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l'Initiative de lutte contre la violence familiale

Leçons tirées des projets financés grâce à l'Initiative de lutte contre la violence familiale 1998/99 à 2002/03

ANNEXE B : Profils des projets choisis,
1998/99-2002/03

Aperçu

L'annexe B fournit un aperçu de chaque projet examiné pour cette étude. Les projets sont présentés par sujet, selon l'ordre suivant :

Enfants et jeunes :
huit projets portant sur des sujets liés à la violence envers les enfants et les jeunes et sur leurs répercussions.
Femmes, femmes et enfants :
cinq projets portant sur des sujets liés à la violence familiale envers les femmes, ainsi que la violence envers les femmes et leurs enfants.
Hommes :
cinq projets portant sur le traitement des hommes violents.aù
Aînés :
deux projets portant sur la violence envers les aînés.

Remarque à propos des sources d'information

Les informations contenues dans chaque rubrique proviennent des sources suivantes :

Promoteurs du projet :
Responsables des organismes recevant des fonds de l'Initiative de lutte contre la violence familiale du ministère de la Justice (ci-après l'ILVF du MJ) pour exécuter le projet. Dans les cas où les responsables du projet avaient quitté l'organisme, nous avons interrogé leurs remplaçants.
Objet du projet :
Essentiellement à partir des données figurant dans le Système de contrôle des projets (SCP) et en partie à partir d'un examen du dossier du projet et du rapport final s'y rattachant. Dans la mesure du possible, les données ont été confirmées par des entrevues avec le promoteur et les partenaires du projet.
Financement :
Les données sur le financement de l'ILVF du MJ proviennent du SCP. Celles sur les autres sources de financement sont généralement déterminées à l'étape de la proposition. Il est parfois difficile de trouver dans le dossier du projet le montant des fonds provenant de sources autres que l'ILVF du MJ. Dans la mesure du possible, nous avons confirmé l'information sur le financement par des entrevues avec les promoteurs de projet; il a été toutefois difficile de se la rappeler avec exactitude. Nous sommes assez sûrs de l'exactitude des données, mais elles doivent néanmoins être considérées comme approximatives.
Partenaires du projet :
Nous avons tenté de distinguer bailleurs de fonds (ci-dessus) et partenaires de projet; ces derniers sont des organismes ayant activement participé à des aspects de la planification et de la mise en œuvre du projet. En général, les partenaires de projet sont nommés à l'étape de la proposition. Toutefois, les partenaires de même que la nature de leur participation peuvent varier une fois que le projet est approuvé et mis en œuvre. Dans la mesure du possible, nous avons identifié les partenaires et confirmé la nature de leur participation par des entrevues.
Résultats du projet :
Données sur les résultats immédiats du projet, contenus dans les rapports finaux de celui-ci (et les évaluations, le cas échéant). Dans la mesure du possible, nous avons clarifié ou confirmé les données sur les principaux résultats par des entrevues avec les promoteurs de projet.
État du projet :
Actualisation de ce qui s'est déroulé depuis la conclusion du projet, à partir de données fournies lors des entrevues avec les promoteurs et les partenaires de projet et parfois à partir de documents supplémentaires, remis par le promoteur de projet ou figurant sur le site web de l'organisme.
Partage et diffusion des connaissances :
Données sur la façon dont les produits finaux ont été diffusés, le cas échéant, de même que sur les destinataires. Elles indiquent également si les produits sont actuellement disponibles (par exemple, sur internet).
Contribution à la lutte contre la violence familiale :
À partir de données figurant dans l'analyse des rapports et des évaluations de projet par le MJ et de données fournies par des principales sources.
Enseignements :
À partir de données sur les enseignements figurant dans des rapports et des évaluations de projet et de données fournies par des principales sources.
Personne-ressource :
Coordonnées du directeur actuel de l'organisme promoteur du projet, à jour en avril 2004.

Projet A.S.A.P. (programme scolaire de lutte contre la violence)
Promoteur du projet : Kingston Learning Centre (KLC)
Année financière 2001-2002

Rôle de l'ILVF du MJ : appuyer un projet pilote pour former et certifier des éducateurs adjoints en matière de violence familiale dans leur milieu scolaire.

Objet du projet : former et certifier dans l'est de l'Ontario des éducateurs adjoints en matière de violence familiale pour qu'ils puissent agir comme personne-ressource et dispenser des ateliers destinés à prévenir la violence familiale dans leur milieu scolaire. Le KLC a organisé un atelier de formation de trois jours aux six campus suivants en Ontario : Belleville, Brockville, Kingston, Renfrew, Russell et Smith Falls.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 23 637 $; il n'y a pas eu d'autre financement.

Partenaires du projet : Pas d'autres partenaires officiels, mais E.V.A.C. (End Violence Against Children) s'est joint au KLC, une fois le projet démarré.

Résultats du projet : au total, 102 éducateurs adjoints ont été formés et certifiés. Les participants ont fait état d'un haut degré de satisfaction dans l'évaluation des ateliers.

État du projet : le KLC n'a pu obtenir d'autre financement pour poursuivre l'initiative au-delà du projet pilote. Depuis, il a intégré certains aspects du programme de l'atelier à un volet du programme menant au diplôme d'éducateur adjoint.

Partage et diffusion des connaissances : le KLC a intégré certains aspects de l'atelier original à son programme d'éducateur adjoint.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : ce projet a sensibilisé davantage les éducateurs adjoints aux questions de violence familiale touchant les enfants et les a mieux préparés pour faire face aux situations découlant de la violence familiale, qui peuvent survenir en milieu scolaire. Ce projet les a également informés sur les moyens d'obtenir des ressources dans leur région.

Enseignements : un programme interactif est très approprié pour partager connaissances et informations au sujet de la violence familiale. Les participants ne sont pas à l'abri de la violence familiale eux-mêmes. L'un des principaux enseignements du projet est donc l'importance d'avoir un soutien disponible pour ceux qui participent à la formation.

Personne ressource :
Directrice
Kingston Learning Centre
Tél. : (613) 384-6194
Téléc. : (613) 384-9459
Site web : www.kingstonlearningcentre.ca

Parlons attouchements : programme complet de prévention de l'exploitation sexuelle, destiné aux enfants de 3½ à 6 ans
Promoteur du projet : Conseil scolaire de Vancouver (District scolaire n° 39)
Année financière 2000-2001

Rôle de l'ILVF du MJ : soutenir la mise au point de la deuxième édition de Parlons attouchements,ressource pédagogique portant sur la prévention de l'exploitation sexuelle des enfants, dont la première version remonte à 1986.

Objet du projet : actualiser le programme Parlons attouchements ainsi que les documents de formation du formateur, conformément aux recommandations d'une évaluation du programme faite en 1992. Parlons attouchements est un programme communautaire de prévention de l'exploitation sexuelle des enfants de 3 ½ à 6 ans. Ce programme est conçu pour aider les enfants à acquérir des connaissances de base et des mécanismes d'autoprotection relativement à l'exploitation sexuelle. Il permet également aux parents et aux services d'aide à l'enfance de mieux protéger les enfants. La mise au point de la deuxième édition avait été envisagée dans la première phase d'une action plus vaste, afin d'élargir la prestation du programme dans toute la Colombie-Britannique. Cette action en est à sa troisième phase.

Publiée en 2001, la deuxième édition du programme reflète les méthodes pédagogiques et la législation actuelles en matière d'exploitation sexuelle des enfants, et vise à mieux répondre aux besoins d'une population variée d'enfants et de familles. Le programme est conçu pour les milieux d'aide à l'enfance et l'école maternelle. Il fait partie de la trousse Parlons attouchements,qui inclut d'autres outils d'apprentissage, dont un disque compact. Les éducateurs doivent suivre la formation avant de pouvoir enseigner le programme.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni la somme de 15 000 $ pour la révision et l'actualisation du programme et le volet formation du formateur. Parmi les autres bailleurs de fonds figurent le Centre national de prévention du crime (50 000 $ pour la recherche et la production de ressources), le conseil scolaire de Vancouver (ressources humaines, soutien administratif, impression et garde de documents), le ministère de la sécurité publique et le solliciteur général de la Colombie-Britannique (13 000 $ incluant les ressources nécessaires pour la production d'un disque compact), la Vancouver Police Union Charitable Foundation (5000 $) et le Early Childhood Educators of British Columbia (ressources en nature).

Partenaires du projet : une variété d'organisations ont travaillé au projet à titre consultatif, dont le Child Care Resource and Referral Program, le B.C. Association of Child Care Services, le Westcoast Multicultural and Diversity Services, la Western Canada Family Child Care Association of B.C et la Vancouver Police Union Charitable Foundation. En outre, des spécialistes travaillant auprès des enfants et des familles dans les milieux de l'enseignement et de la santé ont partagé leurs vues sur le projet.

Résultats du projet :Parlons attouchements a été actualisé grâce à la production d'un programme complet et à jour, et de documents pour former les formateurs. Parlons attouchements comprend maintenant neuf leçons et une variété de documents accessoires en anglais, français, chinois, serbe croate, punjabi, espagnol et vietnamien qui peuvent être photocopiés pour les membres de la famille.

État du projet : dans la phase II, le programme et les documents de formation ont fait l'objet de tests et ont été mis au point. La phase III, qui est maintenant en cours, vise la formation des formateurs pour intégrer le programme à l'éducation préscolaire dans les autres régions de la province. Il est administré par le Early Childhood Educators of British Columbia (ECBC). Au sein des districts scolaires, un partenariat s'est créé récemment avec Options for Sexual Health pour que ses éducateurs fournissent de l'aide en milieu scolaire; la formation a commencé en mai 2004. Le groupe consultatif du projet n'existe plus, mais un groupe plus restreint de direction inter organismes pour surveiller la mise en œuvre du programme a été créé et consulte les autres intervenants au besoin.

Partage et diffusion des connaissances : le programme Parlons attouchements n'est dispensé qu'aux personnes qui suivent la formation. L'information au sujet de Parlons attouchements a été publiée dans divers bulletins et revues des services d'éducation de la petite enfance et présenté dans des conférences sur l'éducation et la prévention de l'exploitation sexuelle des enfants.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : ce projet a ranimé l'intérêt pour la prévention de l'exploitation sexuelle des enfants, grâce à la création de ressources à jour qui s'adressent à tous les enfants. Le programme a aidé à sensibiliser davantage les services d'éducation de la petite enfance relativement à la prévention de l'exploitation sexuelle et ses répercussions sur la santé des enfants. Il a aussi aidé à obtenir que les éducateurs connaissent la législation dans le domaine et les ressources disponibles dans la communauté pour y faire face.

Enseignements : le fait de disposer d'un groupeconsultatif large et très performant valait tout à fait la peine, car il a permis de prendre en compte différents points de vue sur un sujet ayant des répercussions très larges. Cela a aussi permis aux organismes de mieux connaître les problèmes en question et de partager ces connaissances à l'interne. Il y a toutefois des difficultés d'horaire et de logistique pour réunir un tel groupe.

Personnes ressources :
District Learning Services
District scolaire n° 39 (Vancouver)
Tél. : (604) 713-5000 poste 5204
Téléc. : (604) 713-5244

Coordonnatrice
Early Childhood Educators of British Columbia
Tél. : (604) 709-6063
Téléc. : (604) 709-5662
Appel gratuit : 800-797-5602
Site web : www.cfc-efc.ca (anglais seulement)

Keeping Kids Safe : stratégie axée sur les victimes pour s'occuper des délinquants coupables d'agression sexuelle envers des enfants
Promoteur du projet : Justice Yukon, Groupe de travail « Keeping Kids Safe »
Année financière 1996-1997

Rôle de l'ILVF du MJ : appuyer l'élaboration de volets du plan directeur de « Keeping Kids Safe » pour le Yukon.

Objet du projet : appuyer un processus de consultation et le développement de profils locaux pour évaluer les besoins spécifiques et les forces particulières de chaque communauté du Yukon au regard de la stratégie pour assurer la sécurité des enfants. Il s'agit d'une stratégie multidisciplinaire pour répondre aux situations d'exploitation sexuelle des enfants au Yukon et pour prévenir ce phénomène. Cette stratégie vise à créer un milieu sécuritaire pour les enfants et comprend un plan pour un programme de sécurité locale pour encourager les localités à incorporer des stratégies de prévention et d'intervention dans les programmes éducatifs et récréatifs pour les enfants, un programme d'équipes de gestion du risque pour gérer les risques que présentent les délinquants reconnus qui se trouvent dans le système judiciaire et enfin un programme de surveillance axé sur les familles pour identifier celles dont les enfants sont le plus à risque.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 6484 $ à ce projet pour les dépenses des consultations touchant l'élaboration de la description des collectivités. Parmi les autres bailleurs de fonds figurent Justice Yukon (montant non spécifié), Service correctionnel Canada (20 000 $), la GRC (10 000 $) et le groupe de travail « Keeping Kids Safe » (4 500$).[12]

Partenaires : des fonctionnaires du Yukon, les services de santé mentale et le Conseil des Premières nations du Yukon ont participé au comité de travail et, par conséquent, au projet.

Résultats du projet : des consultations ont eu lieu avec les prestataires de ressources de première ligne dans les 14 localités suivantes : Carcross, Carmacks, Dawson, Faro, Haines Junction, Kwanlin Dun, Mayo, Old Crow, Ross River, Pelly Crossing, Ta'an Kwach'an, Teslin, Two Mile, Watson Lake. Le projet a permis de décrire les collectivités et de définir les besoins de formation pour chaque localité.

État du projet : l'ILVF du MJ a financé un projet particulier dans le cadre d'une plus grande initiative. Il semble que celle-ci n'a pas été mise en œuvre comme prévu à l'origine, bien que des éléments de cette stratégie auraient été intégrés à d'autres activités dans le territoire.

Partage et diffusion des connaissances : les résultats du projet étaient conçus pour documenter l'élaboration supplémentaire de la stratégie.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : ce projet a fourni de l'information quant aux capacités des localités, qui est à saisir dans l'initiative globale.

Enseignements : n'ayant pu interroger la personne-ressource présente à l'origine du projet, nous n'avons donc pu déterminer si des leçons avaient été tirées du projet.

Personne ressource :
Directrice
Services correctionnels et communautaires
Ministère de la Justice du Yukon
Tél. : (867) 667-8293
Téléc. : (867) 667-8293
Site web : www.gov.yk.ca

Giving Children Hope
Promoteur du projet : Family Centre of Winnipeg
Années financières 1998-1999 et 1999-2000

Rôle de l'ILVF du MJ : appuyer un projet pilote pour fournir un programme spécialisé d'assistance socio-psychologique pour répondre aux besoins des enfants et des parents aux prises avec des divorces très conflictuels.

Objet du projet : déterminer si une intervention thérapeutique auprès des enfants et des parents, aux prises avec des divorces très conflictuels, pourrait réduire les conséquences négatives de ces situations, qui mettent les enfants en situation de risque et causent, à long terme, des fardeaux aux niveaux juridique, social et économique, tant pour la famille que pour la collectivité. Le programme est fondé sur le modèle de traitement mis au point par le Dr Janet Johnston[13]. Le volet consacré aux parents visait à les sensibiliser davantage aux effets de leurs disputes sur leurs enfants et à les guider pour qu'ils aident ceux-ci à développer des attitudes positives et des mécanismes de récupération[14]. Le volet visant les enfants consistait à les aider à faire face à des situations — témoigner, être pris entre les deux parents, conflits parent-enfant, tristesse, anxiété, repli sur soi, passer à l'acte, troubles dans les rapports avec les amis du fait de la situation familiale[15].

Financement : l'ILVF du MJ a fourni environ 20 000 $ pour ce projet pilote, Centraide Winnipeg et la Sill Foundation, 10 000 $. Le coût total du projet pour deux années s'évalue à 100 000 $.

Partenaires du projet : le Family Service Centre of Winnipeg a administré le projet, en consultation avec le Winnipeg Divorce Service Providers Committee, auquel sont représentées cinq à six organismes œuvrant auprès des familles et des enfants à Winnipeg.

Résultats du projet : entre 1998 et 2000, ce projet pilote a permis d'aider 24 enfants et leurs familles; le modèle de traitement s'est avéré efficace auprès des clients qui répondaient aux critères du programme. Une nette amélioration s'est manifestée dans la coparentalité, ce qui a donné des résultats positifs dans 16 des 20 familles ayant participé au programme (le travail s'est poursuivi auprès de deux familles et deux autres familles ont été orientées vers d'autres services, car leurs besoins étaient au-delà du mandat et des ressources du programme). Les groupes s'occupant des enfants ont signalé eux aussi que le travail auprès des enfants a été positif et thérapeutique.

Une évaluation formative, fondée sur l'étude de cas de dix familles ayant participé au programme, a également fait ressortir les résultats positifs et les avantages du programme, et soutenu le modèle de traitement. Une évaluation sommative de l'essai au complet du programme est recommandée.

État du projet : ce programme en est maintenant à sa troisième année; environ 108 familles y ont participé depuis sa mise sur pied. Le projet n'est encore que temporaire et à l'essai. Il continue de fonctionner grâce à du financement de projet[16] et son avenir est incertain. Le comité lié à ce projet a commencé de façon non officielle s'est progressivement officialisé (la participation est toujours volontaire; les membres participants ont l'aval de leur organisme, mais ne sont pas officiellement nommés au comité). De plus amples recherches sur ce modèle seront terminées sous peu.

Partage et diffusion des connaissances : le programme a été diffusé au niveau communautaire et les rapports de recherche de l'évaluation formative ont été communiqués aux bailleurs de fonds.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : ce projet a permis de sensibiliser davantage les prestataires de services aux problèmes familiaux découlant des divorces très conflictuels. Il a contribué à définir et à tester des stratégies d'intervention bien structurées pour répondre aux besoins des parents et des enfants (et, espérons-le, aura permis de réduire les conséquences négatives et de prévenir l'intensification des conflits). Il continue d'y avoir de grosses lacunes dans la prestation de services à cette clientèle. « Giving Children Hope » serait, semble-t-il, l'un des seuls programmes canadiens d'intervention auprès des familles aux prises avec des divorces très conflictuels.

Enseignements : un certain nombre de défis se sont présentés dès les débuts du programme, notamment le manque de temps nécessaire pour le mettre en œuvre, pour établir un processus approprié d'orientation et de dépistage et pour faire connaître le programme au sein de la collectivité (c'est seulement au cours de la deuxième année que l'on a pu atteindre l'objectif d'aider 20 familles, mais il y avait 60 familles sur la liste d'attente à la fin du projet pilote). Du fait qu'il y a un comité local, il a fallu aider à établir des liens et obtenir des orientations appropriées; cela a favorisé l'élaboration permanente du programme. Lorsqu'un programme de ce genre évolue avec le temps, il est important de bien clarifier le rôle d'un tel comité de même que les attentes à son égard. La viabilité du programme reste une préoccupation.

Personne ressource :
Coordonnateur
Tél. : (204) 947-1401
Téléc. : (204) 947-2128
Site web : s/o

Manuel et vidéocassette du « Buffet-réseau »
Promoteur du projet :Réseau national des jeunes pris en charge (ci-après Réseau)
Année financière 1998-1999

Rôle de l'ILVF du MJ : aider à créer deux outils, une vidéocassette et un manuel, pour aider les jeunes actuellement pris en charge, ou bien qui l'ont été, à établir des réseaux dans leur milieu.

Objet du projet : créer deux outils, une vidéocassette et un manuel, consécutivement à la série d'ateliers du Réseau, qui a duré cinq jours, en juin 1998, au cap Breton. Ces outils visaient à saisir l'expertise des jeunes qui avaient participé aux ateliers, à partager ces expériences avec d'autres jeunes pris en charge qui n'y avaient pas assisté, à motiver et à inspirer d'autres à prendre des initiatives novatrices et axées sur les jeunes dans leur propre milieu.

À l'origine, ce projet consistait à faciliter la mise sur pied de réseaux locaux et provinciaux pour les jeunes pris en charge et à renforcer ceux qui existaient déjà. Ces réseaux sont des mécanismes d'entraide de jeunes pris en charge, dont bon nombre ont besoin de se remettre de traumatismes ou de situations de violence et de se prendre en charge. Grâce à ces réseaux, les jeunes apprennent à se faire valoir et à avoir accès à des ressources communautaires. Ces réseaux peuvent favoriser le processus de guérison, le développement de compétences, la scolarisation et l'emploi, et procurer un sens d'appartenance.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 45 000 $ pour ce projet. Plusieurs fondations ont également fourni des fonds — J.W. McConnell Family Foundation (6000 $), Laidlaw Foundation (15 000 $), Atkinson Foundation (20 000 $).

Partenaires de projet : le Réseau appuie la création de réseaux pour jeunes pris en charge au niveau national. L'atelier a réuni 80 jeunes pris en charge de tout le Canada, qui participent à des réseaux. Les bailleurs de fonds ont fourni leur appui à la mise en oeuvre du projet.

Résultats du projet : ce projet a donné lieu à la réalisation et la production d'une vidéocassette de confection professionnelle, d'une durée de 15 minutes, intitulée « Coast 2 Coast : A Nation of Youth United ». On y retrouve six jeunes actuellement pris en charge, ou qui l'ont été et qui sont des leaders dans le mouvement du réseautique; ils parlent de ce que les réseaux leur apportent, l'effet qu'ils ont sur leur vie et de comment ils procurent un milieu fiable au sein duquel les jeunes peuvent en toute sécurité se remettre en question, eux-mêmes et aussi leurs pairs, pour atteindre des objectifs réalistes. Un manuel intitulé « The Network ConnectionA Network Development Manual » accompagne la vidéo.

Dès 1999, plus de 100 exemplaires de la vidéocassette avaient été distribuées. Il y a eu beaucoup de commentaires favorables; notamment, on trouve que le contenu est positif et qu'il véhicule un message d'espoir.

État du projet : en 2004, le Réseau continue d'utiliser la vidéo à différentes fins, notamment pour des présentations aux parents de familles d'accueil, aux services de protection de l'enfance, aux organismes communautaires et aux pouvoirs publics. La vidéo s'est avérée très utile pour sensibiliser les adultes aux questions, aux préoccupations et aux forces des jeunes pris en charge et pour faire connaître le Réseau. La vidéo a également été présentée dans des milieux d'enseignement et des camps pour sensibiliser les jeunes à ces situations. La vidéo est toujours utilisée avec les jeunes pris en charge et pour inspirer des activités de réseautique. La vidéo est profonde, elle rejoint les jeunes et les stimule. Il y a environ 70 réseaux locaux et provinciaux au Canada, qui offrent soutien, défense ainsi que des programmes éducatifs. Maintenir la capacité de créer et de soutenir des réseaux est un défi incessant. Le manuel est moins demandé que la vidéo; on semble l'utiliser comme ressource plutôt que comme « marche à suivre ».

Partage et diffusion des connaissances : le Réseau continue de présenter et de distribuer la vidéo, mais nous n'avons pas de données statistiques à cet égard. Ainsi qu'on l'a indiqué ci-dessus, le manuel est moins demandé et donc, moins distribué.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : ces outils, en particulier la vidéo, ont contribué à faire connaître les questions et les préoccupations des jeunes pris en charge, de même que leur force et leur faculté de rebondir. Nombre des questions et des thèmes abordés dans la vidéo sont (malheureusement) encore d'actualité. Toutefois, certaines statistiques figurant dans la vidéo ne sont plus à jour, car elles remontent à six ans.

Enseignements : les anecdotes et les images des jeunes travaillant en collaboration pour s'entraider se sont avérées un moyen très éloquent de montrer la faculté des jeunes de rebondir après un traumatisme, causé notamment par la violence familiale. Cela met en lumière l'importance de cultiver ses forces positives. Cependant, il faut plus que de la sensibilisation. Il y a un besoin constant de rejoindre plus de jeunes et de créer à cette fin des mécanismes dans les collectivités (par exemple, dans les établissements correctionnels et dans les écoles).

Personne ressource :
Directrice administrative
Réseau national des jeunes pris en charge
Tél. : (613) 230-8945
Téléc. : (613) 230-4383
Tél. pour les jeunes seulement : 1-800-790-7074
Site web : www.youthincare.ca

Educating on Family Violence (site web pour renseigner sur la violence familiale)
Promoteur du projet : Law Courts Education Society of B.C.
Année financière 2001-2002

Rôle de l'ILVF du MJ : appuyer la création et le lancement d'un programme interactif, fonctionnant à partir d'internet, pour renseigner les élèves de la fin du secondaire sur la violence familiale et la violence dans les fréquentations.

Objet du projet : créer un site web interactif intitulé « Relationship Violence Case Studies », à consulter sur le site de la Law Courts Education Society of B.C. Il a été conçu comme un outil éducatif pour les élèves de la fin du secondaire suivant des cours de droit, sur la famille, de planification de carrière et d'organisation personnelle. Les enseignants peuvent donner le programme aux élèves, puis organiser des discussions en classe ou des projets de groupe sur la violence dans les fréquentations. Le programme comporte deux études de cas interactifs : l'un portant sur une relation entre adultes et l'autre, sur une fréquentation entre adolescents. Quatre incidents sont interprétés (avec observation) dans chaque cas, la violence augmentant d'un incident à l'autre. Après chaque incident, l'élève est appelé à déterminer ce que la femme devrait faire. En fonction de sa réponse, l'élève est dirigé vers une autre section du programme où d'autres décisions, informations ou questions de recherche conduisent à un examen plus approfondi du sujet. Le programme comprend un questionnaire au début et à la fin pour évaluer la mesure dans laquelle le contenu répond aux résultats d'apprentissage.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 35 000 $ pour la première phase du projet (création et lancement du site web).

Partenaires du projet : des spécialistes du ministère du solliciteur général, le B.C. Justice Institute, la Legal Services Society et le B.C. Institute on Family Violence ont participé au projet à titre consultatif. Des professeurs et divers organismes ont révisé les documents du programme.

Résultats du projet : ce projet a donné lieu à la création d'un outil éducatif interactif, qui se prête à différents modes d'apprentissage; il permet aux utilisateurs de se familiariser avec les questions de violence familiale et de violence dans les fréquentations et d'apprendre comment se traitent ces questions dans le processus judiciaire.

État du projet : dans l'ensemble, le site web de la Law Courts Education Society of B.C. continue de se développer comme site éducatif. On cherche toujours des moyens de promouvoir l'accès au site et de faire participer à un apprentissage en ligne. Le fait que les classes ne sont pas toutes équipées d'ordinateur est l'un des défis pour rejoindre les jeunes et les élèves visés. Il est intéressant de savoir que beaucoup de professeurs donnent le programme à faire comme devoir à la maison.

Partage et diffusion des connaissances : le programme est toujours un élément actif du site web de la Law Courts Education Society of B.C et figure dans ses catalogues et ses ateliers. Chaque année, celle-ci renseigne plus de 35 000 jeunes de 1500 écoles et distribue aux professeurs des documents sur ses programmes (incluant celui-ci).

Contribution à la lutte contre la violence familiale : ce programme a mis à disposition un autre outil éducatif sur un sujet difficile.

Enseignements : créer des outils éducatifs en ligne au sujet de la violence familiale n'est pas sans défi, en raison du sujet même et aussi du fait que l'accès aux ordinateurs peut être limité dans quelques milieux (dans les écoles, par exemple). La description d'un tel sujet sur un site web interactif demande du doigté. En raison des ressources limitées et des préoccupations quant à l'accès des destinataires aux ordinateurs, il n'a pas été possible d'utiliser des techniques telles que les dessins animés et la lecture hors champ. Le plus grand défi reste toujours de faire participer le destinataire (comme pour tout autre outil d'apprentissage en ligne). Il est important de promouvoir le programme auprès des éducateurs et de leur fournir des instructions sur la façon d'utiliser le site. Pour permettre plus d'occasions de faire valoir le point de vue des jeunes sur ce sujet, il faudrait peut-être des ressources plus précises.

Personne ressource :
Directeur administratif
Law Courts Education Society of B.C.
Tél. : (604) 660-9870
Téléc. : (604) 775-3476
Site web : www.lawcourtsed.ca

Street Exit Program (STEP)
Promoteur du projet : Street Outreach Services (SOS)
Années financières 1996-1997 et 1997-1998

Rôle de l'ILVF du MJ : appuyer la mise à l'essai du « Street Exit Program » (STEP), conçu pour offrir un appui et des options spécialisés aux jeunes sans-abri qui sont prêts à apporter des changements considérables à leur vie.

Objet du projet : mettre à l'essai un programme de services spécialisés pour les jeunes sans-abri touchés par la prostitution. On cherchait à les aider à se prendre en charge, à délaisser la prostitution et devenir des membres productifs de la société, et à réduire ou supprimer les condamnations pénales. Les Street Outreach Services (SOS), de Anglican Houses[17], a élaboré le programme d'après des consultations avec des jeunes et les expériences de prestation de services de l'organisme. Les jeunes qui se présentaient aux SOS, prêts à faire des changements considérables ainsi que ceux qui, après plusieurs années d'ambivalence, de déni ou de brefs changements, étaient prêts à faire des changements actifs, étaient admissibles au STEP. Le programme consistait en counseling individuel et collectif, en assistance pratique, en renvois aux services et soutiens appropriés, et en programmes d'aventure et de séances de réflexion afin de favoriser le travail d'équipe, de bâtir l'estime de soi et d'améliorer la motivation à changer.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 86 406 $ sur deux exercices (1996-1997 — 22 073 $ et 1997-1998 — 64 333 $). Anglican Houses a fourni 80 000 $ au cours de la même période.

Partenaires du projet : ce projet était lié de façon non officielle à d'autres programmes et services (par ex., Peer Support Program) des SOS et des Anglican Houses de l'Ontario. Il n'y avait aucun partenaire précis pour ce projet.

Résultats du projet : au cours des 18 premiers mois du programme, 19 clients (10 femmes et 9 hommes) ont pris part au programme. De ces 19 clients, aucun n'a encouru de nouvelles inculpations ou condamnations (avant la participation, il y avait un total de 31 condamnations); 17 avaient un logement stable; deux demeuraient avec des amis; 13 ne travaillaient plus comme prostitués; cinq ont signalé une réduction spectaculaire du temps passé à se prostituer. Les clients ont également signalé une réduction marquée d'abus d'alcool ou d'autres drogues. En outre, ils étaient tous déterminés à améliorer leurs chances d'obtenir un emploi à temps plein en reprenant leurs études, en suivant un programme de formation, en rencontrant un travailleur en formation professionnelle ou en terminant leurs études secondaires. Le 31 mars 1998, le STEP avait des dossiers de counseling individuel pour 26 jeunes voulant délaisser la prostitution. On avait apporté quelques améliorations au programme et on avait commencé à le dispenser à des jeunes que l'on avait déjà considéré être moins disposés à faire des changements, après avoir observé que le programme offrait une atmosphère favorisant les efforts de changement. Depuis mars 2004, on estime que 75 % des clients du STEP se débrouillent bien. Par exemple, une personne entame actuellement des études en droit, alors que d'autres terminent des études collégiales ou ont un emploi.

État du projet : les SOS ont cherché à obtenir du financement de divers organismes publics, privés et caritatifs, mais n'ont pas pu en obtenir pour continuer. Cependant, on croit fermement qu'il faut des programmes comme le STEP pour mettre fin à l'exploitation sexuelle des jeunes et que le concept du STEP est une option valable, axée sur la collectivité, par rapport aux démarches axées sur la police ou la justice.

Partage et diffusion des connaissances : on a diffusé des renseignements au sujet du STEP dans la collectivité. En outre, le coordinateur du STEP et deux clients ont participé à une conférence internationale sur l'exploitation sexuelle des enfants. (« Sortir de l'ombre, le Sommet international de la jeunesse contre l'exploitation sexuelle des enfants »).

Contribution à la lutte contre la violence familiale : le STEP avait peu de clients et des données limitées sur les résultats, mais le succès remarqué chez ses clients laisse croire que cette démarche particulière pour motiver et créer des occasions permettant aux clients de délaisser la prostitution et de faire des changements positifs dans leur vie est une solution communautaire prometteuse, qui correspond au principe de la Loi sur le système de justice pour les jeunes.

Enseignements : les rapports individuels et spécialisés sont particulièrement importants pour traiter de l'isolement chez les jeunes et pour bâtir la confiance. L'appui par les pairs lors des séances de groupe représente également un aspect positif. Une question clé est le besoin de continuité dans la prestation d'un programme de soutien communautaire pour lutter contre l'exploitation sexuelle des jeunes. Cependant, il faut du temps pour élaborer, mettre en œuvre, dispenser et mettre à l'essai de nouveaux programmes. Il est difficile d'y arriver et d'élaborer des démarches viables de programmes dans le cadre d'ententes de financement de projet à court terme.

Personne ressource :
Président-directeur général
LOFT Community Services
Tél. : (416) 979-1994
Téléc. : (416) 979-3028
Site web : sminer@sosloftcs.org

La Tournée de la prévention — Projet pilote national
Promoteur du projet :
Croix-Rouge canadienne
Année financière 2000-2001

Rôle de l'ILVF du MJ : appuyer la mise à jour d'un programme existant de formation à la prévention de la violence pour les collectivités autochtones, intitulé « La Tournée de la prévention » et la direction d'un projet pilote de formation de formateurs de cinq jours à l'intention des agents de prévention autochtones.

Objet du projet : mettre à jour la ressource de prévention de la violence de 1997, « La Tournée de la prévention » et former des agents de prévention pour s'en servir. Le projet est l'une des composantes d'une initiative nationale plus large de la Croix-Rouge canadienne pour la prévention des mauvais traitements (ÉduRespect[18]) qui a permis d'enseigner à des jeunes et à des adultes qui travaillent avec des jeunes sur des questions de violence depuis 1984[19]. La Tournée de la prévention est un programme précis d'ÉduRespect qui traite de la prévention de la violence dans les collectivités autochtones. On y examine la violence familiale d'un point de vue culturel, familial et social et on y aborde les questions de violence liées aux expériences dans les pensionnats. Les buts de La Tournée de la prévention sont : montrer aux collectivités autochtones comment comprendre les mauvais traitements et la violence dans les familles, faciliter l'élaboration de plans de sécurité et de prévention, permettre aux collectivités de prendre des mesures initiales pour rétablir l'équilibre et leur permettre de désigner et comprendre le problème, afin de pouvoir commencer la guérison. Ce programme étant de plus en plus demandé dans les collectivités autochtones dans tout le Canada, et puisqu'il n'y a pas suffisamment de personnes formées pour le dispenser, ÉduRespect a lancé un projet pilote national afin de donner les outils et une formation à jour aux agents de prévention de plusieurs régions du pays.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 36 926 $ pour la mise à jour du programme de formation et de la formation et Santé Canada a fourni 20 000 $. La Minerva Foundation a également appuyé le programme pilote en 2000‑2001.

Partenaires du projet : le manuel a été élaboré par une équipe d'auteurs, puis publié sous les auspices de la Croix-Rouge canadienne. Les partenariats avec les collectivités sont un élément clé de ce programme depuis ses débuts et tel est le cas aujourd'hui encore (voir État du projet). Il existe également un comité consultatif national pour ce programme.

Résultats du projet : ce projet a permis la deuxième édition du manuel de La Tournée de la prévention (avec un tirage initial de 2000 exemplaires), un programme de formation et un guide de ressources connexes. Au total, 14 agents de prévention autochtones de cinq provinces et un territoire ont participé à une formation de cinq jours axée sur ces documents. La rétroaction à ce sujet été très positive.

État du projet : la Croix-Rouge canadienne a continué à élargir la mise en œuvre de la formation, y compris une dimension de formation d'encadrement à l'intention des agents de prévention, que l'on appuyée grâce à des crédits du Partenariat rural canadien. En 2002-2003, une ressource complémentaire (une vidéocassette) « Out of the Shadows of Silence » a été produite, grâce à une aide financière de la Fondation autochtone de guérison. La Tournée de la prévention est active dans plusieurs régions, tout particulièrement au Nunavut, au Nouveau-Brunswick, dans le nord du Manitoba et au Yukon. Les collectivités participent activement à la mise en œuvre de la formation. Ces groupes consultatifs sont une ressource et une source d'appui pour les agents de prévention locaux. En règle générale, on met premièrement sur pied un groupe consultatif communautaire, pour que le programme soit introduit dans la collectivité de façon sûre. Par exemple, dans une collectivité du Nord, on a établi des liens entre la formation et un plan de bien-être communautaire plus large. Au Nunavut et dans le nord du Manitoba, les districts scolaires ont établi des partenariats pour appuyer et faciliter la mise en œuvre. Les commentaires obtenus lors de l'évaluation, de la part des collectivités ayant participé à la formation, sont très positifs en ce qui concerne la meilleure compréhension des questions de violence familiale et une grande capacité de la collectivité d'aborder cette question. On ressent tout particulièrement que, grâce à cette formation, il y a une plus grande collaboration entre les services de soutien.

Partage et diffusion des connaissances : les agents de prévention de la Croix-Rouge peuvent disposer du programme de formation et les participants peuvent obtenir des documents d'atelier. On retrouve sur le site web de la Croix-Rouge des renseignements au sujet du programme et au sujet de la façon dont peuvent participer les collectivités et les personnes. Les collectivités paient des frais de service de 2400 $ à la Croix-Rouge, en plus des frais de déplacement pour la formation. Il y a certains contacts entre les collectivités qui ont mis en œuvre le programme. Il serait cependant avantageux d'avoir un financement pour partager les réussites (par exemple, par l'entremise d'histoires de réussite) avec d'autres collectivités afin d'encourager l'espoir et d'inspirer l'action.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : ce projet a progressé de façon constante pour mieux faire connaître les questions de violence familiale et a joué un rôle dans le processus de guérison dans les collectivités où il a été dispensé. Le projet a permis d'informer les participants quant aux aspects de justice pénale de la violence familiale. Il a contribué à bâtir le capital humain et social dans les collectivités (en transmettant des connaissances et en contribuant à des réseaux et à l'action collective). Par ailleurs, il faut reconnaître que la sensibilisation au sujet des questions de violence familiale peut également mettre sous tension la capacité actuelle des services de soutien. Il importe d'avoir des stratégies pour établir des liens et renforcer la capacité afin de mieux prévenir la violence familiale et mieux y réagir.

Enseignements : il est important de travailler avec les collectivités locales pour qu'elles appuient la formation et s'y engagent et pour qu'il existe des appuis pour mettre la formation en place de façon sûre qui facilitera l'action et la planification au sein de la collectivité. Il est utile d'avoir des comités locaux chargés de la planification et de la mise en œuvre pour tisser un filet de sécurité approprié. Une autre bonne stratégie est d'enseigner aux adultes d'abord, avant qu'ils commencent à travailler avec les jeunes. Il est également essentiel d'avoir des stratégies en place pour appuyer les agents de prévention (par ex., l'encadrement et la co-animation et un appui à leur disposition, au besoin). Trouver la meilleure façon de traduire et d'adapter le programme pour qu'il soit harmonisé avec les cultures et les langues locales est un défi constant.

Personne ressource :
Conseillère autochtone
Croix-Rouge canadienne
Tél. : 250-382-2043
Téléc. : 250-382-3420
Site web : www.redcross.ca

Sur le dos de l'amour
Promoteur du projet : Théâtre Parminou
Années financières 1997-1998 et 1998-1999

Rôle de l'ILVF du MJ : financer la mise au point d'une pièce de théâtre au sujet de personnes qui font subir des agressions sexuelles à des enfants.

Objet du projet : mener des recherches et écrire un scénario pour une pièce de théâtre au sujet des auteurs d'agressions sexuelles d'enfant. La pièce de théâtre présente quatre profils d'agresseur et leur situation (par ex., un entraîneur de hockey qui a également été agressé dans son enfance, un père qui « aime » ses enfants). On cherche à donner un aperçu du passé, de la pensée et des comportements des agresseurs et des raisons pour lesquelles ils commettent des agressions, en ne tolérant cependant jamais ces comportements.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 8000 $ (année financière 1997-1998) et 2000 $ (année financière 1998-1999) pour la recherche et la rédaction du scénario. Puisqu'il a obtenu un financement pour le scénario, le Théâtre Parminou a pu avoir accès à une variété d'autres sources de financement pour la mise en scène — divers ministères de la province de Québec, le secteur privé et des organismes à but non lucratif.

Partenaires du projet : aucun partenaire direct n'a participé à la rédaction de ce scénario.

Résultats du projet : en fonction de la demande, le Théâtre Parminou a fait 35 représentations devant 8935 spectateurs dans toute la province de Québec — dans des écoles secondaires, des collèges, des centres culturels et des établissements correctionnels. En général, la pièce a provoqué une vive réaction chez les spectateurs et a encouragé la réflexion, le débat et la discussion au sujet des questions concernant les victimes et les délinquants par rapport à ce sujet.

État du projet : la pièce ne fait plus partie du répertoire du Théâtre Parminou et on ne projette pas la monter de nouveau, puisqu'il n'y a eu aucune nouvelle demande à cet effet. Par ailleurs, si on voulait reprendre la pièce de théâtre, il faudrait la réviser et la mettre à jour par rapport à la réalité sociale d'aujourd'hui.

Partage et diffusion des connaissances : tel qu'on l'a remarqué ci-dessus, la pièce a touché près de 9000 personnes.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : le théâtre militant est une tradition de longue date au Canada. Le Théâtre Parminou, qui est depuis longtemps l'une des principales compagnies de théâtre engagé du Québec, a produit une gamme de pièces qui se sont révélées être de bons outils pour renseigner la population et encourager la discussion entre spectateurs au sujet d'importantes questions sociales. Dans le présent cas, la pièce de théâtre abordait une question difficile en se concentrant sur la vie des auteurs d'agressions sexuelles d'enfant. La pièce a aidé à sensibiliser et a suscité la discussion et le débat dans un forum public.

Enseignements : les effets du militantisme sur les spectateurs sont directs. Le ciblage est donc un élément important qui peut déterminer les incidences. Ce genre de pièce peut servir, et a servi, à traiter d'autres aspects de la violence familiale. Les productions du théâtre engagé répondent aux réalités sociales d'aujourd'hui et les pièces proprement dites ne peuvent s'appliquer que pendant une durée limitée, à moins que l'on ne puisse constamment actualiser les scénarios et les pièces par rapport aux réalités, aux questions et aux préoccupations sociales.

Personne ressource :
Théâtre Parminou
Tél. : (819) 758-0577
Téléc. : (819) 758-7080
Site web : www.parminou.com/


(Pourquoi les femmes victimes de violence familiale se rétractent-elles après avoir accusé leur agresseur ?)
Promoteur du projet : Victim Services of Peel (VSP)
Année financière 2001-2002

Rôle de l'ILVF du MJ : appuyer un projet de recherche pour explorer les raisons pour lesquelles les femmes victimes de violence familiale se rétractent après avoir accusé leur agresseur.

Objet du projet : comprendre le vécu des femmes dans la procédure judiciaire, lorsqu'il y a inculpation en matière de violence familiale, en comparant les expériences des femmes ayant collaboré avec le système judiciaire avec celles des femmes n'ayant pas pleinement collaboré ou s'étant retirées de la procédure judiciaire. On a également cherché à déterminer les autres obstacles (obstacles systémiques) dans les forces policières, le système judiciaire et les organismes de services sociaux qui ont entravé ou qui ont omis de faciliter la participation des femmes à la procédure judiciaire. On a formé six groupes de discussion auxquels ont participé 20 femmes au total. De celles-ci, 75 % (15 femmes) ont collaboré à la procédure judiciaire jusqu'à la fin et 25 % (5 femmes) s'en sont retirées avant la fin.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 15 730 $ pour ce projet.

Partenaires du projet : les partenaires des Victim Services of Peel (VSP) dans le cadre de ce projet étaient l'IÉPO de l'Université de Toronto (qui a entrepris la recherche) et le Social Planning Council of Peel (partenaire de collaboration des VSP depuis maintes années, ayant participé à diverses étapes de la recherche, à titre consultatif).

Résultats du projet : selon les chercheurs, plusieurs points sont d'importants obstacles à la participation des femmes à la procédure judiciaire dans les cas de violence familiale. Ils ont précisé quelles étaient les raisons expliquant l'ambivalence ou la réserve que démontrent les femmes lorsque vient le temps d'accuser leur partenaire, ainsi que les questions en ce qui a trait au manque de connaissances juridiques des femmes, particulièrement sur la procédure judiciaire. Les chercheurs ont signalé que le système de justice pénale et les organismes de services d'aide aux victimes devaient être plus sensibles pour aborder les besoins des femmes (y compris le besoin de savoir-faire culturel). L'anglais n'était pas la langue maternelle de nombreuses participantes à l'étude, nombre d'entre elles avaient émigré d'un autre pays et la procédure judiciaire ne leur était pas bien connue. Les facteurs principaux ayant fait la différence entre les femmes qui ont choisi de collaborer à la procédure judiciaire par opposition à celles qui s'en sont retirées semblent être la nature de leur expérience initiale avec la police, la présence de soutien social dans leur vie et le niveau de dépendance émotionnelle et financière à l'égard de l'agresseur. Les chercheurs ont conclu que de nombreuses femmes ayant collaboré à la procédure judiciaire hésiteraient à le faire à l'avenir. On a déterminé que les raisons principales expliquant cette hésitation sont la victimisation secondaire vécue lors des rapports avec le système et l'opinion selon laquelle la peine était indulgente. Les participantes ont également signalé qu'elles craignaient toujours pour leur sécurité et celle de leurs enfants, même après avoir collaboré à la procédure judiciaire, et qu'elles avaient apporté des changements à leur mode de vie pour éviter l'agresseur. En outre, la question de leur traumatisme émotionnel n'avait pas été réglée.

État du projet : on a mené à terme le projet et partagé les résultats avec des organismes locaux.

Partage et diffusion des connaissances : on a partagé le rapport avec des organismes communautaires et on peut également le consulter sur le site web des VSP. Les chercheurs ont également fait diverses présentations lors de réunions et de conférences et ont l'intention de soumettre un article à une revue spécialisée.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : le rapport a fourni des renseignements utiles et francs au sujet des point de vue des femmes, et une critique analytique d'un point de vue stratégique. Cependant, étant donné la taille limitée de l'échantillon, il est difficile d'en tirer des conclusions générales. Les exercices de suivi proposés par les chercheurs comprennent une recherche longitudinale pour suivre des femmes dans la procédure judiciaire et pour examiner les résultats de leur vécu.

Enseignements : ce projet comportait un certain nombre de défis, y compris les différences entre les méthodes de recherche et d'organisation des partenaires de projet et des divers intervenants communautaires, ainsi que le manque de temps pour bien planifier la recherche et investir dans l'établissement de relations pour recruter des femmes et assurer leur participation aux groupes de discussion (particulièrement étant donné la dimension multiculturelle de la population cible dans la région de Peel et l'intention initiale d'inclure des participantes autres que les clients des VSP). On a aussi l'impression que l'exécution du projet aurait été mieux servie si la communication avait été plus grande entre les principaux intervenants.

Personne ressource :
Directeur administratif
Victim Services of Peel
Tél. : (905) 568-1068
Téléc. : (905) 568-0774
Site web : www.vspeel.org

Protocole de sécurité communautaire
Promoteur du projet : Stuart Lake Community Services Society
Année financière 2002-2003

Rôle de l'ILVF du MJ : appuyer l'élaboration d'un protocole de sécurité communautaire en tant qu'instrument de sécurité à l'intention d'organismes, de professionnels, de travailleurs et de bénévoles pour aider les femmes et enfants victimes de violence familiale dans la région de Fort St. James.

Objet du projet : consulter des intervenants dans les collectivités afin d'élaborer un protocole communautaire, auquel pourraient avoir recours les organismes sociaux, les professionnels, les travailleurs et les bénévoles lorsqu'ils s'occupent de victimes de violence familiale à Fort St. James. Il s'agissait de la première partie d'une plus vaste initiative par étapes pour établir un refuge sécuritaire pour les femmes et les enfants victimes de violence. Un examen des statistiques locales et des discussions avec d'autres organismes de la collectivité ont permis d'établir le besoin d'un protocole communautaire et d'un programme de formation à l'intention des travailleurs ou des bénévoles dans le refuge sécuritaire.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 8286 $ pour l'élaboration du protocole.

Partenaires du projet : la Stuart Lake Community Services Society, fondée en janvier 1999, a des partenariats avec divers intervenants dans la collectivité, y compris la GRC locale, la banque Nak'azdli, les services de santé Nak'azdi, la Nechako Valley Community Services Society, le district de Fort St. James, les services de santé Northern Interior, la Omineca Safe Home Society, la Fort Alcohol and Drug Society et l'hôpital de Stuart Lake. Un groupe de 12 personnes provenant d'organismes communautaires ont dispensé des conseils quant à l'élaboration du protocole.

Résultats du projet : le protocole a été rédigé en cinq semaines. On a établi une liste de quarante-sept (47) organismes de la collectivité et de la région, et on a pu consulter 37 de ces intervenants lors de la période d'élaboration du protocole. Les consultations ont été particulièrement utiles pour mieux faire connaître la question, pour déterminer les pratiques et les lacunes actuelles et pour obtenir le ralliement des collectivités au protocole communautaire.

État du projet : la Stuart Lake Community Services Society a poursuivi ses efforts pour finaliser le protocole, et avec un plus grand soutien financier, a formé les personnes qui allaient travailler dans le refuge sécuritaire.

Partage et diffusion des connaissances : le protocole permet que les organismes communautaires soient informés des services et des façons de travailler des uns et des autres. On estime qu'il s'agit d'un instrument précieux pour rassembler les organismes communautaires afin d'aborder cette question. Pour des raisons de confidentialité, les renseignements au sujet du protocole ne sont pas publics.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : l'élaboration du protocole de sécurité communautaire a aidé à mieux faire connaître la question et à mobiliser les efforts des collectivités (organismes, professionnels, travailleurs et bénévoles) pour augmenter la sécurité des victimes de violence familiale dans la région de Fort St. James. Le projet en question a permis aux collectivités d'élaborer un modèle d'étude et un processus concrets, adaptés aux besoins de la collectivité, et (accompagné de la formation dispensée après la première phase) a facilité la mise en œuvre sans heurt du refuge sécuritaire. Cependant, il existe des défis constants au niveau communautaire en ce qui a trait à la violence familiale. Il y a donc un besoin continu de communication et de collaboration entre les organismes, de défense des intérêts, d'éducation et de sensibilisation, de formation, et de stratégies pour aborder les lacunes dans les activités de liaison et la prestation de services dans la région de Fort St. James, qui comprend différentes collectivités dans une grande région géographique. Il est particulièrement difficile de faire avancer les travaux, étant donné les ressources limitées, les changements de priorités de l'État et le fait que les organismes de prestation de services doivent mener plusieurs tâches et se sentent au maximum — et au-delà — de leur capacité.

Enseignements : l'élaboration du protocole faisait partie d'une initiative plus vaste (l'établissement d'un refuge sécuritaire) et il a été possible de concentrer les efforts communautaires sur cette tâche en assez peu de temps (cinq semaines). Ce délai a posé un défi (en ce qui concerne l'achèvement du processus de consultation, la rédaction et la révision du protocole), mais il a tout de même été possible de progresser assez rapidement grâce à la bonne volonté, la coopération et la collaboration dans de nombreuses parties de la collectivité (y compris dans le groupe consultatif du projet). Le fait d'avoir des ressources humaines pour coordonner les efforts (grâce au financement de projet et aux bénévoles) s'est révélé être un élément essentiel à la réussite. Pour assurer la pérennité du succès, il importe d'avoir un comité permanent pour favoriser la responsabilité et fournir des occasions de discuter de ce qui fonctionne et ce qui pourrait être amélioré.

Personne ressource :
Coordonnatrice
Fireweed Safe Haven
Tél. : (250) 996-8081
Téléc. : (250) 996-6747
Site web : s.o.

« Les femmes maltraitées »
Promoteur du projet : Association d'éducation juridique communautaire du Manitoba
Année financière 1999-2000

Rôle de l'ILVF du MJ : fournir un financement pour réviser et mettre à jour deux instruments de vulgarisation juridique, conçus pour mieux faire connaître les questions de violence familiale et dispenser aux femmes des renseignements de base au sujet des plans de protection, de intervention policière, du logement en cas d'urgence, de l'aide financière et de la protection juridique en situation de violence familiale.

Objet du projet : réviser et mettre à jour les publications de vulgarisation à l'intention des femmes, publiées par l'Association. Les documents, qui ont été bien reçus, sont intitulés « Les femmes maltraitées » (guide) et « Ordonnances judiciaires pour assurer votre protection » (dépliant basé sur un chapitre du guide). En raison de modifications législatives considérables de fond et de procédure, les deux publications ont dû être révisées à fond pour demeurer à jour et exactes du point de vue juridique.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 9298 $ pour ce projet et l'Association d'éducation juridique communautaire du Manitoba, 7800 $ pour imprimer les documents révisés.

Partenaires du projet : aucun partenaire officiel n'a participé à ce projet. Un avocat de l'aide juridique, un procureur et un représentant de la Direction du droit de la famille de Justice Manitoba ont participé pour assurer la révision.

Résultats du projet : un guide révisé intitulé « Les femmes maltraitées et la loi » et un dépliant révisé, basé sur le chapitre quatre du livret, intitulé « Ordonnances judiciaires pour assurer votre protection » ont été produits en anglais[20]. Ces documents sont conçus pour mieux faire comprendre la violence familiale et susciter le débat dans les domaines de la réforme judiciaire et de la justice réparatrice et au sujet des rapports entre ces questions et les droits des femmes. Les documents sont rédigés pour être à la portée des fournisseurs de services et des clients. Il était prévu que l'Association publierait 9000 copies du guide révisé (8000 en anglais et 1000 en français) et 11 000 copies du dépliant révisé (10 000 en anglais et 1000 en français).

État du projet : dès mars 2004, les réserves de l'Association d'éducation juridique communautaire étaient presque épuisées (on estimait qu'il restait uniquement environ 300 exemplaires du guide). L'Association a demandé des crédits auprès d'une autre source pour la réimpression. Il est clair que ces produits sont demandés, mais il est difficile d'évaluer leurs incidences, puisque la majorité des commandes sont en vrac et faites par d'autres fournisseurs de services. Les documents sont utilisés pour renseigner et dispenser de la formation.

Partage et diffusion des connaissances : les publications ont été diffusées par l'entremise d'un réseau d'organismes à une variété d'audiences au Manitoba — refuges pour femmes, organismes de défense, maisons de transition, bibliothèques publiques, centres de ressources pour femmes ou pour familles, services pour immigrants, organisations autochtones, YMCA et YWCA, aide juridique du Manitoba, hôpitaux, services policiers, services de counseling, ministères du travail social. On a également distribué les documents dans le cadre de diverses conférences et expositions, dont un réseau inter-organismes local pour parents adolescents, la Journée du droit, la conférence de la Manitoba Child Care Association, des journées d'orientation universitaires, la Journée d'entraide de Centraide et une série d'ateliers en 2002 sur la Loi sur le système de justice pour les jeunes. On a également diffusé les documents dans des trousses de renseignements sur le droit de la famille. On estime que la moitié de la diffusion est faite de façon proactive, et l'autre moitié, en réponse à la demande. On peut également se procurer les documents sur le site web de l'Association.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : il faut des documents de vulgarisation juridique au sujet de la maltraitance, car ils sont pour les personnes (qui pourraient être en situation de crise) une ressource écrite utile, qui complète les rapports en personne ou par téléphone.

Enseignements : il importe que les documents de vulgarisation juridique soient exacts, rédigés en langage clair et simple, conçus pour être facile à lire. Il existe des lacunes en ce qui a trait aux publications dans d'autres langues (par exemple, les langues autochtones).

Personne ressource :
Directrice administrative
Association d'éducation juridique communautaire
Tél. : (204) 943-2382
Téléc. : (204) 943-3600
Site web : www.communitylegal.mb.ca

Projet de brochure d'information sur la violence familiale
Bénéficiaire du financement : Public Legal Education Association of Saskatchewan
Année financière 2001-2002

Rôle de l'ILVF du MJ : fournir un financement pour appuyer l'élaboration et la diffusion d'une liste de vérification de sécurité, à l'intention des femmes dans une relation violente.

Objet du projet : dispenser, de façon sûre et discrète, une liste de vérification de sécurité aux femmes dans une relation violente. La liste de vérification était présentée de façon novatrice pour ne pas éveiller l'attention de l'agresseur quant à son existence et son contenu. La ressource a été élaborée en consultation avec des refuges pour femmes en Saskatchewan, des organismes de défense, d'autres organismes de prestation de services et des organismes publics qui s'occupent des victimes de maltraitance.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 16 800 $ pour l'élaboration de cette ressource.

Partenaires du projet : Provincial Association of Transition Houses (PATHS), Saskatchewan Battered Women's Advocacy Network (SBWAN) et Saskatchewan Towards Offering Partnership Solutions to Violence (STOPS to Violence — anciennement Provincial Partnership Committee on Family Violence) ont participé à titre consultatif à l'élaboration de la ressource et à la diffusion du produit final auprès des femmes.

Résultats du projet : au total, 22 000 produits ont été réalisés et diffusés à plus de 30 refuges pour femmes, organismes de défense des intérêts des femmes, autres organismes de prestation de services, services de police, centres de santé et bureaux des services publics dans les collectivités de la Saskatchewan, pour diffusion aux clients. Selon les commentaires émis par les organismes, les clients estiment que les renseignements sont utiles. On croit que la ressource a au moins contribué à mieux faire connaître les questions de sécurité personnelle dans le contexte de relations violentes et a dispensé des renseignements pratiques sur par exemple la façon de quitter un conjoint sans danger.

État du projet : tous les produits ont été diffusés[21] et le projet n'est plus actif. Le promoteur du projet reçoit régulièrement des demandes d'autres produits.

Partage et diffusion des connaissances : comme on l'a fait remarquer ci-dessus, les produits fabriqués dans le cadre de ce projet ont été diffusés. On a peu fait connaître cette ressource en dehors des partenaires de diffusion, pour ne pas divulguer de renseignements au sujet du format de présentation (par crainte d'aggraver les problèmes dans une relation en éveillant l'attention de l'agresseur quant à l'existence de la ressource entre les mains de la femme).

Contribution à la lutte contre la violence familiale : ce projet a représenté une façon novatrice de renseigner les femmes dans une relation violente quant à leur sécurité personnelle. Il s'agit donc d'un instrument novateur de diffusion de renseignements et de sensibilisation qui pourrait aussi mener à d'autres inventions pour renseigner sans danger les femmes dans une relation violente.

Enseignements : en général, tous les participants au projet étaient enthousiastes et les processus d'élaboration et de diffusion ont bien fonctionné. L'exécution du projet aurait été mieux servie si la communication et la collaboration avaient été plus grandes entre les organismes participants, afin qu'une perspective commune quant au contenu de la ressource soit maintenue au cours de son élaboration (par exemple, pour que l'on comprenne que le produit n'allait pas inclure de numéro de secours, comme ces derniers seraient différents d'une collectivité à l'autre). Il y a eu un certain nombre de défis imprévus du point de vue pratique pour ce qui est des coûts et du processus d'emballage de la ressource (on n'a donc pu fabriquer que 22 000 produits, alors qu'à l'origine on voulait en produire 50 000).

Personne ressource :
Co-directeur
Public Legal Education Association of Saskatchewan
Tél. : (306) 653-1868
Téléc. : (306) 653-1869
Site web : www.plea.org

Men's Track du First Charge Intervention Process
Promoteur du projet : Grey Bruce Court Coordination Committee (maintenant connu sous le nom de Grey Bruce Domestic Violence Coordinating Committee)
Année financière 1999-2000

Rôle de l'ILVF du MJ : fournir un financement pour élaborer deux composantes d'un modèle coordonné d'intervention (First Charge Intervention Process — FCIP) que l'on a élaboré dans une région rurale de l'Ontario.

Objet du projet : élaborer une composante de programme d'encadrement pour hommes (Men Mentoring Men) pour le Men's Track du the First Charge Intervention Process (FCIP), en plus d'un plan pour intégrer le programme au modèle général du FCIP. Le modèle du FCIP est composé de cheminements parallèles pour hommes et pour femmes, c'est-à-dire, d'options d'appui et de renseignements coordonnés, mais distincts et différents, provenant d'un certain nombre de services. Le FCIP a été conçu pour les situations où un homme est officiellement accusé de voies de fait contre un membre de la famille pour la première fois et cherche à empêcher davantage de violence. Le FCIP était basé sur des consultations et des recherches indiquant que l'accusation seule semblait faire en sorte que les femmes soient moins, plutôt que davantage, protégées de leur partenaire violent. On a inclus le FCIP au processus d'accusation plutôt que d'en faire une façon de le détourner. Le cheminement des femmes comprenait le renvoi immédiat par la police aux services d'aide aux victimes, la planification de la sécurité, la participation aux conditions de mise en liberté et une occasion de remettre une déclaration au sujet des caractéristiques et des incidences de la violence du partenaire sur elle-même et sur les enfants. Le cheminement des hommes comprenait la demande officielle de participation au processus, la participation à un programme d'enseignement pour adultes de trois soirées au sujet des répercussions de la violence, l'encadrement par des hommes bénévoles et l'occasion de concevoir et d'entreprendre un plan de changement. Celui-ci comprendre la participation au Men's Program, un programme psychopédagogique de vingt-et-une semaines à l'intention des hommes violents et d'autres renvois appropriés à des organismes tels que les services d'aide en matière de toxicomanie, avant le dépôt des accusations. Le FCIP comprenait également une équipe d'intervention en cas de violence familiale, établie tôt dans le processus pour se concentrer sur les répercussions qu'a eu la violence de l'homme sur sa famille, ainsi que sur l'élaboration d'un plan de changement pour l'homme qui ne compte pas uniquement sur la possibilité d'intervention imposée par le tribunal.

La composante Men Mentoring Men concernait un processus dans le cadre duquel les « anciens » ayant reçu une formation du programme Men's Track se portaient bénévoles pour rencontrer un homme accusé pour la première fois de voies de fait contre un membre de la famille, immédiatement suivant l'accusation, afin de le rejoindre, de le renseigner sur le programme et de le soutenir pour l'encourager à changer, en fonction de l'expérience personnelle de changement de l'ancien.

Financement : l'ILVF du MJ a versé 5499 $ au projet Men Mentoring Men. L'élaboration et la mise en œuvre des autres composantes du modèle du FCIP ont eu lieu grâce à divers bailleurs de fonds, y compris Justice Canada, la Direction générale de la condition féminine de l'Ontario, Condition féminine Canada, la Fondation Trillium de l'Ontario et des contributions non financières de la collectivité.

Partenaires du projet : le Grey Bruce Court Coordination Committee, fondé en 1997[22], était chargé de l'élaboration du FCIP et a agi en tant que comité directeur du projet. Il s'agit d'un comité communautaire, dont les membres proviennent de principaux organismes qui dispensent des services dans la région, y compris les services de police municipaux, des Premières nations et de la province de l'Ontario, les procureurs, le personnel de probation et de libération conditionnelle, les services d'aide aux victimes, les services de bien-être de l'enfance, les refuges pour femmes, le centre d'amitié autochtone, le programme destiné aux agresseurs, les services d'aide à la toxicomanie et les anciennes victimes. Le comité, grâce à ses membres, a proposé un local où tenir des réunions et a aidé à faciliter le processus d'élaboration. Le personnel du FCIP a élaboré (et mis en œuvre) la composante de programme.

Résultats du projet : ce projet a donné lieu à la mise sur pied de la composante Men Mentoring Men du Men's Track Program[23]. Cette composante a par la suite été mise à l'essai et, bien que l'on ait déterminé qu'elle a eu du succès, certains défis sont apparus; par exemple, le transport et l'établissement au calendrier de visites dans le contexte rural. Certains hommes ayant participé au programme ont pris la parole en public au sujet de la violence familiale et pour appuyer le FCIP.

État du projet : la composante de programme Men Mentoring Men ne reçoit pas de financement continu, donc il s'est révélé difficile de poursuivre le projet. Par exemple, il n'existe aucune ressource précise pour la formation continue de bénévoles et pour la coordination. En 2003, le projet a reçu environ 5000 $ de la part d'une fondation générale pour rediriger le Men's Track Program et faire participer les anciens à d'autres aspects du programme (tels que les rencontres de groupe). En mars 2004, le comité travaillait toujours à mettre en œuvre divers aspects du First Charge Model, mais il y a eu un certain nombre de changements dans le système de justice pénale qui ont eu des répercussions sur le FCIP, y compris le fait que l'Ontario ait lancé un processus judiciaire concernant la violence familiale dans le comté de Grey Bruce et l'établissement d'équipes d'intervention en cas de violence familiale. Puisqu'il n'y a pas de financement de soutien pour le modèle du FCIP, il s'est avéré difficile d'en assurer la continuité. Le comité continue à se réunir régulièrement et s'attache à présent à enseigner et à participer à une mise à l'essai au niveau provincial d'un rapport d'activités sur la violence faite aux femmes à l'intention de la collectivité (financé par l'entremise de l'Initiative de prévention de la violence faite aux femmes du gouvernement de l'Ontario).

Partage et diffusion des connaissances : on a fait connaîtrela composante de programme Men Mentoring Men au niveau communautaire, en tant que partie du FCIP, et lors de diverses présentations.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : ce projet a permis d'élaborer un modèle novateur d'intervention précoce pour les hommes violents, lié à un modèle global pour favoriser le changement et a mené à sa mise à l'essai. Ainsi, la composante de programme Men Mentoring Men a aidé à mieux faire connaître le mérite de l'intervention précoce et l'importance de la responsabilité à l'échelle de la collectivité pour assurer la sécurité de la victime. Le modèle a été élaboré en consultation avec des hommes et des femmes, donc a permis de voir le point de vue des clients et de souligner l'importance de la participation active dans le processus de changement, ce qui a contribué à la lutte contre la violence familiale.

Enseignements : lorsque le comité a lancé le FCIP, il imaginait un modèle de collectivité rurale, mais il a été impossible d'obtenir du financement pour le modèle au complet. Par conséquent, on a adopté une démarche plutôt décousue pour élaborer et mettre en œuvre le FCIP. Cela a également signifié que le promoteur du projet a passé beaucoup de temps à rédiger des demandes, à gérer les projets et à financer les logistiques pour répondre aux critères et aux exigences de financement des divers bailleurs de fonds. En bout de ligne, l'incertitude et l'instabilité du financement de projet, en plus des changements dans la démarche de l'Ontario pour traiter de la dimension de justice pénale de la violence familiale dans le comté de Grey Bruce, ont fait qu'il est difficile de soutenir cette composante de programme et de mettre le FCIP en œuvre tel que prévu.

Personne ressource :
Coordinateur
Men's Track
Tél. : (519) 372-2720
Téléc. : (519) 372-0961
Site web : s.o.

« Maltraiter une personne âgée : le crime caché »
Promoteur du projet : Information juridique communautaire de l'Ontario (CLEO)
Année financière 1999-2000

Rôle de l'ILVF du MJ : fournir du financement pour la révision, l'impression et la traduction d'un instrument de vulgarisation juridique visant à mieux faire comprendre la violence ainsi que ses rapports avec les personnes âgées et à encourager la discussion à cet effet.

Objet du projet : mettre à jour, traduire et publier la septième édition de la publication « Maltraiter une personne âgée : le crime caché », livret conçu pour renseigner les personnes âgées des renseignements sur leurs droits et leurs responsabilités. Publié pour la première fois en 1991, le livret est depuis lors en demande constante.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni 20 969 $ pour ce projet.

Partenaires du projet : le CLEO participe activement à un certain nombre de réseaux, de comités et de coalitions au service des personnes à faible revenu et d'autres groupes vulnérables; il détermine ses priorités de projet en consultation avec des cliniques et des groupes communautaires. Pour ce projet, le CLEO a travaillé avec le Advocacy Centre for the El ferrol.

Résultats du projet : en 2001, le CLEO et le Advocacy Centre for the Elderly ont publié ensemble 20 000 exemplaires de « Elder Abuse: The Hidden Crime » et 3000 exemplaires de « Maltraiter une personne âgée : le crime caché ».

État du projet : on a mené le projet à terme et cette édition a été réimprimée plusieurs fois pour satisfaire la demande.

Partage et diffusion des connaissances : depuis sa publication en 1991, ce livret est sans cesse demandé. On demande surtout la version en anglais (entre 2001 et 2003, 85 820 exemplaires de la version en anglais ont été diffusées). Cette édition a également été distribuée lors d'une foire pour personnes âgées à l'hôtel de ville de Toronto. Le livret est distribué (sur demande) à une gamme d'organismes, y compris les services de renseignements communautaires, les organismes de lutte contre la pauvreté, les organismes de lutte contre la violence familiale, les collectivités ethnoculturelles, les organismes d'aide aux familles et aux enfants, les organismes de santé, les organismes d'aide aux immigrants et aux réfugiés, les organismes d'alphabétisation, les organismes d'aide aux personnes âgées, les refuges, les services aux victimes, les organismes de droits des travailleurs et de travail et d'emploi, les organismes publics, les milieux juridiques, les hôpitaux, les fournisseurs de logement, les organismes du secteur privé, les écoles et les collèges. On s'en sert à diverses fins d'enseignement et de sensibilisation (y compris la formation), dans divers cadres professionnels et communautaires. On peut également se procurer le livret sur le site web de l'organisme.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : cette publication en langage clair et simple est particulièrement utile pour les personnes qui cherchent les conseils et les services d'organismes communautaires, puisqu'on peut la prendre et la lire quand on veut. Il ne s'agit pas de remplacer les conseils juridiques, mais de dispenser des renseignements utiles et d'encourager que l'on pose des questions et que l'on s'assure de pouvoir se prévaloir de ses droits.

Enseignements : les publications de ce type doivent être à jour par rapport aux réalités actuelles et au droit.

Personne ressource :
Directrice administrative
Information juridique communautaire de l'Ontario
Tél. : (416) 408-4420
Téléc. : (416) 408-4424
Site web : www.cleo.on.ca

Second National Conference on Elder Abuse: A Time for Action (deuxième conférence nationale sur la maltraitance des personnes âgées — il est temps d'agir)
Bénéficiaire du financement : Université de Toronto, Institute for Human Development, Life Course and Aging
Année financière 1999-2000

Rôle de l'ILVF du MJ : contribuer un financement pour appuyer une conférence nationale conçue pour mieux faire connaître les questions liées à la maltraitance des personnes âgées.

Objet du projet : organiser une conférence nationale sur la maltraitance des personnes âgées, suite à une recommandation faite lors du Symposium of International Elder Abuse Experts en 1998[24]. On a cherché à réunir divers intervenants dans un cadre national pour mieux faire connaître les questions, partager des renseignements d'une variété de points de vue, prendre des contacts et élaborer un plan d'action (volontaire) sur trois ans pour faciliter l'établissement de priorités et la collaboration entre les intervenants.

Financement : l'ILVF du MJ a fourni un total de 20 000 $ à la conférence nationale. On estime que le coût total de la conférence a été de 266 000 $. Les autres bailleurs de fonds ont été Santé Canada, Patrimoine canadien, le CRSH, la Fondation Trillium de l'Ontario, la Direction générale de la condition féminine de l'Ontario, Industrie Canada, le ministère de la Santé de l'Ontario et le ministère des services sociaux de l'Ontario.

Partenaires du projet : on a cherché à collaborer avec une autre université, mais il n'y a eu finalement aucun autre partenaire de projet. On a travaillé particulièrement fort pour que des adultes plus âgées participent à la conférence. Un comité consultatif national et un comité de planification de la conférence (les deux représentant divers intervenants) ont participé à la planification et la mise en œuvre de la conférence.

Résultats du projet : la conférence a réuni 326 participants représentant divers intérêts et disciplines. Les thèmes de la conférence étaient les activités, les orientations, les soins de longue durée, l'éducation, la recherche, les questions ethnoculturelles, les questions juridiques, la criminalité et les rapports entre les sexes. Les participants ont pu prendre des contacts, échanger des connaissances et des renseignements, apprendre des démarches novatrices pour traiter la maltraitance des personnes âgées. La conférence a contribué au développement organisationnel du Réseau canadien pour la prévention des mauvais traitements envers les aîné(e)s et a inclus l'élaboration d'un plan d'action sur trois ans, en grande partie axé sur des activités pour favoriser une plus grande sensibilisation à l'égard des questions de maltraitance des personnes âgées et la participation au partage de renseignements et au réseautage.

État du projet : les principaux avantages de cette conférence étaient la sensibilisation, ainsi que la facilitation du partage de renseignements et du réseautage entre les intervenants. Il y a eu un certain suivi quant à diverses actions soulignées dans le plan d'action (par exemple, on a élaboré un site web pour le Réseau canadien pour la prévention des mauvais traitements envers les aîné(e)s).

Partage et diffusion des connaissances : le compte rendu de la conférence a été diffusé aux participants et les documents peuvent être utilisés notamment lors de présentations, de rapports.

Contribution à la lutte contre la violence familiale : la première conférence nationale sur la maltraitance des personnes âgées a eu lieu en 1991. La conférence de 1998 a été une deuxième occasion de réunir les intervenants pour explorer les questions. En plus d'avoir mieux fait connaître les questions et d'avoir permis l'échange de renseignements d'une variété de points de vue (par ex., la santé, la culture, le droit et les finances), la conférence a été l'occasion de discuter des questions et des lacunes, y compris les nouvelles préoccupations telles que l'exploitation financière, les lacunes dans la prestation de services, et la dénonciation obligatoire de la violence.

Enseignements : les conférences nationales sont une précieuse occasion de rassembler des personnes pour aborder une préoccupation commune et pour contribuer au foisonnement des idées et des démarches. Les échanges d'information, les contacts et le réseautage peuvent également aider à faciliter d'autres mesures.

Personne ressource :
Institute for Human Development, Life Course and Aging
Université de Toronto
Tél. : (416) 978-1793
Téléc. : (416) 978-4771
Site web : www.aging.utoronto.ca/