Boozhoo, ahneen, Bonjour. Je suis Ralph Keesickquayash, un Ojibwe-Cri de la Première nation Mishkeegogamang, dans la nation Nishnawbe-Aski. J’aimerais féliciter et remercier la Première nation Mjikaning d’avoir accepté de tenir cette conférence sur son territoire.
Je suis allé à la faculté de droit de l’université de Toronto de 1991 à 1994. J’ai eu la chance de faire, en 1995, mon stage en droit auprès de Kevin Bell, mon collègue sur ce comité d’experts. Si je vous semble savant, c’est que Kevin y est pour beaucoup.
J’ai ensuite travaillé comme conseiller juridique à la Commission sur les revendications particulières des Indiens, et je me suis joint au ministère de la Justice en 2000.
Au ministère de la Justice, j’ai travaillé au sein des Services juridiques des Affaires Indiennes affectés aux revendications particulières, à titre d’adjoint exécutif au Sous-procureure générale adjointe, Portefeuille des Affaires Autochtones, Justice applicable aux Autochtones, et maintenant, je travaille au sein de la section du Droit des Autochtones et des politiques stratégiques.
Mon intention initiale était d’acquérir de l’expérience dans l’exercice du droit en travaillant au gouvernement, et de passer ensuite au secteur privé.
En abordant une variété de questions relatives au droit des Autochtones, qu’il s’agisse des droits ou des titres des Autochtones, ou de la justice applicable aux Autochtones, au sein du gouvernement, j’ai remarqué que le gouvernement avait une incidence importante sur notre vie de tous les jours.
Les décideurs du gouvernement élaborent des politiques et des lois qui ont une incidence sur les personnes, et plus particulièrement sur les peuples Autochtones.
Dans le cadre de mon travail, j’ai appris que c’est une personne qui prend ces décisions, et qu’une perspective est importante.
De toute évidence, une perspective Autochtone est nécessaire dans le processus décisionnel qui définit nos lois et nos politiques.
J’ai décidé de rester au gouvernement pour aider à bâtir, en collaboration avec mes collègues Autochtones et non Autochtones, la perspective Autochtone au sein de la Fonction publique fédérale.
Je me suis joint au Comité consultatif des Autochtones (CCDA) en 2000 en tant que membre, et agis à titre de coprésident de ce Comité depuis 2002.
Le CCDA est un comité national des employé(e)s du ministère de la Justice qui s’intéressent aux questions relatives à l’équité en matière d’emploi, auxquelles sont confrontés les employés Autochtones. Le CCDA travaille à atteindre les objectifs de recrutement, de maintien du personnel et d’avancement pour les employés Autochtones du ministère de la Justice.
Le travail du CCDA consiste à élaborer et à promouvoir des politiques et des pratiques qui veillent à ce que le ministère de la Justice soit un employeur de choix et une option de carrière intéressante pour les Autochtones.
Le CCDA travaille en collaboration avec le sous-ministre, la haute direction et le Comité directeur de l’équité en matière d’emploi, aux fonctions suivantes : établir des politiques qui permettront d’augmenter les possibilités d’emploi et d’avancement de carrière pour les Autochtones; prendre des mesures visant à réduire et à éliminer les barrières psychologiques contre la représentation des peuples Autochtones à tous les niveaux des groupes professionnels; trouver des moyens de promouvoir l’emploi et d’éliminer les barrières systémiques à l’emploi et au perfectionnement professionnel des Autochtones dans tous les groupes et niveaux professionnels; examiner et réviser les documents préparés sur demande pour le Secrétariat du Conseil du Trésor relativement aux peuples Autochtones; établir un répertoire des avocats Autochtones et des Autochtones d’autres groupes professionnels, qualifiés et disponibles, qui seraient intéressés par un emploi dans la Fonction publique fédérale.
Récemment, le CCDA a terminé, avec le professeur John Borrows (qui, je crois, s’adressera à vous demain dans le cadre de cette conférence), une vérification culturelle des employés Autochtones. Nous travaillons actuellement avec la direction du ministère de la Justice à mettre en oeuvre les recommandations formulées par le professeur Borrows.
Le ministère de la Justice emploie actuellement 165 Autochtones, dont des adjoints, des avocats, des professionnels en matière de ressources humaines, des parajuristes et des analystes stratégiques. Onze gestionnaires intermédiaires et supérieurs sont des Autochtones.
Toute une variété de travaux juridiques sont effectués, notamment dans le domaine du droit fiscal, du contentieux des affaires civiles, et même du droit des Autochtones. Il est possible de travailler n’importe où au Canada, dans les différentes régions, ainsi qu’à Ottawa. Un ou une employé(e) du ministère de la Justice peut acquérir une expérience très diversifiée sans avoir à changer d’employeur.
Je suis venu ici avec mon collègue du ministère de la Justice, Rod Carleton, de notre Direction des communications, ici pour vous fournir de l’information sur la Stratégie sur la justice applicable aux Autochtones. Il est au kiosque ici à la conférence, et je vous conseille d’aller le saluer.
Je vous remercie de votre attention. Je suis à votre disposition pour répondre à des questions, maintenant et pendant toute la durée de la conférence.
Chi-meegweetch.