Le ministère de la Justice du Canada travaille en vue de réduire l'incidence de la violence familiale au Canada. Apprendre plus...
Si vous êtes un parent débiteur et que vous ne respectez pas vos obligations alimentaires, votre enfant pourrait subir un stress émotionnel et des difficultés financières. Ces deux éléments peuvent avoir un effet négatif sur le bien-être des enfants, surtout si les difficultés financières se poursuivent sur de longues périodes. Le non-respect des ordonnances alimentaires peut aussi créer un fardeau pour les contribuables canadiens qui doivent souvent assumer la responsabilité lorsqu’un parent décide de ne pas respecter ses obligations alimentaires.
Pour toutes ces raisons, l’exécution des ordonnances et des ententes alimentaires est essentielle. Le gouvernement du Canada entend veiller à ce que les enfants de parents divorcés ou séparés obtiennent le soutien financier dont ils ont besoin et auquel ils ont droit.

Il incombe principalement aux provinces et aux territoires d’exécuter les ordonnances et les ententes alimentaires. Toutes les provinces et tous les territoires ont mis sur pied des programmes d’exécution des ordonnances alimentaires (PEOA). Si vous avez besoin d’aide pour exécuter votre ordonnance ou votre entente, communiquez avec le PEOA dans votre province ou votre territoire.
Le gouvernement fédéral n’exécute pas les ordonnances ou les ententes alimentaires directement. Il aide les provinces et les territoires à le faire de diverses façons, par l'entremise des Services d'aide au droit familial. Par exemple, les provinces et les territoires peuvent s’appuyer sur deux lois fédérales pour exécuter les ordonnances et les ententes alimentaires, à savoir la Loi d’aide à l’exécution des ordonnances et des ententes familiales (LAEOEF) et la Loi sur la saisie-arrêt et la distraction de pensions (LSADP).
La LAEOEF permet au gouvernement fédéral :
Les provinces et les territoires peuvent invoquer une autre loi fédérale, la LSADP, pour exécuter des ordonnances alimentaires. Aux termes de la LSADP, le traitement et les prestations de pension des fonctionnaires fédéraux peuvent être saisis pour rembourser des dettes liées à la pension alimentaire.
Toutes les provinces et tous les territoires ont conclu des accords de réciprocité, entre eux ainsi qu’avec un certain nombre d’autres pays. Un accord de réciprocité permet à une province ou à un territoire d’exécuter une ordonnance alimentaire rendue dans une autre province ou un autre territoire, ainsi que celles qui sont rendues dans certains pays étrangers. Cela signifie que l’ordonnance alimentaire peut être exécutée, même si le débiteur ou le bénéficiaire ne vivent pas dans le même ressort, tant qu’il y a un accord de réciprocité.
Le gouvernement fédéral aide les provinces et les territoires à conclure des « accords de réciprocité » avec des pays étrangers de façon permanente.
Il arrive que les débiteurs ne puissent effectuer leurs versements pour les raisons suivantes :
Si vous êtes inscrit auprès d’un PEOA et que votre revenu diminue, il est important de communiquer immédiatement avec votre PEOA pour discuter de vos difficultés.

Il importe aussi de noter que si vous-même et l’autre parent convenez qu’un montant de pension alimentaire moins élevé est approprié pour une certaine période, en raison de la perte d’emploi, d’une maladie ou d’une invalidité, toute entente signée ou ordonnance judiciaire que vous avez déjà doit être modifiée par écrit. Autrement, le PEOA continuera d’exécuter le montant original.
Si votre ordonnance ou entente alimentaire est enregistrée auprès d’un programme d’exécution des ordonnances alimentaires (PEOA), il est important de donner avis de toute modification qui y est apportée.
La conclusion d’ententes et l’obtention d’ordonnances judiciaires en matière de pensions alimentaires peuvent être complexes et stressantes. Il vous est fortement recommandé de chercher à vous faire conseiller par un avocat spécialisé en droit de la famille même si vous ne pouvez vous permettre qu’une ou deux consultations. De plus, votre province ou territoire est peut-être doté de services de justice familiale, comme la médiation, qui peut vous aider, ainsi que l’autre parent, à en arriver à une entente à l’amiable. De plus, la plupart des barreaux provinciaux ont un service d’assistance-avocats pour vous aiguiller vers un avocat qui vous offrira la première consultation gratuitement ou à un tarif moindre que son tarif habituel.