Le ministre de la Justice et procureur général du Canada est chargé des affaires juridiques du gouvernement dans son ensemble et il offre des services juridiques à chacun des ministères et organismes. Pour aider le ministre à s’acquitter de ce mandat, le ministère de la Justice fait appel à ses propres juristes interne et également à des juristes du secteur privé nommés à titre de mandataires. L’expression « juristes » s’entend des avocats et des cabinets d’avocats, des professeurs de droit, des juges à la retraite et, dans la province de Québec, les notaires et études de notaires.
Le ministère de la Justice invite les juristes du secteur privé à travers le Canada à exprimer leur intérêt à être désignés à titre de mandataires du ministre de la Justice et procureur général du Canada afin d’offrir au gouvernement du Canada des services de consultation juridique et de contentieux ainsi que des services en droit immobilier dans une vaste gamme de domaines de pratique dans tout le pays.
On trouvera ci après une description des modalités que doivent suivre les juristes pour exprimer leur intérêt à devenir mandataires du ministre de la Justice et procureur général du Canada. Pour en savoir davantage sur la façon d’exprimer votre intérêt, consultez la section Modalités de Demande d’expression d’intérêt où vous trouverez un formulaire d’inscription.
Nous vous signalons que ces modalités ne s’appliquent pas au travail lié aux poursuites pénales. Pour devenir mandataire du directeur des poursuites pénales, consultez le site http:/ /www.ppsc-sppc.gc.ca/fra/man-aaf/index.html.
Selon la Loi sur le ministère de la Justice, le ministre de la Justice et procureur général du Canada est chargé d’offrir des services juridiques à chacun des ministères et organismes et de s’occuper des affaires juridiques du gouvernement dans son ensemble. Dans sa Politique sur les services communs, le Conseil du Trésor désigne aussi le ministère de la Justice à titre d’organisme de services communs ou fournisseur central de services juridiques aux ministères et organismes du gouvernement.
Pour exécuter ce mandat, le Ministère fait appel non seulement à ses propres juristes interne situés dans ses bureaux régionaux, les services juridiques ou les services du contentieux dans tout le pays, mais aussi à des mandataires. Le terme « mandataires » s’entend des juristes du secteur privé dont les services sont retenus à l’occasion pour offrir des services juridiques et pour représenter le ministre de la Justice et procureur général du Canada.
La nomination d’un mandataire se fait par contrat qui ne peut être conclu qu’en vertu du pouvoir du ministre de la Justice et elle n’est pas assujettie aux exigences du Règlement sur les marchés de l’État ou de la Politique sur les marchés du Conseil du Trésor. Il appartient au ministère de la Justice d’établir les politiques des marchés pour les services juridiques, de même que les modalités administratives connexes.
Le Programme des mandataires, mis sur pied en 1996, a établi un cadre pour renforcer la capacité du Ministère de gérer les mandataires. Le Programme a pour objectif général d’établir l’orientation fonctionnelle des marchés de services juridiques en vue de rehausser la qualité de la gestion et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques.
En 2003, le Secrétariat du Conseil du Trésor, dans le contexte de l’examen de la gestion des dépenses, a recommandé que le ministère de la Justice passe en revue ses modalités de recours à des mandataires. À cette fin, le Ministère a examiné les pratiques d’achat modernes du gouvernement, de même que les pratiques courantes des grands utilisateurs institutionnels de services juridiques qui procèdent par appel d’offres pour choisir leurs juristes à l’externe. Le Ministère a examiné en particulier les pratiques favorisant une démarche plus transparente et plus concurrentielle dans le choix et l’embauche de juristes du secteur privé.
À l’automne de 2005, le ministère de la Justice a commencé à mettre en œuvre un nouveau cadre des marchés des services juridiques, de même que de nouvelles modalités respectant les principes généraux d’un système équitable et accessible de passation des marchés de l’État. Récemment, le Ministère a adopté une Politique sur les marchés de services juridiques et la nomination des mandataires.
Le grand objectif du Cadre des marchés de services juridiques est de faire en sorte que le ministère de la Justice puisse compter sur un bassin de juristes du secteur privé renseignés, compétents et motivés auxquels il peut faire appel à titre de mandataires, selon des modalités rigoureuses lui permettant de bien répondre aux besoins courants de manière diligente et responsable.
À cette fin, le Cadre est conçu dans l’optique suivante :
Les étapes fondamentales de la passation des marchés de services juridiques au ministère de la Justice du Canada sont les suivantes :
Lorsqu’il faut obtenir des services juridiques en raison d’une poursuite intentée par la Couronne ou contre elle ou renvoyée au ministère de la Justice par un ministère ou un organisme public, ou en raison de tout autre question de nature juridique, le gestionnaire responsable à la Justice, en consultation avec le ministère ou l’organisme client, décide s’il y a lieu d’attribuer le travail à un conseiller à l’interne ou d’en faire l’impartition au secteur privé. En général, les types d’activité ci après sont considérés comme des services juridiques :
La façon privilégiée d’offrir des services juridiques demeure le recours aux ressources internes du Ministère. Avant de décider de faire l’impartition d’un travail juridique, le gestionnaire responsable doit faire tous les efforts possibles pour déterminer si le Ministère a l’expertise et les ressources nécessaires.
Tous les juristes qui veulent exprimer leur intérêt à devenir mandataires du ministre de la Justice et procureur général du Canada doivent être disposés à faire évaluer leurs connaissances, compétences et motivation par les fonctionnaires du Ministère.
L’évaluation n’est pas faite au moment de l’inscription car elle dépend des besoins courants. Le ministère de la Justice du Canada peut inviter les juristes inscrits à présenter une soumission en fonction des exigences particulières d’un travail à accomplir et à être évalués et qualifiés. Cela peut se faire dans le cadre d’un vaste processus d’autorisation préalable dans des domaines définis d’expertise ou pour des lieux géographiques où il y a des besoins récurrents ou encore dans le contexte des besoins particuliers et immédiats d’un dossier ou travail.
La Demande d’expression d’intérêt (EDI) est une demande de renseignements seulement. Le processus de EDI n’oblige pas le ministère de la Justice du Canada ou le gouvernement du Canada de quelque manière que ce soit et il n’est contraignant ni pour le Ministère ni pour le gouvernement du Canada. Le processus de EDI ne correspond pas non plus à un engagement du ministère de la Justice du Canada à exécuter, poursuivre ou terminer un tel processus ou un autre processus semblable. Le ministère de la Justice se réserve le droit de refuser certaines ou toutes les soumissions qu’il a reçues en réponse au processus de EDI. Ce processus n’est pas une demande ou une autorisation d’exécuter du travail. Le processus de EDI n’établit pas une entente exclusive entre le ministère de la Justice du Canada et un juriste. Tous les frais de présentation de la demande d’expression d’intérêt sont à la charge du demandeur.
Ce processus ne s’applique pas au travail lié à des poursuites pénales. Pour en savoir davantage sur la manière de devenir mandataire du directeur des poursuites pénales, voir le site http://www.ppsc-sppc.gc.ca/fra/man-aaf/index.html.
Le ministère de la Justice du Canada inscrit à un répertoire les juristes du secteur privé intéressés à devenir mandataires du ministre de la Justice et procureur général du Canada afin de fournir au gouvernement du Canada des services de consultation juridique, en droit immobilier ou de contentieux, dans des domaines de pratique tels que:
La collaboration de mandataires peut être nécessaire dans un domaine d’expertise particulier, mais aussi en un lieu géographique particulier. Il faut souvent des services juridiques généraux dans les petites villes et les localités éloignées du pays, surtout en Colombie-Britannique, dans les provinces Maritimes et à Terre-Neuve, de même que dans les régions du nord de l’Ontario. Outre les domaines d’expertise offerts par les juristes intéressés, le Ministère veut aussi connaître les juristes qui veulent et qui sont capables d’offrir des services généraux de contentieux, des services consultatifs et des services de droit immobilier dans les petits centres et les centres éloignés.
Le ministère de la Justice doit pouvoir compter sur des juristes du secteur privé loyaux et dévoués qui sont disposés à consacrer de leur temps et de leurs ressources pour représenter l’intérêt du gouvernement et de ses ministères et organismes clients. Chaque membre de l’équipe doit s’efforcer de contribuer substantiellement à d’excellents résultats. Le ministère de la Justice est déterminé à procéder régulièrement au suivi et à la mesure de ces résultats.
Lorsqu’ils inscrivent leur intérêt à devenir mandataires, les juristes doivent confirmer qu'ils sont disposés à prendre les engagements suivants lors de leur nomination à titre de mandataire:
La sélection définitive d’un juriste pour nomination à titre de mandataire repose sur le principe selon lequel le gouvernement du Canada a droit à des services et à des conseils juridiques de la plus haute qualité compte tenu des exigences raisonnables d’économie, d’efficience et d’efficacité. La compétence, l’intégrité, le professionnalisme et la confiance restent les facteurs principaux dans la nomination des mandataires.
Pour les domaines de pratique ou les lieux géographiques où il y a une demande constante et suffisante, le ministère de la Justice procède périodiquement à une qualification préalable des juristes inscrits qui répondent à certaines exigences. Au fur et à mesure des besoins, le Ministère choisit dans la liste des juristes qualifiés au préalable celui ou celle qu’il convient le mieux de recommander pour nomination par le ministre de la Justice et procureur général du Canada selon les critères suivants:
Lorsqu’il y a un travail à faire dans un domaine d’expertise ou un lieu géographique pour lequel il n’y a pas de liste de juristes qualifiés au préalable, ou s’il y a une liste mais que personne n’est disponible à ce moment là, la recherche de mandataires est déterminée au cas par cas. La sélection se fait le plus possible par appel d’offres, dans la liste générale des juristes qui ont exprimé leur intérêt au ministère de la Justice.
Même si des juristes du secteur privé sont qualifiés au préalable dans un domaine d’expertise ou un lieu géographique, il n’est pas garanti qu’ils reçoivent du travail du ministère de la Justice du Canada. S’ils sont choisis à titre de mandataires, ils devront respecter les exigences du Ministère en matière de passation de marchés et de nomination. En outre, leur rendement sera évalué et les résultats seront pris en compte dans les processus de sélection ultérieurs.
Lorsqu’un processus de sélection est terminé, le ministère de la Justice recommande la nomination du juriste choisi au ministre de la Justice et procureur général du Canada, qui a le pouvoir final d’approbation. Une fois l’approbation du ministre obtenue, il appartient aux fonctionnaires du ministère de la Justice, au nom du ministre, selon la délégation des pouvoirs de signature en matière de finances, de rendre officielle la nomination et de passer un marché avec le juriste choisi.
Le ministère de la Justice du Canada confirme par écrit toutes les conditions du marché passé avec le mandataire et de sa nomination. Dans tous les cas, le juriste qui sera chargé du ou des dossiers est précisé. La lettre de nomination et ses annexes précisent les conditions de nomination et définissent la relation entre le mandataire et le Ministère. Le mandataire accuse réception et confirme son acceptation des conditions en signant et en renvoyant la lettre à l’avocat mandant. En acceptant la nomination, le mandataire confirme qu’il accepte les conditions de sa nomination, et qu’il s’engage à respecter les politiques et les normes du ministère de la Justice du Canada et du gouvernement du Canada pour la durée de son mandat. Il s’agit des exigences suivantes:
Toutes les nominations de mandataires sont faites à titre amovible par le ministre de la Justice et procureur général du Canada et elles peuvent être résiliées en tout temps sans avis préalable.
La rémunération pour les services juridiques au Canada est établie au cas par cas. On s’attend à ce que les taux négociés avec les juristes du secteur privé soient généralement réduits de manière importante et ils ne doivent pas dépasser ceux qu’ils facturent habituellement à leurs clients privilégiés. Voici les facteurs pris en compte dans l’établissement et l’approbation du régime de rémunération d’un mandataire :
Les lignes directrices ministérielles ci-après sur les taux horaires sont aussi généralement prises en compte :
| Membre du Barreau /Chambre des notaires du Québec depuis: | Taux horaires |
|---|---|
| Étudiant / Parajuriste | 30 $ |
| 1 à 3 ans | 60 $ – 85 $ |
| 4 à 7 ans | 85 $ – 100 $ |
| 8 à 12 ans | 100 $ – 125 $ |
| 13 à 20 ans | 125 $ – 150 $ |
| Plus de 20 ans | 150 $ – 200 $ |
Ces lignes directrices sont actuellement en voie de révision, mais elles servent encore de base pour l’établissement de la rémunération du travail des mandataires, surtout lorsqu’il n’y a pas eu de processus d’appel d’offres. Il n’est toutefois pas nécessaire de consentir à ces taux pour présenter une expression d’intérêt.
Dans tous les cas, la rémunération est établie en fonction du contexte même du travail. Elle n’est donc pas nécessairement fondée sur un taux antérieur, ni ne doit être considérée comme un précédent pour des négociations ultérieures. Il est possible de négocier des modalités de rémunération qui ne sont pas fondées sur un taux horaire fixe et sur le temps consacré à un mandat. À titre d’exemples de modalités différentes de facturation, mentionnons les honoraires fixes, la facturation en bloc ou le paiement forfaitaire, les taux mixtes et les taux moyens pondérés.
Une fois que le mandataire est nommé, le ministère de la Justice donne des instructions, consulte les représentants du ou des ministères clients et fait un suivi du rendement en fonction des exigences du contrat. La Justice doit examiner et évaluer les comptes des mandataires avant que le ministère ou l’organisme client qui a demandé des services ne fasse le paiement.
Le rôle du Ministère après la nomination et la communication initiale du mandat peut consister tout autant à faire un examen général du travail exécuté qu’à faire un suivi étroit à chaque étape, selon les exigences particulières du mandat.
Le ministère de la Justice du Canada invite les juristes du secteur privé à travers le Canada à exprimer leur intérêt en vue d’être nommé éventuellement mandataires du ministre de la Justice et procureur général du Canada afin d’offrir au gouvernement du Canada des services de consultation juridique, en droit immobilier et de contentieux dans une vaste gamme de domaines de pratique dans tout le pays. Pour faciliter les modalités d’inscription et de présentation d’une demande d’expression d’intérêt, il existe un formulaire d’inscription. Chaque juriste ne doit présenter qu’une seule demande - les membres de cabinets d’avocats ou d’études de notaires ne doivent pas inscrire d’expression d’intérêt sur une base individuelle. Les cabinets d’avocats et études de notaires ayant plus d’un bureau dans plus d’une localité peuvent coordonner leur demande par l’intermédiaire d’un seul bureau et d’une seule personne-ressource.
Lorsque vous remplissez le formulaire d’inscription et présentez une demande d’expression d’intérêt, vous devez :
Le formulaire est disponible en format PDF (900 Kb, Aide PDF) d’Adobe et peut être rempli et présenté par voie électronique ou imprimé et envoyé par la poste.
(Vous aurez besoin au minimum du logiciel Adobe Reader 7 pour remplir le formulaire. Si vous n’avez pas déjà ce logiciel ou une version plus récente dans votre ordinateur, vous pouvez le télécharger gratuitement à http://www.adobe.com/reader/.)
Si vous préférez ne pas utiliser le formulaire d’inscription ci-joint, votre réponse doit être concise et être présentée de la même façon et dans le même ordre que le formulaire réglementaire.
Le formulaire d’inscription rempli peut être présentés par voie électronique ou par voie postale.
Les documents envoyés par la poste doivent être adressés comme suit :
EDI
Centre de gestion de la pratique du contentieux
Unité des mandataires
Ministère de la Justice du Canada
234, rue Wellington, Tour de l’Est, 10e étage
Ottawa (Ontario) K1A 0H8
Les documents envoyés par voie électronique doivent être envoyés par courriel à : EOI-EDI@justice.gc.ca
Les questions relatives au processus de EDI doivent être présentées par écrit et envoyées à :
Centre de gestion de la pratique du contentieux
Unité des mandataires
Télécopieur : 613-960-1857
Courriel : EOI-EDI@justice.gc.ca