Surreprésentation des personnes noires parmi les victimes de violences par arme à feu
En 2022, les personnes noires représentaient 25 % de l’ensemble des victimes d’homicides par arme à feu alors qu’elles ne constituaient qu’environ 4 % de la population canadienne (Perreault, 2024). Cette disproportion reflète la persistance de taux élevés d’homicides dans les centres urbains au cours de la dernière décennie. Ces homicides, souvent concentrés dans certains secteurs, touchent des populations noires déjà confrontées aux effets conjugués de l’exclusion économique, de l’accès limité au logement adéquat et d’une négligence institutionnelle de longue date (Sharpe et Aqil, 2025). Les quartiers touchés par le désinvestissement systémique, un zonage restrictif et une insécurité persistante en matière de logement sont davantage susceptibles de connaître des cycles récurrents de violence, puisque les inégalités spatiales influencent à la fois les possibilités qui s’offrent aux résidents et leur degré de vulnérabilité (Sampson, 2012; Wacquant, 2008).
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