Précis des faits

Juin 2016
Division de la recherche et de la statistique

Les conséquences financières du divorce et de la séparation

La présente fiche d’information s’appuie sur des données de Statistique Canada de 2009 à 2013 accessibles au public, ainsi que sur des études universitaires menées au Canada et en Australie en 2008, en 2009 et en 2014.

Les familles monoparentales ayant à leur tête une femme ont un revenu plus faible que les familles monoparentales ayant à leur tête un homme

En 2013, le revenu médian après impôt était de 72 400 $ pour les couples (sans enfants), de 85 000 $ pour les couples avec enfants, de 51 800 $ pour les familles monoparentales ayant à leur tête un homme et de 39 400 $ pour les familles monoparentales ayant à leur tête une femmeNote de bas de la page 1. Le revenu médian après impôt des personnes vivant seules ou non liées aux autres, comme un colocataire ou un chambreur, était de 28 200 $.

L’endettement familial est plus élevé et la valeur nette est plus faible dans les familles monoparentales

Les Canadiens vivant dans des familles monoparentales sont plus susceptibles d’avoir un amortissement total de la dette plus élevéNote de bas de la page 2 que les couples sans enfants. En 2009, environ 10 % de toutes les familles monoparentales avaient un coût de remboursement de la dette égal ou supérieur à 40 % de leur revenu; le taux pour les couples avec enfants était de 4 %. La valeur netteNote de bas de la page 3 des familles monoparentales (47 300 $) était beaucoup plus faible que celle des couples ayant des enfants âgés de moins de 18 ans (303 300 $) et des couples sans enfants ou ayant des enfants âgés de 18 ans et plus (408 600 $) en 2012Note de bas de la page 4.

Après le divorce ou la séparation, le revenu des femmes pâtit davantage que celui des hommes, en particulier lorsqu’elles ont des enfants à charge

Selon une étude américaine, le revenu médian des femmes durant l’année suivant leur séparation ou leur divorce diminue d’environ 30 %, tandis que celui des hommes ne diminue que de 6 %Note de bas de la page 5.

Des études révèlent que le revenu du ménage des femmes pâtit davantage que celui des hommes après le divorceNote de bas de la page 6. Bien que leur revenu puisse augmenter au cours des années suivantes en raison d’autres facteurs (p. ex. nouveau partenaire, augmentation de la participation à la population active, etc.), les femmes ayant des enfants à charge étaient moins susceptibles que les hommes de rattraper leur revenu antérieur au divorce dans les six années suivant le divorceNote de bas de la page 7.

Les familles monoparentales ayant à leur tête une femme comptent davantage sur les transferts gouvernementaux que les familles monoparentales ayant à leur tête un homme

Les prestations pour enfants et d’autres transferts gouvernementauxNote de bas de la page 8 représentaient une part importante du revenu des familles monoparentales ayant à leur tête une femme et comptant des enfants de moins de six ans. En 2010, les prestations pour enfants et les autres transferts gouvernementaux constituaient 36 % du revenu des familles monoparentales ayant à leur tête une femme, comparativement à 11 % du revenu des familles monoparentales ayant à leur tête un hommeNote de bas de la page 9.

Coûts des séparations et des divorces

Il existe très peu de recherches sur les coûts des séparations et des divorces au Canada.

En ce qui concerne les frais juridiques, les résultats de l’enquête sur les frais juridiques (Canadian Lawyer Legal Fees Survey)Note de bas de la page 10 de la revue Canadian Lawyer montrent qu’un divorce non contesté au Canada coûte en moyenne 1 845 $ en frais juridiques, alors qu’un divorce contesté coûte 13 638 $. En moyenne, un procès sur des questions de droit de la famille durant un ou deux jours coûte 18 706 $ et un procès durant au plus cinq jours, 35 950 $.

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