Évaluation de la Stratégie national antidrogue

2. Méthode d’évaluation

2.1. Portée et approche

L’évaluation portait sur les activités menées dans le cadre de la SNA par les 13 ministères et organismes participants du 1 avril 2011 au 31 mars 2016.

Les éléments d’évaluation ont été harmonisés avec la Politique sur l’évaluation (2009) du Conseil du Trésor du Canada. Une approche d’évaluation fondée sur les résultats a été mise en œuvre pour évaluer les progrès réalisés vers l’atteinte des résultats escomptés. La matrice d’évaluation présentait en détail la stratégie d’évaluation et a permis d’assurer une collecte de données uniforme à l’appui de l’évaluation. Compte tenu du mandat récemment élargi pour y inclure les initiatives de l’AMO qui sont actuellement mises en œuvre sur plusieurs années, ainsi que la récente mise en œuvre de la SEC, les questions et les méthodes l’évaluation pour ces volets étaient axées sur l’exécution des activités et les progrès par rapport aux résultats escomptés.

2.2. Méthode de collecte des données

Diverses méthodes ont été employées pour recueillir les données nécessaires à l’évaluation, y compris un examen des documents et des dossiers, une analyse documentaire, une analyse des données administratives, des entrevues menées auprès des principaux intervenants, et deux études de cas (AMO et SEC). Conformément à ses protocoles de participation horizontale internes, les Services nationaux d’évaluation des programmes de la GRC ont conservé la responsabilité de la collecte et de l’analyse de toute l’information interne de la GRC ainsi que de la réalisation indépendante d’entrevues avec ses membres.

2.2.1. Examen des documents et des dossiers

L’examen des documents visait à extraire de manière systématique les données secondaires pertinentes qui fournissent des données probantes propres à un indicateur précis d’évaluation. En plus de contribuer à l’ensemble des données probantes, ces sources ont éclairé l’élaboration des instruments de collecte de données pour d’autres éléments de preuve multiples, et ont été utiles à placer les constatations de l’évaluation dans le contexte approprié. La plupart des documents ont été classés dans l’une des trois grandes catégories suivantes: les documents stratégiques, les documents pangouvernementaux, ou les documents ministériels. Des exemples de documents de ces trois catégories sont résumés dans le tableau ci-après.

Tableau1 : Documents examinés dans le cadre de l’évaluation
Documents stratégiques
Documents pangouvernementaux
Documents ministériels

2.2.2. Analyse documentaire

L’analyse documentaire appuie l’intégration d’une perspective externe dans le cadre de l’évaluation, en particulier en ce qui concerne les questions de pertinence, ainsi que la mesure dans laquelle la Stratégie a atteint ses résultats attendus à long terme. Elle englobait la documentation examinée par les pairs et la documentation parallèle, et portait sur les rapports liés aux drogues illicites et à l’AMO, les programmes non fédéraux traitant des problèmes de drogues illicites et d’AMO, et les études internationales sur les drogues. Des sources provenant d’autres administrations (regroupant les provinces et les territoires canadiens ainsi que des gouvernements étrangers et des organismes internationaux comme l’UE, l’ONU, le R.-U., les É.-U. et l’Australie) étaient comprises.

2.2.3. Entrevues des intervenants clés

Quarante-trois entrevues avec des intervenants clés et trois consultations ont été menées: 38 entrevues et trois consultations avec des hauts fonctionnaires des ministères partenaires de la Stratégie (voir la répartition ci-après) et cinq entrevues avec des intervenants provenant d’organisations externes. Conformément à ses protocoles de participation horizontale internes, les Services nationaux d’évaluation des programmes de la GRC ont conservé la responsabilité de la collecte et de l’analyse de toute l’information interne de la GRC ainsi que de la réalisation indépendante d’entrevues et de consultations auprès de ses employés.

Ces entrevues ont été réalisées par téléphone selon un guide semi-structuré conçu et adapté pour chaque type de répondant qui harmonisait les questions de l’entrevue avec les questions relatives à l’évaluation. Les résultats sont présentés à un niveau agrégé dans le rapport.

Tableau 2 : Répartition par ministère des entrevues de principaux intervenants internes
Ministère partenaire Entrevues effectuées

Santé Canada

11

Ministère de la Justice Canada

5

Agence des services frontaliers du Canada

2

Agence du revenu du Canada

1

Service correctionnel du Canada

2

Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada

1

Affaires mondiales Canada

2

Bureau du directeur des poursuites pénales

2

Sécurité publique

0

Services publics et Approvisionnement Canada

1

IRSC

3

Gendarmerie royale du Canada

8 + 3 consultations

Nombre total des entrevues dans les ministères partenaires

+ 3 consultations

2.2.4 Études de cas

Deux études de cas ont été réalisées sur les investissements relatifs à l’AMO et à la SEC. Les études de cas comprenaient des examens des documents, un groupe de discussion sur les questions relatives à la SEC, et des renseignements tirés des entrevues auprès des principaux intervenants.

2.3. Limites, difficultés et stratégies d’atténuation

L’évaluation a rencontré certains défis et limitations qui sont décrits ci-dessous :

Dans l’ensemble, ces limites de l’étude ont été atténuées, dans la mesure du possible, grâce à l’utilisation d’éléments de preuve multiples et à la triangulation des données afin d’établir la fiabilité et la validité des résultats. L’analyse des constatations était fondée sur la matrice d’évaluation (voir l’annexe 2) et a été effectuée par question d’évaluation. Les sections restantes du rapport sont structurées selon les principaux objectifs de l’évaluation.