L’inclusion pour tous : Comment instaurer la cohésion sociale au Canada Aperçus de conversations structurées

3. Immigration, intégration et respect de la diversité

Lors de chaque séance, les participants ont insisté sur le fait que la diversité et l’immigration constituaient des éléments positifs de la cohésion sociale au Canada et de l’identité canadienne. Cependant, ils ont égale­ment précisé qu’il ne fallait pas considérer comme un acquis l’inclusion, l’accès et la participation pour les néo-Canadiens, compte tenu des liens que l’on a établis entre, d’une part, les minorités visibles et les immigrants reçus et, d’autre part, l’exclusion économique et sociale. Il faut répondre par des poli­tiques fermes afin de garantir le succès du processus d’intégration. Cela permettra à la société canadienne d’être enrichie par l’immigration, et à ses membres d’accepter la diversité avec enthousiasme.

Selon les participants, le statut social des néo-Canadiens, des immigrants et des membres des minorités visibles et d’autres collectivités défavorisées est un des éléments importants qui devrait faire l’objet de recherches stratégiques. Voici les thèmes particuliers qui ont été soulevés : surreprésentation des néo-Canadiens et des minorités visibles parmi les groupes exclus de la vie économique; rôle clé de l’édu­cation et de la formation; et reconnaissance des titres de compétences et des diplômes des autres pays. Les participants pensent qu’une des forces du Canada tient au fait qu’il n’a pas « isolé » les minorités visibles ou les pauvres, mais certains craignent que la situation ne change. D’autres se disent préoccupés à propos du racisme, de la tendance aux stéréotypes et des diffi­cultés d’accès aux services. Certains jeunes Canadiens pensent que l’inégalité et la discrimination font partie intégrante de notre société. Ils assimilent à un phénomène de discrimination systématique les préjugés raciaux des policiers et le fait qu’un nombre disproportionné de jeunes noirs et d’Autochtones soient poursuivis pour diverses infractions. Ils critiquent en outre les médias qui, selon eux, associent les cultures et les modes de vie différents à une certaine insécurité. Ils ont observé que le mot « tolérance » était encore utilisé, mais pensent qu’il signifie davantage « supporter la présence des gens » que « les faire participer à la vie sociale et les respecter ».

Il n’est pas nécessaire de s’inquiéter à propos des gens qui portent des armes à feu.

Il est tout à fait légitime de manquer de confiance lorsqu’on appartient à un groupe qui fait l’objet de discrimination.

La cohésion sociale passe par la justice sociale — c’est ce que représentait Trudeau.

Faire la promotion des liens et des possibilités

Les participants considèrent que la diversité culturelle et sociale du Canada est un des éléments qui fait la force de la société canadienne. Un grand nombre de Canadiens ont des origines géographiques, une culture et des centres d’intérêt différents. Les personnes consultées pensent qu’il faut respecter l’identité

culturelle, religieuse, ethnique, linguistique, démo­graphique et idéologique de chacun. Il faut que le domaine public soit divisé en divers espaces qui accueillent des gens de tous horizons et encouragent la coopération. Les jeunes accordent la priorité aux initia­tives qui multiplient les occasions qu’ont les Canadiens de travailler ensemble, d’apprendre à se connaître et de reconnaître le talent et l’expérience de tous, au lieu de chercher à assimiler tout le monde à un même idéal. Pour établir des liens, il faut veiller à ce que chaque quartier et chaque organisation accueille tout le monde. La promotion de nos deux langues officielles demeure un élément connecteur important.

Voici ce qu’ont dit les hauts fonctionnaires :

Nous devons déterminer les façons les plus positives d’in­tervenir et établir de quelle manière nous pourrons travailler efficacement avec les collectivités et les autres paliers de gouvernement.