Les modalités qui suivent s’appliquent aux contributions versées dans le cadre du Fonds pour la justice applicable aux jeunes du ministère de la Justice du Canada, ci-après appelé le « Fonds ». Le fonds a été créé pour soutenir l'Initiative sur le renouvellement du système de justice pour les jeunes (l’« Initiative »). Ces modalités sont conformes à la directive du Conseil du Trésor sur les paiements de transfert (octobre 2008), Annexe E : Modalités applicables aux contributions, et Annexe G : Dispositions des ententes de financement pour contributions.
La Loi sur le ministère de la Justice confère au ministre l’autorisation de gérer des programmes touchant l’administration de la justice. Le Ministère a reçu l’autorisation du Cabinet en vue de créer le fonds en mars 1999 et l’autorisation du Conseil du Trésor en juin 1999. Le fonds vient appuyer la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.
L’Initiative sur le renouvellement du système de justice pour les jeunes fait appel à une approche à multiple facettes comprenant un cadre législatif (la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents) ainsi que des programmes visant à :
en créant des partenariats, en favorisant l’innovation et en développent et en mettant en commun l’information et les connaissances au sujet de la justice pour les jeunes. Les organismes communautaires et autochtones ainsi que les particuliers peuvent et continueront de pouvoir obtenir un soutien financier pour les aider à mettre sur pied des programmes communautaires et des partenariats en vue de répondre de manière plus efficace et fructueuse aux problèmes des jeunes qui ont des démêlés avec la justice. Le soutien financier peut aussi servir à promouvoir des changements aux politiques et programmes des provinces et territoires qui sont compatibles aux visées fédérales.
Dans ce contexte, les objectifs du Fonds du système de justice pour les jeunes sont les suivants :
Le Fonds du système de justice pour les jeunes s’inscrit dans le cadre des priorités et des activités du Ministère touchant les politiques, les lois et les programmes. Ces activités du Ministère en matière de justice pénale permettent au Ministère d’atteindre le résultat stratégique visé, soit un système de justice équitable, pertinent et accessible qui reflète les valeurs canadiennes.
Indicateur de rendement |
Mesure de rendement |
|---|---|
Collaboration des partenaires de projet en matière d’apprentissages et de pratiques exemplaires |
Exemples de collaboration entre partenaires : projets conjoints entre partenaires traditionnels et non traditionnels; ateliers ou conférences sur les pratiques exemplaires ou leçons apprises |
Nouvelles mesures ou mesures améliorées de réadaptation ou de réinsertion sociale élaborées et mises en œuvre par le système de justice applicable aux jeunes |
Nombre et portée des nouvelles mesures ou des mesures améliorées de réadaptation ou de réinsertion sociale élaborées et mises en œuvre |
Nouvelles solutions de rechange efficaces à la procédure judiciaire formelle élaborées et mises en œuvre par le système de justice applicable aux jeunes |
Nombre et portée des nouvelles solutions de rechange élaborées et mises en œuvre |
Projets financés atteignant les groupes visés |
Nombre et types de groupes visés atteints grâce aux projets financés par le Fonds |
Nouveaux programmes ou programmes améliorés visant à prévenir les démêlés des jeunes avec les armes, les gangs ou la drogue qui sont élaborés et utilisés par le système de justice applicable aux jeunes |
Nombre et portée des nouveaux programmes ou programmes améliorés visant à prévenir les démêlés des jeunes avec les armes, les gangs ou la drogue qui sont élaborés et utilisés |
Élaboration et mise en œuvre d’approches novatrices et axées sur la collaboration en matière de traitement et de réadaptation visant les jeunes faisant usage de substances illicites et ayant des démêlés avec le système de justice applicable aux jeunes. |
Sont admissibles à une contribution :
Les autres entreprises à but lucratif et les sociétés d’État fédérales ne sont pas admissibles au soutien financier accordé par le Fonds.
Les projets et activités qui suivent peuvent être admissibles à un soutien financier :
Les efforts peuvent porter en particulier sur des questions précises en matière de justice pour les jeunes, comme l’appartenance aux gangs, les crimes violents, l’usage de substances illicites, ou encore les besoins uniques de certains jeunes ayant des démêlés avec la justice comme les jeunes Autochtones, les jeunes ayant besoin de traitements, les jeunes ayant des problèmes de santé mentale ou les jeunes souffrant de l’ensemble des troubles causés par l'alcoolisation fœtale (ETCAF).
Les activités suivantes peuvent être admissibles à un soutien financier :
Le Fonds ne peut servir que pour les dépenses directement associées
aux activités du projet inscrites dans la demande de financement initiale
ou dans une demande ultérieure approuvée par le ministère
de la Justice.
Les dépenses admissibles comprennent notamment : :
Les dépenses suivantes ne sont pas admissibles :
Les frais ou coûts administratifs ne devraient pas dépasser 15 % du coût total du projet. Les coûts administratifs sont ceux qui ne se rapportent pas directement à la prestation des services prévus par le projet et comprennent des choses comme le téléphone, les fournitures de bureau, les timbres, les services publics, les services de comptabilité et le temps consacré par la direction à superviser le projet.
Dans l’examen des propositions, les fonctionnaires du Ministère vérifieront que les contributions accordées par le Fonds ne servent pas à payer des dépenses déjà couvertes par un autre programme ou stratégie d’aide financière. En présentant leur demande de financement, les demandeurs devront indiquer s’il est prévu que leur projet recevra d’autres sommes du gouvernement, ainsi que le montant, le cas échéant.
Le total de l’aide gouvernementale (fédérale, provinciale, territoire et municipale) pour les projets financés par le Fonds peut atteindre 100 pour 100 des coûts admissibles.
Dans le cas des contributions de plus de 100 000 $, le bénéficiaire devra déclarer toutes les sources de financement anticipées pour le projet avant qu’il ne débute. De plus, il devra déclarer toutes les sources des fonds reçus pour le projet lorsque celui-ci sera terminé.
Le Fonds verra à ce que les paiements de transfert respectent cette limite sur le cumul de l’aide fournie et que la contribution fédérale tienne compte de l’ensemble de l’aide gouvernementale (fédérale, provinciale, territoire et municipale) reçue pour les mêmes fins et les mêmes dépenses admissibles. Cette aide comprend toutes les subventions, toutes les contributions et toute autre forme d’assistance, y compris non monétaire ou en nature; tous les nouveaux investissements dans l’entreprise du demandeur; les provisions pour pertes éventuelles sur les prêts ou garanties de prêt; les subventions implicites; les prêts dispensés de remboursement; les crédits d’impôt à l’investissement; toute autre subvention ou contribution à laquelle le demandeur pourrait être admissible.
Le remboursement de toute contribution gouvernementale excédante sera calculé au prorata (du total de l’aide gouvernementale reçue pour les mêmes dépenses admissibles).
Les demandes présentées au pour la justice applicable aux jeunes sont examinées par un comité formé de représentants de la section Justice applicable aux jeunes, Initiatives stratégiques et Réforme du droit du ministère de la Justice du Canada. D’autres conseils d’expert seront demandés au besoin.
Pour déterminer le niveau d’aide financière qu’il convient d’accorder à un projet, le Ministère s’inspirera des principes suivants :
Une contribution individuelle ne doit pas excéder 500 000 $
par année, par projet.
Un bénéficiaire peut recevoir plus d’une contribution durant
la même année, à la condition qu’elle serve à différentes
activités et qu’il n’y ait pas de dédoublement des
dépenses associées au projet.
L’aide financière totale (subventions et contributions) ne doit pas excéder 1 000 000 $ par année dans le cas des gouvernements provinciaux ou territoriaux ou des administrations municipales bénéficiaires. Dans le cas de tous les autres bénéficiaires, l’aide financière maximale ((subventions et contributions) est limitée à 500 000 $ par année.
Lorsque cela est essentiel pour la réalisation du projet, le Ministère peut approuver le versement d’une avance de fonds eu égard à sa part des dépenses admissibles en fonction d’une projection de ses besoins de trésorerie présentée par le bénéficiaire. Les avances de fonds subséquentes tiendront compte des avances déjà promises. Dans les autres cas, le Ministère effectuera des paiements aux prorata des travaux pour rembourser le bénéficiaire de ses dépenses en réponse à une réclamation à cet effet présentée par le bénéficiaire.
L’Outil d’évaluation des risques du Ministère pour les subventions et contributions discrétionnaires servira de guide pour la méthode de paiement et les exigences en matière des rapports. Les bénéficiaires peuvent être tenus de présenter au moins un rapport provisoire et un rapport final pour rendre compte de l’utilisation de la contribution ainsi qu’un rapport d’étape, sauf pour les ententes de plus petite envergure (moins de 50 000 $) ou de courte durée (moins de six mois) pour lesquelles un seul rapport final sera normalement requis. Dans le cas des ententes avec un gouvernement provincial ou territorial, au moins un rapport d’étape sera requis.
Le versement final de la retenue, n’excédant pas 20 % de la contribution totale, sera effectué lorsque le bénéficiaire aura présenté les rapports acceptables requis en vertu de l’entente de financement du projet et que le Ministère aura reçu et accepté les états financiers et les rapports de projet. Le montant de la retenue sera fonction des antécédents du bénéficiaire en matière de financement, du type et de la taille du projet et des impacts financiers anticipés pour le bénéficiaire. Elle ne sera pas inférieure à 5 % du montant total de la contribution.
Les demandes finales d’aide financière doivent comprendre :
Les nouvelles demandes doivent aussi comprendre :
Aucun fonctionnaire du Ministère ne siégera à un conseil consultatif ou à un comité mis sur pied par le bénéficiaire en lien avec une subvention ou une contribution, sauf pour agir à titre de personne-ressource à des fins de surveillance, d’évaluation ou de contrôle.
Il peut arriver que la négociation d’une entente de financement soit longue et occasionne d’importants délais pour le lancement des activités d’un projet susceptibles d’en compromettre l’aboutissement. Si cela se produit, la date d’entrée en vigueur et la date de début de l’entente correspondront à la date à laquelle un accord de principe a été conclu entre le ministère de la Justice et le bénéficiare sur les grandes lignes et les postes budgétaires du projet; les frais seront remboursés à compter de la date d’entrée en vigueur.
L’Outil d’évaluation des risques du Ministère pour les subventions et contributions discrétionnaires servira de guide pour la présentation des rapports. Pendant la durée de l’entente de financement, les bénéficiaires peuvent être tenus de présenter des états financiers provisoires et tout autre document à l’appui requis en vertu de l’entente aux intervalles convenues entre les parties pour examen et acceptation par le Ministère.
Les bénéficiaires devront présenter des demandes vérifiées ou des états financiers vérifiés spécifiques au projet à la fin de l’entente de financement pour examen et acceptation par le Ministère. Le Ministère peut procéder à des examens et à des vérifications des rapports conformément aux lignes directrices et aux directives en matière de paiements de transfert.
Lorsqu’il y a lieu, les rapports financiers et les rapports d’évaluation du rendement respecteront les champs de compétence des différents ordres de gouvernement ainsi que leurs mécanismes de reddition de compte aux citoyens.
Le Ministère verra à ce que les bénéficiaires des contributions indiquent clairement qu’ils réalisent les objectifs du projet et obtiennent les résultats escomptés. Ils devront présenter des rapports détaillés sur divers aspects de leur projet pour que le Ministère puisse évaluer leur viabilité, leur impact et leur utilité. Lorsqu’il y a lieu, les plans de travail des projets ayant obtenu une aide financière comporteront un volet évaluation, et le Ministère procédera au besoin à des visites sur place pour contrôler leurs activités et évaluer leurs progrès.
Les objectifs du Fonds du système de justice pour les jeunes doivent être mis en œuvre dans le contexte plus large de la dualité linguistique du Canada en appuyant des projets au service des communautés de langues officielles en situation minoritaire tout en tenant compte des principes de diversité et d’égalité des sexes.
Les modalités de l’entente s’appliquent à compter du 1er avril 2010. Il sera procédé à une évaluation générale du Fonds tous les cinq ans, et des modifications pourront être proposées en conséquence pour approbation.
Lorsque des contributions doivent être redistribuées par le bénéficiaire à d’autres personnes ou entités, celui-ci pourra choisir librement ces personnes ou entités avec l’intervention minimale du Ministère, et n’agira pas à titre de mandataire du gouvernement en procédant à ces redistributions.
Les bénéficiaires conservent normalement les droits de propriété intellectuelle engendrés grâce à un paiement de transfert. L’entente de contribution continuera d’inclure une clause type accordant au Ministre une licence permanente, exclusive et libre de redevance pour produire, reproduire ou publier sous quelque forme que ce soit l’œuvre originale ou une adaptation de celle-ci, en quelque langue que ce soit, pour usage au sein de la fonction publique fédérale et pour distribution non commerciale. Si un partage des droits est négocié avec le bénéficiaire, celui-ci sera mentionné dans l’entente relative au transfert de paiement.
Les fonds seront accordés aux bénéficiaires autochtones sous forme de contribution fixe, de contribution souple ou de contribution globale, selon le cas, conformément aux dispositions de l’Annexe K de la Directive sur les paiements de transfert (2008).