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Guide de traitement des victimes d'actes criminels : Application de la recherche à la pratique clinique

1.0 Notions de base - l’autothérapie

  • L’autothérapie est un facteur essentiel à la qualité des services fournis.
  • Pour être en mesure d’aider vraiment leurs clients, les intervenants doivent d’abord s’occuper d’eux-mêmes.
  • Les intervenants peuvent devenir le parfait exemple de l’autothérapie.
  • Les intervenants ont la faculté d’opter pour des stratégies d’adaptation efficaces (attaquer les problèmes directement) plutôt que médiocres (évitement, refus, travailler malgré le stress).
  • Quelques exemples de méthodes d’autothérapie :
    • auto-évaluation – observer les signes de stress (torpeur, être ou se sentir inoccupé, émotions impossibles à maîtriser) et de force (résilience, soutien, spiritualité (Grosch et Olsen [1994]; Kottler [1999]; Maslach et Leiter [1997]; Pearlman [1999]);
    • compter sur la collaboration efficace des supérieurs et des collègues de travail (Grosch et Olsen [1994]; Kottler [1999]);
    • mettre l’accent sur les éléments qui ont bien fonctionné et les domaines d’épanouissement et de perfectionnement possibles;
    • se fixer des limites, tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie personnelle (vie équilibrée) (Grosch et Olsen [1994]; Weiss [2004]);
    • prendre un congé quotidien (Bryant et Veroff [2007]);
    • adopter un mode de vie équilibré (Grosch et Olsen [1994]);
    • participer à des groupes de soutien, suivre des thérapies et des traitements en clinique externe, etc. (Grosch et Olsen [1994]);
    • participer à des activités de formation et de perfectionnement professionnels.
  • Il convient de noter que votre modèle de traitement peut vous empêcher d’accorder une attention aux questions d’autothérapie (Dana [2000]).
  • De plus, faites de l’autothérapie une priorité au sein de l’équipe ou dans la collectivité (Maslach et Leiter [1997]).
  • Être conscient des risques d’un traumatisme vicariant peut aider à prévenir le problème (Daniels et coll. [2007]).
  • Les intervenants peuvent en venir à tenter d’éviter certains clients ou sujets (Shubs [2008]).
  • Les intervenants peuvent trouver qu’ils s’identifient trop à la victime et devenir dépassés (Shubs [2008]).
  • Les intervenants peuvent aussi tirer parti de la force qu’ils acquièrent en travaillant auprès des victimes (résilience vicariante) (Hernandez et coll. [2007]).

Faites des lectures sur l’autothérapie et essayez de vous adonner à certaines des activités suggérées. Demandez à vos collègues ce qu’ils font qui les aide à maintenir une vie équilibrée.

… Affûtez votre hache.