Bulletin électronique - Numéro 5

Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels 2010

Nous avons célébré le cinquième anniversaire de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels (SNSVAC) du 18 au 25 avril. Au cours du Symposium fédéral à Ottawa, le premier ministre Stephen Harper a lancé la semaine en engageant le soutien continu du gouvernement et en promettant une intervention plus marquée pour les victimes de la criminalité dans le système de justice pénale. La semaine a pris fin, mais il ne faut pas oublier le thème « Chaque victime compte ». Le CPCV continuera d’intervenir pour déterminer les répercussions de la criminalité dans nos collectivités et faire tous les efforts pour donner aux victimes de la criminalité l’aide et les services nécessaires. Si vous voulez davantage d’information sur la semaine ou le symposium, visitez le site Web de la SNSVAC à www.semainedesvictimes.gc.ca.

Chaque Victime Compte - Every Victim Matters

Le Symposium 2010 : Un rassemblement parce que « Chaque victime compte »

Le cinquième Symposium national annuel de la SNSVAC a de nouveau réussi à mettre en évidence les difficultés des victimes de la criminalité dans de nombreux aspects de leur vie. Il y a eu plusieurs ateliers pendant le Symposium à Ottawa le 19 avril. Les divers sujets des ateliers, par exemple, « Les victimes masculines d’abus sexuels » et « Les répercussions des crimes haineux sur la collectivité » ont intéressé bon nombre de participants qui ont entendu des idées utiles.

L’atelier « Choisir ses mots avec soin : Comment parler de la victimisation », particulièrement populaire auprès des participants, a mis en lumière l’importance d’un langage réfléchi pour parler de la victimisation, de la violence et du consentement, en particulier dans les médias, les conversations et les délibérations de la justice pénale.

Les paroles probablement les plus touchantes ont été celles de Mme Suman et M. Manjit Virk de Victoria en Colombie-Britannique. Leur adolescente, Reena, a perdu la vie aux mains d’un groupe de pairs, surtout des filles, en novembre 1997. M. et Mme Virk ont incité les familles, les membres de la collectivité, les enseignants et ceux qui donnent l’exemple à intervenir et, notamment, à enseigner aux jeunes la différence entre le bien et le mal, à leur inculquer la compassion et la morale qui peuvent aider à empêcher des situations semblables à l’avenir.

La séance plénière en après-midi a donné l’occasion aux participants d’échanger leur vision de la prochaine stratégie fédérale d’aide aux victimes et leurs opinions en ce sens. La discussion ouverte a été une excellente occasion pour le CPCV d’entendre les intervenants qui ont exprimé leurs pensées, réflexions et idées sur la prochaine stratégie. Il y a une mine de connaissances au pays et le symposium a été une occasion d’apprendre et de partager les expériences de tous les participants.

Événements régionaux

La SNSVAC a toujours été un événement spécial, en partie parce que les collectivités au Canada y participent. Pour la première fois dans l’histoire de la semaine, les événements se sont déroulés dans les 13 provinces et territoires du Canada. Le ministère de la Justice du Canada a versé plus de 700 000 $ pour financier 93 événements d’un océan à l’autre. L’un des événements cette année a été une conférence de deux jours au Centre SAFFRON à Edmonton pour comprendre les répercussions de la cyberviolence sur les jeunes.

Le Centre SAFFRON soutient les victimes de traumatisme, de mauvais traitements et d’agression-sexuelle, il offre aussi de l’information publique pour sensibiliser les jeunes aux enjeux présents quand ils utilisent les plus récentes technologies.

Au cours de cette conférence, la première du genre en Alberta, Steve Sullivan, ombudsman fédéral des victimes d’actes criminels, a fait l’allocution principale et parlé de son rapport Chaque image, chaque enfant. Hal Niedzviecki, auteur de Toronto, a livré ses réflexions sur la société maintenant obsédée par la « culture du voyeurisme ». Bill Belsey, créateur des sites Web novateurs www.bullying.org (intimidation) et de www.cyberbullying.ca (cyberintimidation) était présent et Craig Kreiger, procureur de la Couronne de l’Alberta, a parlé de son travail comme membre de l’équipe provinciale d’intervention contre l’exploitation des enfants sur Internet.

Les présentations multimédias en après-midi ont été particulières et comprenaient une pièce de théâtre d’un groupe de jeunes sur les conséquences de la cyberintimidation intitulée IRL: In Real Life (dans la vraie vie) et une projection du récent film de SAFFRON : It’s Just a Game – Or Is It? (c’est juste un jeu – non?) qui devrait aider à sensibiliser les jeunes.

La conférence a intéressé des participants de différents secteurs, y compris des enseignants, des décideurs d’administrations municipales et provinciales, des travailleurs sociaux et des intervenants de services aux victimes.

Si vous voulez davantage d’information, visitez www.saffron-ssac.com.

Entrevue avec Carolyn Sinclair

Carolyn Sinclair est directrice générale des Services aux victimes assurés par la police en Colombie-Britannique (SVPCB) et elle a animé un atelier au Symposium national cette année.

Parlez-nous du genre de travail des Services aux victimes assurés par la police en Colombie-Britannique.

Les SVPCB sont une association qui englobe 92 programmes de première ligne des Services aux victimes assurés par la police en Colombie-Britannique. Nous collaborons avec la GRC et les services de police municipaux pour améliorer les services aux victimes de la criminalité. Nous identifions à cette fin les besoins de formation, nous sensibilisons les intervenants aux enjeux des victimes et nous justifions le financement et le soutien continus des programmes de première ligne. En fait, les SVPCB renforcent l’intervention des services aux victimes assurés par la police en Colombie-Britannique.

Quels sont les plus grands défis du groupe des services aux victimes en Colombie-Britannique?

Dans la situation actuelle, garantir suffisamment de ressources disponibles pour donner aux victimes les services nécessaires constitue définitivement un défi. Les SVPCB collaborent étroitement avec le gouvernement et d’autres partenaires pour mettre ces ressources à la disposition de ses membres. Les besoins de plus en plus complexes des victimes sont aussi un défi de taille. Les obstacles linguistiques, les troubles de santé mentale à la hausse, la pauvreté et la violence constante dans les relations posent souvent des difficultés aux services aux victimes et aux services de police qui veulent aider efficacement les particuliers en crise.

Quels conseils pouvez-vous donner aux travailleurs des services aux victimes ailleurs au pays?

J’insiste avant tout sur l’importance de l’autonomie et des soins du travailleur. Nous avons d’excellents travailleurs au service des victimes en Colombie-Britannique et nous voulons les garder. À cette fin, il faut être certains qu’ils sont en bonne santé physique et mentale. Ils doivent bien prendre conscience d’eux-mêmes et travailler selon leurs limites et capacités personnelles. Quand le stress, l’épuisement et l’usure de la com-passion menacent le travailleur, il doit se permettre de s’occuper d’abord de lui-même et de s’intéresser à son bien-être personnel.

Comment les SVPCB ont-ils souligné la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels 2010?

Le ministère de la Justice a versé une subvention pour la Semaine des victimes et les SVPCB ont préparé une trousse à outils que nous appelons le continuum des soins. Nous avons collaboré avec nos partenaires à Service correctionnel Canada et à la Commission nationale des libérations conditionnelles. Nous avons fait la collecte de renseignements tirés de documents, forums et ressources dont les travailleurs des services aux victimes de tous les organismes ont besoin pour mieux soutenir les victimes. Simultanément à la trousse, nous avons donné une séance d’orientation sur son utilisation en accueillant des travailleurs de services aux victimes des trois organismes. Nous avons aussi tenu une table ronde des praticiens. Nous avons organisé des événements pendant la SNSVAC à Abbotsford et Terrace pour présenter la trousse à outils aux membres et donner de la formation afin d’en optimiser l’utilisation. La trousse à outils est excellente parce qu’elle ne réinvente pas la roue. Elle tire avantage de l’expertise actuelle de nos partenaires et aide nos programmes à répondre rapidement aux besoins des victimes.

Assister au Symposium national vous a-t-il aidé dans votre travail?

J’assiste au symposium depuis le début il y a cinq ans. J’ai aimé en constater l’expansion sur la scène nationale. La présence du premier ministre a rehaussé le dynamisme de la journée. Sa participation prouve que le gouvernement considère sérieusement les victimes et les travailleurs des services aux victimes, qu’il est disposé à soutenir le travail. Il y a eu beaucoup d’énergie manifeste au symposium et plusieurs grandes idées ont été échangées. Nous apprenons toujours beaucoup l’un de l’autre, mais mieux encore, le lancement de la semaine a été remarquable. À mon avis, la SNSVAC est un moyen d’honorer le cheminement des victimes et le travail appréciable des prestateurs de services. Nous affirmons que le travail de chacun est important pour démontrer efficacement que « Chaque victime compte ».

Le bulletin électronique du Centre de la politique concernant les victimes (CPV) constitue un service d’échange d’information et son contenu n’engage en rien le CPV ou le ministère de la Justice. Nous sommes à votre écoute! Veuillez faire parvenir vos commentaires à notre rédacteur en chef, à l’adresse suivante : victimsweek-semainedesvictimes@justice.gc.ca.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada
représentée par le ministre de la Justice et procureur général du Canada, 2010

ISBN 978-1-100-50177-2
Cat. No. J2-356/2010

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