Évaluation de la Stratégie national antidrogue
4. Conclusions
Pertinence – Besoin continu du programme
Étant donné les taux de prévalence chez les jeunes et les incidences de l’utilisation de substances parmi les sous-populations vulnérables, les problèmes continus liés aux médicaments d’ordonnance et la crise actuelle des opioïdes au Canada, l’évaluation démontre qu’il existe un besoin impératif d’une stratégie nationale. La consommation de drogues illicites a des conséquences sanitaires, communautaires et économiques coûteuses et ces effets négatifs constituent un fardeau important pour l’économie du Canada.
Pertinence – Harmonisation avec les priorités gouvernementales
Le gouvernement du Canada a une longue expérience de la gestion horizontale des problèmes liés aux drogues illicites. Tous les ordres de gouvernement et tous les intervenants s’attendent à ce que le gouvernement du Canada continue à faire preuve de leadership et à offrir une aide à cet égard. Au cours des dernières années, le mauvais usage et l’utilisation non médicale de médicaments d’ordonnance et le nombre de surdoses d’opioïdes sont devenus des préoccupations majeures au chapitre de la santé et de la sécurité publique. Par conséquent, le mandat de la SNA a été élargi en 2013 pour soutenir des mesures de lutte contre l’AMO récemment mises en œuvre par les partenaires.
Pertinence - Concordance avec les rôles et responsabilités du gouvernement fédéral
Le caractère horizontal de la Stratégie requiert une coordination entre les ministères ainsi qu’une harmonisation avec leurs rôles et leurs responsabilités. De façon générale, les données montrent que les rôles et les responsabilités du gouvernement fédéral cadrent bien avec les divers éléments de programme de la Stratégie. Il y a peu de chevauchement entre la SNA et d’autres programmes et initiatives.
Rendement – Efficacité
Résultats du Plan d’action sur la prévention
La Stratégie a permis d’accroître la sensibilisation et la compréhension en ce qui concerne les drogues illicites, l’AMO et leurs conséquences négatives pour les Canadiens, y compris les jeunes, les parents, les professionnels et les populations à risque. De façon générale, ceux qui bénéficient de projets financés par SC et ceux parrainés au titre d’autres campagnes de sensibilisation déclarent détenir plus d’informations au sujet des drogues et de leurs conséquences.
L’utilisation problématique de substances illicites est souvent symptomatique de problèmes et d’iniquités sous-jacents psychologiques, sociaux ou de santé, souvent appelés les déterminants sociaux de la santé. Les stratégies futures devraient prendre en compte les causes profondes de la consommation problématique de substances, l’interaction avec d’autres problèmes (p. ex., santé mentale, pauvreté, victimisation et statut socioéconomique), et les lacunes des ressources mises à la disposition des populations à risque en ce qui a trait aux aspects émotionnels et financiers. Un travail supplémentaire est aussi requis pour élaborer les mesures des incidences et des données nationales complètes afin d’évaluer l’ampleur de l’évolution des comportements à risque liés aux drogues illicites et à l’AMO.
Résultats du Plan d’action sur le traitement
Le Plan d’action sur le traitement a amélioré la capacité de planifier et d’offrir une gamme de services et de programmes de traitement aux populations ciblées. Les investissements liés à la SNA ont soutenu les recherches sur les services de traitement de la toxicomanie, renforcé la qualité et l’efficacité des services de traitement dans le cadre du Programme de mieux-être mental de la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits, accru l’uniformisation dans le système de traitement, et entraîné des modifications aux politiques et aux pratiques. Ces investissements ont également augmenté la disponibilité des services de traitement et la réceptivité des programmes destinés aux populations ciblées. Avec l’adoption de la SEC, le Plan d’action sur le traitement a également permis d’accroître la collaboration entre les partenaires et les organismes.
Bien que les investissements de la Stratégie aient accru la capacité et la disponibilité des services de traitement, un traitement important est encore nécessaire. En outre, les effets sont limités aux collectivités ayant bénéficié des programmes grâce au financement, ce qui suggère le besoin de services de traitement supplémentaires.
Résultats du Plan d’action sur l’application de la loi
Le Plan d’action sur l’application de la loi a permis de réaliser d’importants progrès en élargissant les partenariats et en augmentant la capacité et la sensibilisation des intervenants en matière d’application de la loi antidrogue. Grâce à la Stratégie, un soutien et des outils précieux ont également été fournis pour contrôler et surveiller les substances contrôlées et les précurseurs chimiques à l’échelle nationale et internationale et de réduire la probabilité que des substances contrôlées soient détournées vers le marché illicite. En appliquant les nouvelles technologies, l’expertise comptable judiciaire, les renseignements financiers et le partage des renseignements, on a accru l’efficacité des efforts liés à l’application de la loi antidrogue et à la poursuite des trafiquants de drogues.
Malgré les progrès réalisés en matière d’application de la loi, l’ampleur des incidences a été limitée en raison de la nécessité de suivre continuellement les innovations sur le marché des drogues illicites. La croissance rapide et diversifiée du marché des drogues exige une amélioration continue de la détection adéquate des produits chimiques, de la capacité de cerner les tendances et de les signaler aux agents chargés de l’application de la loi, et de l’élaboration de nouvelles technologies et de nouveaux règlements pour s’adapter au marché des drogues illicites en constante évolution.
Conclusions
Étant donné les taux de prévalence chez les jeunes et les incidences de l’utilisation de substances parmi les sous-populations vulnérables, ainsi que les problèmes continus liés aux médicaments d’ordonnance et la crise actuelle des opioïdes au Canada, l’évaluation démontre qu’il existe un besoin impératif d’une stratégie nationale antidrogue ou de lutte contre l’utilisation de substances illicites. Le bilan de l’évaluation souligne la pertinence et les incidences continues de la Stratégie sur les résultats découlant de chacun des trois plans d’action : prévention, traitement et application de la loi.
Cependant, les problèmes de toxicomanie ne surviennent pas isolément. De nombreux systèmes et problèmes contribuent à la toxicomanie et ont une incidence sur l’atteinte des résultats au moyen de la Stratégie. La composante limitée de la Stratégie concernant la réduction des méfaits soulève également des difficultés quant à son harmonisation avec certaines approches internationales, ainsi que sur le plan de la collaboration, puisque de nombreux pays développés ont intégré des éléments de réduction des méfaits dans leurs stratégies nationales antidrogue. Le mandat de la nouvelle stratégie antidrogue dirigée par SC sera élargi afin d’inclure la réduction des méfaits.
Cette évaluation ne contient pas de recommandations en ce qui concerne le remplacement de la SNA par la SCDS. Toutefois, on a identifié des facteurs clés qui ont contribué ou fait obstacle à l’atteinte des résultats pour la mise en œuvre de la SCDS.
Étant donné les taux de prévalence chez les jeunes et les incidences de l’utilisation de substances parmi les sous-populations vulnérables, ainsi que les problèmes continus liés aux médicaments d’ordonnance et la crise actuelle des opioïdes au Canada, l’évaluation démontre qu’il existe un besoin impératif d’une stratégie nationale antidrogue ou de lutte contre l’utilisation de substances illicites. Le bilan de l’évaluation souligne la pertinence et les incidences continues de la Stratégie sur les résultats découlant de chacun des trois plans d’action : prévention, traitement et application de la loi.
Cependant, les problèmes de toxicomanie ne surviennent pas isolément. De nombreux systèmes et problèmes contribuent à la toxicomanie et ont une incidence sur l’atteinte des résultats au moyen de la Stratégie. La composante limitée de la Stratégie concernant la réduction des méfaits soulève également des difficultés quant à son harmonisation avec certaines approches internationales, ainsi que sur le plan de la collaboration, puisque de nombreux pays développés ont intégré des éléments de réduction des méfaits dans leurs stratégies nationales antidrogue. Le mandat de la nouvelle stratégie antidrogue dirigée par SC sera élargi afin d’inclure la réduction des méfaits.
Cette évaluation ne contient pas de recommandations en ce qui concerne le remplacement de la SNA par la SCDS. Toutefois, on a identifié des facteurs clés qui ont contribué ou fait obstacle à l’atteinte des résultats pour la mise en œuvre de la SCDS.
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