2.0 Notions de base - victimisation et de rétablissement
- Pour Casarez-Levison [1992], la victimisation est un processus qui compte quatre étapes, soit l’état de la victime avant le crime (prévictimisation), l’acte criminel proprement dit (victimisation), l’adaptation initiale (transition) et finalement un état où le fait d’avoir été victime d’un acte criminel fait partie de l’expérience de vie de la personne (résolution du problème).
Figure 1 – Le processus de la victimisation et du rétablissement
(Casarez-Levison [1992])
Prévictimisation ⇒ Victimisation ⇒ Transition ⇒ Réorganisation
- Les intervenants doivent se méfier du « traumatisme préjugé », qui suppose que toutes les victimes d’un acte criminel sont nécessairement traumatisées, alors que ce n’est pas toujours le cas (Nelson et coll. [2002]).
- Les intervenants doivent bien faire comprendre aux victimes que le traitement peut aggraver leur cas avant de l’améliorer (Nishith, Resick et Griffin [2002]).
- Les intervenants doivent surveiller toute stratégie d’adaptation mauvaise, comme l’abus de drogues ou d’alcool, la détérioration des relations personnelles, l’isolement progressif et le retrait (Casarez-Levison [1992]). Il faut lutter rapidement contre ces réactions négatives en enseignant à la victime des techniques d’adaptation nouvelles et plus efficaces.
- La victime ne revient pas à l’état dans lequel elle se trouvait avant le crime – elle doit trouver une signification au crime et à ses conséquences et l’assimiler à son expérience de la vie (Norris et coll. [1997]).
- Les interventions semblent encore utiles aux victimes même plusieurs années après la victimisation (Resick et coll. [2002]).