
Aux fins de la présente étude, le terme « projet » s'entend d'une action discrète, ayant un objet, des activités, des extrants précis, avec un commencement et une fin précis. Le projet reçoit un numéro de dossier spécifique dans le système de contrôle de projet[2]. Le projet est parfois lié à un ensemble plus vaste d'actions pouvant comporter quelques activités corrélées ou d'autres projets, ou peut s'exécuter dans le cadre de cet ensemble.
On a sélectionné et étudié vingt (20) dossiers de projet à partir d'un ensemble qui reflétait les types de projet financés par l'ILVF pendant la durée de l'étude. Cet ensemble a été sélectionné à partir d'un échantillon représentatif de projets généraux et de VIJ, disposant de rapports finaux ou d'évaluations dans leur dossier (par projet, territoire, groupe cible, type d'acte de violence) et qui avaient été repérés lors d'une phase antérieure de cet examen[3]. On a décidé de suivre dix-sept (17) de ces projets, d'après un examen approfondi de leur dossier et si l'on avait pu prendre rapport avec leur promoteur. Nous avons pu obtenir la participation des responsables de seize (16) de ces projets.
Le tableau ci-dessous donne un aperçu des dossiers des projets sélectionnés.
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Sujet[4] |
Situation |
Promoteur et titre du projet |
Exercice |
|---|---|---|---|
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Enfants : résolution des différends |
Kingston (est de l'Ontario) |
Kingston Learning Centre : A.S.A.P. Project |
2001-2002 |
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Agressions sexuelles contre des enfants |
Vancouver (Colombie-Britannique) |
2000-2001 |
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Agressions sexuelles contre des enfants |
Whitehorse et autres collectivités du Yukon |
Justice Yukon : Keeping Kids Safe : stratégie axée sur les victimes pour s'occuper des délinquants coupables d'agression sexuelle envers des enfants |
1997-1998 |
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Violence psychologique contre les enfants |
Winnipeg (Manitoba) |
Family Centre of Winnipeg : Giving Children Hope |
1998-1999 |
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Adolescents à risque élevé |
National |
Réseau national des jeunes pris en charge : manuel et vidéocassette du « Buffet-réseau » |
1998-1999 |
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Violence dans les fréquentations chez les adolescents |
Vancouver (Colombie-Britannique) |
Law Courts Education Society of B.C. : Educating on Family Violence Web Site (site web pour renseigner sur la violence familiale) |
2001-2002 |
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Prostitution des adolescents |
Toronto (Ontario) |
Ontario Anglican Houses Street Outreach Services/ LOFT Community Services : Street Exit Program (programme pour aider les jeunes sans-abri qui sont prêts à apporter des changements considérables à leur vie) |
1996-1997 |
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Agressions sexuelles contre des adolescents |
Montréal (Québec) |
Théâtre Parminou : Sur le dos de l'amour |
1997-1998 à 1998-1999 |
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Violence grave contre les femmes et les enfants |
National |
Croix-rouge canadienne : La Tournée de la prévention |
2000-2001 |
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Maltraitance des femmes |
Toronto (Ontario) |
Victim Services of Peel : Why do female victims of domestic abuse recant? [TRADUCTION : pourquoi les femmes de violence familiale se rétractent-elles ?] |
2001-2002 |
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Violence grave contre les femmes et les enfants |
Stuart Lake (Colombie-Britannique) |
Stuart Lake Community Services Society : Protocole de sécurité communautaire |
2002-2003 |
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Violence grave contre les femmes |
Manitoba |
Association d'éducation juridique communautaire du Manitoba : Les femmes maltraitées |
1999-2000 |
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Violence grave contre les femmes |
Saskatoon (Saskatchewan) |
Public Legal Education Association of Saskatchewan : Projet de brochure d'information sur la violence familiale |
2001-2002 |
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Hommes maltraiteurs |
Comté Grey Bruce (Ontario) |
Grey Bruce Court Coordination Committee : Men's Track of the First Charge Intervention Process |
1999-2000 |
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Maltraitance des personnes âgées |
Toronto (Ontario) |
Information juridique communautaire de l'Ontario : Maltraiter une personne âgée : le crime caché |
1999-2000 |
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Maltraitance des personnes âgées |
National |
Université de Toronto : deuxième conférence nationale sur la maltraitance des personnes âgées |
1999-2000 |
Les projets étudiés sont de portée variée.
Quatorze (14) représentants d'organisations ayant assuré la promotion de projets ont pu participer à des entrevues. Dans huit (8) cas, nous avons pu parler à la personne qui avait été charge du projet à l'époque ou qui y avait participé ou bien à un délégué. Dans sept (7) cas, nous avons parlé au responsable actuel de l'organisation, qui a fait appel à la mémoire de celle-ci. Dans deux (2) cas, le responsable de l'organisation à l'époque du projet n'y était plus. Dans l'un (1) de ces deux (2) cas, nous avons été orientés vers les partenaires du projet. Dans l'autre cas, le promoteur du projet n'a pu nous orienter vers quelqu'un de l'organisation et nous avons obtenu des renseignements par notre premier contact, mais avons surtout dû nous contenter des données du dossier du projet.
Nous avons demandé aux promoteurs de projet d'en identifier les partenaires (terme qui désigne des organisations ayant activement participé à des aspects de la planification ou de l'exécution du projet et exclut les bailleurs de fonds, qui ont pu fournir des ressources financières pour le projet, sans toutefois y avoir de rôle actif). On a identifié des partenaires dans treize (13) des seize (16) projets. Nous nous sommes efforcés de contacter les premiers partenaires quand cela a été possible, pour obtenir leurs points de vue sur les résultats des projets et leurs incidences. Ceci s'est avéré ardu, surtout pour les projets exécutés il y a plusieurs années. Nous avons pu contacter et interroger onze (11) premiers partenaires ayant activement participé à sept (7) projets. Dans deux (2) cas, des promoteurs de projet ont estimé que trop de temps s'était écoulé depuis l'exécution du projet pour interroger les partenaires. Dans les quatre projets restants, la fonction de partenariat s'était limitée à l'examen des produits.
Nous avons étudié les données sur les projets figurant dans le dossier de l'ILVF du MJ[5] et vérifié les données sur le projet pour autant que la personne interrogée se les rappelait (ou pouvait déterminer si elle avait accès au dossier du projet[6]). Ces données avaient parfois été archivées dans l'organisation et les organisations n'ont donc pas pu confirmer tous les détails.
Nous avons aussi étudié le site web des organisations (treize (13) des seize (16) projets en ont) pour déterminer s'il y avait d'autres données sur le projet (ou sur ses incidences).
Nous avons identifié les bailleurs de fonds pour tous les projets. Cette information a été tirée du dossier de projet et si possible confirmée par le promoteur de projet. Il a été particulièrement difficile pour les personnes interrogées de confirmer avec précision les détails des financements quand le projet de l'ILVF du MJ faisait partie d'un projet plus vaste ou d'une action échelonnée dont les diverses parties étaient financées par des sources diverses. Les données sur le financement figurant dans le présent rapport sont donc à lire avec précaution, à titre d'estimation.
La présente étude a visé à recueillir des données sur les résultats des projets après que le financement a pris fin. Dans tous les cas, nous avons réussi à suivre l'état du projet et à nous renseigner sur les résultats obtenus ultérieurement. Dans la plupart des cas, l'organisation ou les personnes se rappelaient ce qui était arrivé pendant l'exécution du projet et depuis qu'il a pris fin. Il a été toutefois plus difficile de retrouver les partenaires (sauf si leur participation a été majeure ou si elle se poursuit actuellement). Nous estimons cependant que les informations de ce rapport présente un tableau assez complet et exact.