Une peine avec sursis, telle qu'elle avait été édictée au départ en 1996, est une peine d'emprisonnement (parfois appelée détention à domicile), qui pouvait être purgée dans la collectivité si les conditions suivantes étaient remplies :
Le 4 mai 2006, le gouvernement a présenté la Loi modifiant le Code criminel (emprisonnement avec sursis), qui portait le numéro de projet de loi C-9 lors de la première session de la 39e législature. Les modifications limitaient le recours aux peines avec sursis en éliminant les peines avec sursis pour les infractions de terrorisme, les infractions commises à l'avantage ou sous la direction d'une organisation criminelle ou en association avec celle ci, et les sévices graves à la personne qui sont punissables par une peine maximale de 10 ans ou plus et qui font l'objet d'une poursuite par mise en accusation. Ces modifications sont entrées en vigueur le 1er décembre 2007.
Dans le cadre de son engagement de tenir les criminels responsables et d'assurer la protection et la sécurité des Canadiens, le 20 septembre 2011, le gouvernement a présenté la Loi sur la sécurité des rues et des communautés, qui comprenait des réformes du Code criminel visant à restreindre l'utilisation des peines d'emprisonnement avec sursis. Le volet portant sur les peines avec sursis de la Loi sur la sécurité des rues et des communautés est entré en vigueur le 6 novembre 2012. Ces modifications maintenaient les quatre conditions d'admissibilité préalables de même que l'exclusion des peines avec sursis prévues par le projet de loi C-9 pour les actes terroristes et les infractions d'organisation criminelle, qui sont punissables par une peine d'emprisonnement maximale de dix ans ou plus.
La Loi sur la sécurité des rues et des communautés étendait la liste des infractions pour lesquelles une peine avec sursis n'est plus une option envisageable. Cette liste d'infractions est maintenant la suivante :
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Ministère de la Justice du Canada
Février 2013