Grâce à un travail d’équipe intense et une intervention précoce, des fonctionnaires de Développement des ressources humaines Canada se sont attaqués à un arriéré de travail de 2 000 dossiers du Régime de pension du Canada (RPC) concernant des demandes de prestations d’invalidité. De ce nombre, on a déterminé que 900 dossiers devaient faire l’objet d’un examen et 202 dossiers ont été réglés.
Le problème : La Commission d’appel des pensions (la « Commission ») avait un arriéré de travail de plus de 2 000 dossiers du Régime de pension du Canada (RPC) concernant des demandes de prestation d’invalidité.
La solution : Bon nombre de dossiers ont été réglés peu avant la date d’audience. Les fonctionnaires responsables du Régime de soutien au revenu (RSR) de DRHC ont mis sur pied une équipe composée de membres des Services juridiques ministériels (SJM) et de la Division de l’expertise médicale (DEM) du Ministère. L’équipe a choisi et réglé les dossiers qu’elle pouvait régler après un examen précoce des dossiers. Ce projet a entraîné des économies immédiates, des gains d’efficacité à long terme et un plus haut niveau de satisfaction chez les clients. Le résumé qui suit décrit les leçons principales tirées de ce projet.
Approche d’équipe : L’équipe comptait 21 médecins de la DEM, 15 avocats des SJM et du personnel de soutien. Deux coordonnateurs, un médecin et un avocat ont supervisé le projet.
Focus: Les membres du projet ont concentré leurs efforts sur les dossiers de la région du Toronto métropolitain, et ce pour deux raisons :
Phases du projet : Le projet d’une durée de six mois (de janvier à juin 2002) a été réparti en trois phases.
Phase 1 : En janvier et février 2002, les médecins de la DEM ont examiné environ 10 à 12 dossiers par jour. Après l’examen, ils devaient faire l’une des recommandations suivantes :
Phase 2 : À compter de février 2002, une lettre d’un avocat a été envoyée à chaque appelant (et à son représentant) pour expliquer le projet et demander que des renseignements additionnels soient envoyés dans les trente prochains jours. La majorité des réponses à ces lettres ont été reçues au début mars 2002. Une équipe mixte réunissant des médecins et des avocats s’est penchée sur chaque dossier (en raison de 30 minutes par dossier). Quatre options s’offraient à l’équipe à la suite de cet examen :
Phase 3 : À compter de mai 2002, environ dix dossiers ont été assignés à chaque médecin membre de l’équipe pour qu’ils les examinent dans le cadre de leur horaire de travail respectif. Lors d’une journée consacrée à l’examen des dossiers, les médecins et leurs homologues des Services juridiques ont convenu de l’option retenue dans chacun des dossiers.
Résultats : Des 702 dossiers examinés, 202 ont été réglés, ce qui donne un taux de règlement d’environ 30 pour cent.
Avantages : Le projet a donné lieu à un grand nombre d’indicateurs de succès, tant quantitatifs que qualitatifs.
Il est possible de relever un certain nombre de leçons tirées de ce projet, notamment :
"Retard de la justice, déni de justice"
Grâce à des procédures de traitement en temps opportun, il est possible de régler des différends sans tarder. Ce projet montre les énormes résultats positifs qui découlent du règlement précoce des différends, notamment la plus grande satisfaction des clients, les économies réalisées, les gains d’efficacité constatés et toute la gamme de bénéfices sur le plan de la gestion des dossiers.
Les organismes qui ont des fonctions d’adjudication devraient encourager leur personnel à être proactif plutôt que d’attendre à la séance d’audience pour envisager un règlement à l’amiable. L’acronyme anglais du projet, EFR signifiant Early File Review (examen précoce des dossiers), pourrait aussi vouloir dire Efficient Fair Resolutions (règlements justes et efficaces)!