennes pour des affaires graves (p. ex., homicide), depuis la première comparution jusqu'à ce que l'affaire soit close, est de 391 jours9. Par comparaison, il faut en moyenne deux ans et demi pour traiter une cause d'extradition du moment où la demande d'extradition est reçue au Canada jusqu'au moment où la personne est remise à l'État qui présente la demande. Dans des circonstances exceptionnelles, cela peut prendre bien plus de temps. Par exemple, dans le cas Rakesh Saxena, il a fallu 13 ans pour le remettre à la Thaïlande pour qu'il y réponde d'accusations de fraude.
Ministère de la Justice du Canada
Février 2013