Déterminer et régler les questions législatives

Les jeunes ont été interrogés au sujet de leur expérience relative à différents éléments du système de justice et de toute difficulté législative à laquelle ils ont pu être confrontés. Ils ont également été invités à envisager toute modification qu’ils souhaiteraient voir apporter aux façons d’appliquer la loi aux personnes âgées de 18 à 25 ans.

Déterminer les besoins législatifs

Manque de soutien pour se conformer aux exigences législatives

Les jeunes adultes ont discuté des difficultés qu’ils ont éprouvées à se conformer aux exigences législatives. Ils avaient souvent l’impression qu’ils étaient condamnés à l’échec. Ils n’avaient aucun renseignement sur les conditions qui leur avaient été imposées et, par la suite, ils n’étaient pas en mesure de se conformer aux exigences. Par exemple, la façon la plus courante pour les participants qui avaient été assujettis à une probation de décrire leurs conditions de probation était [Traduction] « irréalistes ».

[Traduction]

« Ils lisent toutes ces choses que je ne pouvais pas faire, je ne pouvais pas porter d’armes, je ne pouvais pas le voir, je ne pouvais pas aller ici ou là, je ne pouvais pas consommer de marijuana. Et j’ai dit à mon avocat “ne pas consommer de [juron] marijuana? Est-ce qu’ils plaisantent?” Je ne peux pas [juron] le faire, mais il m’a dit de simplement dire “oui” et de ne pas me faire prendre – c’était avant qu’elle ne soit légale. Mais, putain, ils font en sorte que les jeunes soient [juron] condamnés à l’échec. J’avais besoin de la marijuana pour m’empêcher de consommer des substances plus dures, mais ils n’ont jamais pris la peine de se renseigner à ce sujet ou de me connaître. […] Pas de marijuana? En quoi cela était-il [juron] réaliste? »

« Je pense que certaines ordonnances de probation devraient être plus souples et tenir compte du fait que la vie ne coopère pas toujours. Comme, lorsque mon agent de probation m’appelle et que je manque son appel ou que je le rappelle trop tard, cela ne signifie pas que je fais quelque chose de mal. Parfois, il y a des imprévus, comme le retard de mon autobus. J’aimerais qu’il y ait plus de souplesse ou que ce soit plus réaliste pour la vie réelle ou qu’il y ait d’autres façons de déterminer si je vais bien. »

Longs délais de traitement

Tous ceux qui ont eu des démêlés avec le système judiciaire ont vécu du stress et de la frustration quant à la durée de leur procès. Les participants estimaient que cela était particulièrement préjudiciable pour les personnes âgées de 18 à 25 ans parce qu’il s’agissait d’une étape de développement où les personnes suivraient habituellement leurs études ou travailleraient en vue d’un cheminement de carrière. Une affaire en instance mettait ces activités en péril et les laissait dans l’incapacité de planifier, ou de s’engager à l’école ou au travail pendant qu’ils attendaient une date d’audience.

[Traduction]

« La chose la plus frustrante a été le temps qu’il a fallu pour achever l’instance devant les tribunaux. J’ai passé deux ans de ma vie à attendre. C’était bizarre d’attendre que cet événement important arrive, mais aussi de continuer à vivre. […] Je me suis trouvé une petite amie et un appartement et j’ai continué à avancer dans la vie, mais je n’étais pas non plus capable de cesser de songer à [l’affaire judiciaire] et à ce qui m’arriverait. C’était comme […] on avait de nouvelles dates d’audience tous les quatre ou six mois […] je me formais déjà une vie à moi et tout ça prenait tellement de temps. L’attente a été la pire des expériences. »

« On n’a pas l’impression qu’on peut commencer à réparer ses torts tant qu’on n’a pas commencé à purger sa peine. »

Une jeune femme qui n’était plus prise en charge par le gouvernement a trouvé un logement et fréquentait l’école lorsqu’elle a été arrêtée. Pour elle, le temps qu’il a fallu pour que son dossier soit traité a fait dérailler ses plans et a eu une incidence importante sur sa santé mentale. Elle a abandonné ses études parce qu’elle était réticente à l’idée de continuer de payer des cours au cas où elle recevrait une peine d’emprisonnement et ne pourrait pas les terminer. Cette situation a augmenté le stress lié à l’attente de l’audience devant le tribunal, et sa santé mentale détériorée signifiait également qu’elle ne pouvait pas travailler, qu’elle a perdu son logement et qu’elle était exposée à un risque accru pour d’autres démêlés avec la justice.

[Traduction]

« Il faut tellement de temps pour que tout soit porté devant les tribunaux. Cela gâche tout. C’est une situation qui pèse sur vous. J’avais payé mes études et obtenu un prêt, mais j’ai dû cesser de les suivre, alors j’ai perdu mon argent et j’avais encore une dette pour rien. […] Au moment où la cause a été réellement portée devant les tribunaux, j’étais de nouveau sans-abri. […] Le système [de justice pénale] a des répercussions sur votre santé mentale et prend tellement de temps qu’il vous est impossible de faire autre chose. Vous ne pouvez pas planifier. Vous ne pouvez pas le faire. Vous êtes dans l’incertitude. »

Les jeunes qui étaient en détention provisoire ont également fait part des conséquences néfastes sur leur santé et leur bien-être d’attendre leur procès. Par exemple, un participant a parlé du stress mental causé par l’incertitude de ne pas savoir combien de temps il serait en détention provisoire, ainsi que de l’effet sur sa santé mentale et physique de ne pas être autorisé à participer à des programmes et de passer la grande partie de son temps dans sa cellule.

Manque de compréhension des processus législatifs

De nombreux jeunes adultes ont fait remarquer qu’ils ne comprenaient pas très bien le processus législatif qu’ils suivaient ni leurs droits. Ils ont souvent fait remarquer qu’ils n’avaient pas compris ce qui se passait lorsqu’ils étaient devant les tribunaux et qu’ils avaient été trop intimidés ou dépassés pour le demander. La plupart d’entre eux estimaient qu’ils n’avaient d’autres choix que de faire confiance à leur avocat et espérer que celui-ci soit compétent et agisse dans leur intérêt supérieur.

Quelques jeunes qui n’avaient pas bénéficié d’un avocat nommé par la Cour et qui avaient retenu les services d’un avocat en privé ne savaient pas que les avocats étaient spécialisés dans différents domaines du droit. Ils s’étaient par la suite rendu compte qu’ils étaient représentés par un avocat qui n’avait ni connaissance, ni expertise dans le domaine du droit pertinent à leur dossier. Ils ne savaient pas non plus s’ils pouvaient remplacer leur avocat, ni comment ils pourraient le faire.

Certains jeunes n’étaient pas certains du moment où ils seraient considérés comme des adultes sur le plan juridique et des circonstances dans lesquelles ils pourraient être condamnés à une peine d’emprisonnement pour adultes. Par exemple, parce que l’âge de la majorité est de 18 ans au niveau fédéral, mais de 19 ans au niveau provincial.

Quelques-uns ont également déclaré qu’ils avaient été surpris de voir que, lorsqu’une peine d’emprisonnement leur a été imposée, ils ont été emmenés directement du tribunal à la détention. Ils n’avaient pas compris que c’était ainsi que le processus fonctionnait et avaient prévu avoir le temps de se préparer après avoir été condamnés.

[Traduction]

« Cela aurait été bien d’avoir plus de renseignements de mon avocat. Nous n’avons pas trop parlé et je n’étais pas certain de pouvoir juste appeler, envoyer des messages textes ou envoyer des courriels pour poser mes questions. […] J’avais peur parce que je n’étais pas certain de ce qui pourrait m’arriver. »

Être hébergé avec des adultes plus âgés qui ont eu de vastes démêlés avec le système de justice

Les jeunes ont fait part de leurs préoccupations d’être hébergés dans un centre correctionnel pour adultes avec des détenus plus âgés qui avaient souvent des casiers judiciaires volumineux et qui, selon eux, « s’occupent de tout » à l’intérieur des centres. Ils estimaient que les jeunes détenus sont vulnérables à la violence et à l’intimidation, et qu’ils risquent d’être poussés à poursuivre ou à intensifier des comportements criminels. Ils ont dit à quel point cela peut être effrayant pour un jeune adulte, surtout pour les délinquants qui en sont à leur première infraction, qui entre dans un centre avec des personnes qui ont de nombreux antécédents criminels ou violents.

[Traduction]

« Je sais que si je me retrouve dans un environnement ou un système de justice où la criminalité est très présente, c’est ce que je vais faire et c’est ce qui va m’influencer […] Je pense que, dans un milieu adulte où il y a des délinquants qui en sont à leur première infraction ou des récidivistes, ces crimes vont augmenter de façon exponentielle. […] Je ne crois tout simplement pas que ce soit une bonne chose de regrouper les personnes âgées de 18 à 25 ans avec des adultes. »

« Lorsque j’étais un jeune [dans un centre correctionnel pour adultes], j’ai vécu des conneries vraiment folles, comme des personnes qui battent d’autres personnes et qui forcent des personnes à en battre d’autres pour eux et d’autres trucs encore plus fous dont je ne vous ferai pas part. Étant donné que je n’étais qu’un enfant, j’ai toujours eu de la merde. J’étais faible, non seulement physiquement, mais aussi mentalement. Je n’étais qu’un enfant et, oui, j’étais battu tout le temps. Il s’agissait d’une grande partie de mon expérience. »

Répondre aux besoins législatifs des jeunes adultes

Les jeunes ont été invités à faire part de leurs propositions de modifications législatives qui, selon eux, devraient être apportées afin de mieux servir les personnes âgées de 18 à 25 ans au sein du système de justice pénale. Quelques jeunes qui avaient passé beaucoup de temps en détention ont eu du mal à imaginer ce à quoi pourrait ressembler un système différent. D’autres n’ont pas hésité à souligner les défis posés par les dispositions législatives et les politiques actuelles et ont proposé des changements.

[Traduction]

« Avoir un système qui vous soutient, et non qui vous rabaisse. […] Ne pouvons-nous pas régler le problème sans envoyer des personnes en détention? Envoyer les personnes en détention ne règle rien. »

Parmi les propositions les plus courantes figuraient l’imposition d’un délai quant au temps requis avant que le dossier d’un jeune adulte ne se retrouve devant les tribunaux; et la nécessité de veiller à ce que les tribunaux n’imposent pas des conditions que le jeune ne pourrait pas respecter de façon réaliste. D’autres propositions sont examinées ci-dessous.

Fournir un avocat pour les jeunes qui ont des démêlés avec le système

Les jeunes ont parlé de la nécessité d’avoir un accompagnateur ou un avocat qui pourrait les soutenir tout au long du processus de justice, de leur entrée dans le système de justice pénale jusqu’à leur transition vers la libération.

[Traduction]

« Ils ne m’ont jamais rien expliqué. […] Lorsque j’ai vu un juge, cela s’est fait si rapidement que je n’ai pas été en mesure d’obtenir des explications sur ce qui allait se passer. La peine a été imposée, mais je n’ai jamais eu de renseignements jusqu’à ce stade. […] Le shérif m’a simplement dit qu’ils allaient me mettre dans une cellule de détention, mais il n’a pas expliqué pourquoi et ne m’a pas dit combien de temps j’allais être là. Je suis resté là toute une journée, à 16 h 30 on m’a dit que j’allais au tribunal, mais cela n’a pas eu lieu. Ils m’ont sorti à 17 h 30 ou 18 h pour retourner dans un établissement et le lendemain, j’ai comparu devant le tribunal par vidéo. […] Il aurait été utile d’avoir quelqu’un qui pouvait mieux expliquer ce qui allait se passer. Ils m’ont dit que je verrais l’avocat de service, mais je ne l’ai pas vu, et personne n’a jamais expliqué pourquoi. »

Ceux qui avaient un avocat qui leur a expliqué les choses ou un autre adulte de soutien qui les a aidés dans le cadre du système judiciaire ont estimé que cela était avantageux et devrait être accessible à tous les jeunes.

[Traduction]

« Toutes les personnes, et certainement les jeunes, devraient avoir quelqu’un qui puisse leur dire ce qui se passe lorsqu’ils sont devant les tribunaux. Sans mon avocat, je n’aurais pas compris ce qui était dit […] [le juge] aurait pu me faire n’importe quoi sans mon avocat ».

Toutefois, certains ont également émis une mise en garde, à savoir que la personne qui assume ce rôle devrait être indépendante du système de justice afin que le jeune puisse être ouvert et honnête avec elle. Le rôle pourrait également comprendre une certaine surveillance afin de s’assurer que l’avocat du jeune agissait dans son intérêt supérieur.

[Traduction]

« C’était la première fois que j’avais des démêlés avec le système, je ne savais donc pas ce qui se passait ni ce que je devais faire. Je proposerais qu’il y ait quelqu’un pour vous guider dans le cadre du système et vous dire comment trouver le bon type d’avocat et ce que vous pouvez demander et pour vous faire connaître vos droits. Comme un guide ou un défenseur. Pas un autre avocat, mais quelqu’un qui connaît le système et qui vous défend. »

Certains jeunes adultes estimaient qu’ils pourraient se défendre eux-mêmes s’ils avaient quelqu’un pour les aider à perfectionner les connaissances et les compétences nécessaires pour le faire.

[Traduction]

« Les jeunes adultes ne comprennent habituellement pas le système ni leurs droits, et ils ont besoin de plus soutien ou d’éducation pour se défendre eux-mêmes. »

Certains jeunes adultes estimaient qu’il serait utile de fournir des documents faciles à comprendre. Les documents pourraient expliquer ce qui s’est passé à toutes les étapes du système de justice et fournir les coordonnées des personnes-ressources potentiellement utiles.

[Traduction]

« Ils devraient vous remettre un dossier qui présente les étapes du processus judiciaire et explique comment tout se passe. »

Fournir une aide matérielle à ceux qui en ont besoin

Plusieurs jeunes ont indiqué avoir manqué leur date d’audience, des rendez-vous de probation ou d’autres rendez-vous liés à la justice parce qu’ils vivaient dans des collectivités rurales et n’avaient pas accès au transport ou étaient des sans-abri. Les jeunes sans-abri avaient de la difficulté à tenir compte de l’heure et de leurs engagements, tout en devant subvenir à leurs besoins fondamentaux. Ils ont notamment proposé la possibilité de fixer des rendez-vous à des moments où ils pourraient se déplacer, de fournir une aide financière ou du transport pour les aider à se rendre à leurs rendez-vous et de leur offrir d’autres moyens de faire un suivi.

[Traduction]

« C’était une longue route, et pas seulement ça, mais je n’ai pas de téléphone cellulaire non plus ni aucune façon de savoir le jour qu’il est. Je suis un sans-abri, je n’ai pas de [juron] calendrier. Je ne sais pas quelle heure il est ni quel jour on est. Je dois me présenter devant mon [agente de probation] en personne et je ne peux pas toujours me rendre à son bureau. Il n’y a pas d’autobus et je n’ai pas de voiture et je ne peux pas toujours avoir quelqu’un pour m’aider et conduire six heures, m’attendre et conduire six heures de route pour le retour et je n’ai pas d’argent pour l’essence. Qui voudra vraiment aider à cet égard? »

Disposer d’un personnel qui a suivi une formation spéciale pour travailler avec les jeunes adultes

Les jeunes adultes ont proposé que les juges, les avocats, le personnel des services correctionnels, les agents de probation et d’autres employés clés du système de justice suivent une formation sur la façon de travailler avec les jeunes adultes. La formation devrait inclure des renseignements sur la façon dont les jeunes adultes peuvent être aidés dans l’atteinte de leurs objectifs de développement, ainsi que la façon de s’assurer que les jeunes comprennent les conditions de leur peine. Une telle formation pourrait aider ces professionnels à comprendre les besoins et les aspirations des jeunes adultes, ainsi que l’environnement social dans lequel ils vivent. Ils ont également proposé que des personnes qui travaillent avec les jeunes ou d’autres types de travailleurs de soutien semblables puissent être employés dans le système de justice pénale, car ils connaissent bien le travail avec les jeunes et comprennent leurs besoins sociaux et en matière de développement.

[Traduction]

« Les agents de probation sont souvent là simplement pour cocher des cases. Peut-être qu’une personne qui travaille avec les jeunes pourrait avoir un lien avec la probation pour apporter le soutien émotionnel dont les jeunes ont besoin? Ce serait bien d’avoir une personne qui travaille avec les jeunes qui connaît le système de justice pour aider les personnes à s’y retrouver. »

« Je pense qu’il pourrait y avoir une meilleure formation pour les agents de probation, ou peut-être simplement une formation à jour. […] Par formation à jour, je veux dire, s’ils ont l’intention de signaler un manquement aux conditions de probation, expliquer ce que vise le manquement et les conséquences de ce manquement. J’avais un agent de probation qui ne m’a pas dit qu’il signalait un manquement, mais qui a simplement délivré un mandat. J’ai entendu frapper à ma porte avant et ma maison était encerclée par la police. Mais je ne savais même pas que j’avais manqué aux conditions de probation. »

Séparer les jeunes adultes des adultes plus âgés

On a demandé aux jeunes qui ont participé à ce projet comment, à leur avis, le système de justice pénale devrait traiter les jeunes adultes. Même si la grande majorité estimait qu’il faudrait prévoir des mesures d’adaptation pour ce groupe d’âge, les participants n’étaient pas unanimes quant à la façon dont cela pourrait se présenter. La majorité était en faveur d’un système distinct pour les jeunes de 18 à 25 ans, tandis qu’une minorité préconisait le maintien des jeunes adultes dans le système actuel pour adultes ou leur intégration dans le système pour les jeunes.

Élargir l’âge d’accès aux services de justice pour les jeunes

Des jeunes adultes qui avaient été condamnés à une peine pour adultes avant l’âge de 19 ans (l’âge de la majorité en Colombie-Britannique) ont déclaré avoir été étonnés de constater que cela était possible pour l’infraction qu’ils avaient commise. D’autres estimaient qu’il existait des incohérences et de la confusion quant à savoir qui pouvait se voir infliger une peine pour adulte.

[Traduction]

« Ma première expérience a été lorsque j’étais jeune, mais j’ai été jugé par un tribunal pour adultes pour des choses qui n’étaient pas si graves. Je croyais que j’irais dans un établissement pour adolescents, mais ils m’ont envoyé en détention pour adultes et je jure que c’est la raison pour laquelle je suis ici maintenant. J’aurais pu avoir du counseling, peut-être des réunions d’AA ou quelque chose de ce genre et je jure que je n’aurais pas été ici [services correctionnels pour adultes]. »

Un jeune de 18 ans qui avait été informé qu’il pourrait être condamné à une peine pour adulte, mais qui a finalement été condamné dans le cadre du système pour les jeunes, a estimé qu’il était contradictoire qu’il ait pu être condamné à une peine pour adultes. Il a proposé que le système pour les jeunes soit prolongé au moins jusqu’au 20e anniversaire de naissance d’une personne :

[Traduction]

« C’est déroutant parce que les personnes âgées de 18 ans sont considérées comme des adultes, mais il y a tellement de choses que les adultes peuvent faire que vous ne pouvez pas faire, mais vous êtes des adultes devant les tribunaux? Vous ne pouvez même pas obtenir une carte de crédit ou prendre un verre, mais vous pouvez être jugé par un tribunal pour adultes. C’est bizarre parce que j’ai 18 ans, donc si je devais comparaître devant le tribunal maintenant, je serais un adulte, mais je me sens plus comme un adolescent, mais je continue à apprendre la vie adulte comme à prendre soin de moi-même. Dix-huit et 19 ans sont un peu plus des jeunes que des adultes, il est donc plus logique de les regrouper avec d’autres adolescents ».

Certains jeunes ont estimé qu’il s’agissait d’une bonne idée d’augmenter l’âge d’admissibilité à la détention pour jeunes délinquants, surtout pour les délinquants qui en sont à leur première infraction, les délinquants non violents et ceux qui souffrent de problèmes de santé et de déficiences cognitives, tels que l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF). Selon eux, cela était plus approprié sur le plan du développement parce que, comparativement aux établissements correctionnels pour adultes, la détention pour jeunes délinquants était plus thérapeutique, il y avait plus de programmes destinés aux jeunes et on avait l’impression que le personnel continuait d’avoir confiance dans les jeunes et de les encourager à réussir.

[Traduction]

« Vous devriez augmenter à 25 ans l’âge en ce qui concerne la justice pour les jeunes. Je ne vois aucun inconvénient à le faire. Il y a plus à faire là-bas, et l’aspect de la détention de mineurs […] le bâtiment a l’air différent. Il est plus confortable. Il est moins surpeuplé. C’est mieux pour les personnes. Cet endroit [centre correctionnel pour adultes] aurait vraiment besoin de quelques conseils. »

« Je pense que ce serait une bonne chose d’augmenter à 25 ans l’âge pour la détention de mineurs. Je ne pense pas que, parce que vous avez 19 ans, vous êtes un adulte et que vous devez savoir distinguer le bien du mal. »

Malgré les opinions exprimées ci-dessus, la majorité des participants à ce projet n’estimaient pas que l’augmentation à 25 ans en ce qui a trait à la détention pour les jeunes délinquants constituait une bonne idée. Ils se préoccupaient de l’influence négative que les personnes au début de la vingtaine pourraient avoir sur les plus jeunes. De plus, les jeunes qui étaient actuellement dans un établissement de détention pour les jeunes ne souhaitaient pas que l’âge d’admissibilité au centre soit augmenté à 25 ans, car ils craignaient de se trouver en présence de jeunes adultes qui avaient commis des crimes graves ou susceptibles de recruter des jeunes dans des gangs ou dans le trafic sexuel.

[Traduction]

« Je pense qu’il ne serait pas bon que des jeunes de 25 ans soient ici [dans un centre de détention pour les jeunes.] Je pense qu’ils seraient méchants avec les jeunes et qu’ils se livreraient à de la manipulation psychologique. Je pense simplement que ce n’est pas une bonne idée si nous voulons protéger les enfants plus jeunes. »

« Je pense que, même le fait d’avoir un tribunal destiné aux personnes de 12 à 25 ans serait difficile, cela pourrait être mauvais s’il y avait des jeunes à l’audience qui voient leurs pairs commettre des crimes plus graves, mais qui se voient infliger des peines clémentes ou des peines pour “jeunes”. »

Un jeune de 18 ans qui purgeait une peine communautaire a également soulevé des préoccupations au sujet de l’élargissement de la fourchette d’âge du programme, en déclarant ceci :

[Traduction]

« Certains des travailleurs ici ont 21 ou 22 ans. Je ne pense pas qu’il serait bon que des personnes âgées de 25 ans soient ici et qu’elles soient aidées par des personnes plus jeunes qu’elles. Je ne pense pas non plus que je voudrais être avec des personnes de 25 ans. Cela pourrait être intimidant. »

S’adapter à la situation des jeunes adultes au sein des centres correctionnels pour adultes

Plusieurs participants estimaient que les personnes âgées de 18 à 25 ans devraient faire partie du système pour les adultes. Par exemple, un jeune adulte craignait de continuer à commettre des infractions jusqu’à l’âge de 25 ans s’il demeurait dans le système de justice pour les jeunes. Ils ne considéraient pas le risque d’être en détention dans un établissement pour les jeunes comme un moyen de dissuasion, mais ne voulaient pas risquer de passer au système correctionnel pour adultes.

Quelques-uns de ceux qui estimaient que les jeunes adultes devraient faire partie des services correctionnels pour adultes croyaient qu’ils devraient être logés dans des unités distinctes [Traduction] « à l’écart des détenus plus âgés et plus durs ». Ils estimaient que ces unités pourraient offrir aux jeunes adultes des possibilités d’avoir accès aux types de soutien thérapeutique et aux programmes d’aptitudes à la vie quotidienne qui étaient offerts dans le système de justice pour les jeunes, mais adaptés aux jeunes adultes.

[Traduction]

« On pourrait avoir une section [dans les établissements correctionnels pour adultes] pour les jeunes jusqu’à 25 ans et, dans cette section de la prison, ils pourraient avoir plus de soutien social ou émotionnel, plus de choses pour la réadaptation. De cette façon, ils ne sont plus dans le système pour les jeunes, de sorte que la situation est un peu plus sérieuse, mais ils reçoivent toujours un soutien dans des domaines comme l’éducation et les aptitudes à la vie quotidienne. »

« Un système distinct pour les jeunes adultes peut être avantageux, mais ne semble pas pratique. Ce qu’il faut absolument, c’est davantage de mesures de soutien pour les jeunes adultes dans les centres correctionnels [pour adultes], surtout au niveau provincial. Ils ont besoin de compassion, de soutien et d’avoir accès à un soutien psychiatrique et à des compétences professionnelles. »

Même si la majorité des participants estimaient que les jeunes adultes ne devraient pas être hébergés avec des personnes plus âgées, un jeune adulte estimait qu’il y avait des avantages à permettre aux jeunes adultes de côtoyer des personnes plus âgées. Selon son expérience, les détenus plus âgés pourraient contribuer à calmer les plus jeunes et être de bons modèles.

Disposer d’un système distinct pour les jeunes adultes

Comme nous l’avons vu plus haut, une minorité de participants à ce projet estimaient que le système de justice pour les adolescents devrait être élargi pour inclure les jeunes adultes, ou que les jeunes adultes devraient continuer à être pris en charge par le système pour les adultes. Toutefois, la majorité estimait qu’il devrait y avoir un système distinct pour les jeunes adultes. Ce système serait adapté à leur stade de développement et tiendrait également compte de facteurs qui pourraient avoir une incidence sur leur cheminement de développement individuel (comme l’ETCAF ou les traumatismes). Ils estimaient qu’un système qui se spécialise dans le travail avec les jeunes adultes serait en mesure de reconnaître leur maturité croissante, mais aussi d’avoir une meilleure compréhension des types d’erreurs que les jeunes adultes pourraient commettre.

[Traduction]

« Ce serait une idée géniale d’avoir un système distinct pour les jeunes âgés de 18 à 25 ans. Les défis qu’ils doivent relever leur sont propres […] ils sont différents des adolescents et des personnes dans la cinquantaine. En tant que jeune adulte, nos actions sont habituellement le produit de notre environnement et des personnes que nous admirons. Nos actions indiquent la façon dont nous avons été élevés. Lorsque vous êtes un jeune adulte, vous n’êtes pas vous-même dans la plupart des cas parce que vous changez de nombreuses façons, tout le temps. […] Nous avons besoin d’un système pour les jeunes adultes qui comprend nos difficultés et qui peut avoir plus de souplesse pour changer avec le temps afin de comprendre les tendances des jeunes adultes […] comme pour les téléphones et les médias sociaux, ce qui n’était pas normal il y a quelques années et est normal, nous avons donc besoin d’un système judiciaire qui peut être souple à l’égard de ces changements. »

Des jeunes ont notamment proposé de créer des tribunaux distincts pour les jeunes adultes, avec des juges et des avocats qui ont suivi une formation pour travailler avec ce groupe d’âge.

[Traduction]

« Les juges ont l’habitude de traiter avec des personnes plus âgées et, à l’heure actuelle, les tribunaux nous considèrent comme des adultes, mais nous ne sommes pas des adultes. Oui, vous êtes un jeune, mais vous êtes encore un peu un enfant. Il serait préférable d’être plus clément dans le cadre de la détermination de la peine pour les adolescents de cette tranche d’âge [de 18 à 25 ans]. »

« Il s’agit d’une tranche d’âge qui est encore jeune et ils pourraient obtenir plus de soutien et d’aide si les choses étaient séparées. Vous pourriez avoir une meilleure chance d’être condamné à du travail communautaire avec probation. Je pense que, si les tribunaux et les juges étaient distincts, cela aurait un meilleur effet sur la détermination de la peine. »

Le fait d’avoir un système judiciaire distinct permettrait aux juges d’imposer des conditions qui tiennent davantage compte de la vie des jeunes adultes qui comparaissent devant eux. Grâce à un tribunal spécialisé, les professionnels concernés acquerraient une expertise concernant les options de détermination de la peine qui sont susceptibles d’être les plus efficaces.

[Traduction]

« [En ce qui concerne les jeunes adultes] Je crois qu’il devrait y avoir une surveillance plus souple, pas si stricte. Elle devrait permettre à la personne d’avoir au moins une chance de se perfectionner dans la collectivité. […] Par exemple, s’il y a une condition selon laquelle ils ne sont pas autorisés à avoir un téléphone cellulaire, au moins leur donner la possibilité d’en avoir un d’une façon ou d’une autre, ou d’y avoir accès à certains moments. Il est tellement difficile de gagner sa vie sans avoir accès à un téléphone. »

La plupart des participants estimaient qu’un système de détention distinct pour les jeunes adultes serait avantageux. Plusieurs jeunes ont établi des parallèles avec le système d’éducation. Ils croyaient que la façon dont la formation scolaire est séparée par groupes d’âge pourrait être reproduite dans le système de justice pénale. La création d’un système fondé sur les groupes d’âge permettrait également de répondre aux préoccupations des jeunes quant aux répercussions négatives que pourraient avoir les délinquants plus âgés sur les jeunes.

[Traduction]

« Je pense que [la détention] devrait être séparée comme au secondaire, comme dans le cas de l’école intermédiaire, de l’école secondaire et du collège. Pour les plus jeunes, il serait préférable d’avoir des personnes qui ont une différence d’âge de trois à quatre ans. La détention des adolescents correspond à l’école intermédiaire et la détention des adultes correspond au collège, mais il n’y a rien entre les deux et vous en avez besoin. »

Une personne de 22 ans a fait remarquer que la plupart des personnes de son âge n’avaient pas encore vécu de manière autonome. Il a proposé l’idée qu’un système de détention distinct pour les personnes âgées de 18 à 25 ans pourrait mettre l’accent sur le soutien aux jeunes adultes afin qu’ils développent des aptitudes à la vie quotidienne. Un autre jeune adulte a fait part de ce qui suit :

[Traduction]

« J’ai vu une fois un documentaire dans lequel les détenus avaient de petites cabanes ou de petites maisons dont ils devaient s’occuper, ce qui leur permettait d’acquérir des aptitudes à la vie quotidienne et d’apprendre à vivre de manière autonome. Je pense que c’est une meilleure façon de traiter les détenus que de les enfermer, surtout pour les jeunes qui n’ont peut-être jamais vécu de manière autonome. Je pense qu’ils [le système de justice] doivent s’occuper de la merde qui rend les personnes délinquantes, mais aussi leur apprendre à vivre réellement dans la société. »

Mettre l’accent sur les peines communautaires et les solutions de rechange à la détention pour les personnes âgées de 18 à 25 ans

Peu importe leur point de vue sur le type de système de détention qui pourrait être le plus approprié pour les jeunes adultes, la majorité des participants à ce projet ont estimé que les peines communautaires devraient être le choix idéal pour les personnes âgées de 18 à 25 ans. Ils estimaient que les jeunes adultes ne devraient être condamnés à une peine d’emprisonnement que s’ils sont considérés comme trop dangereux pour être dans la collectivité.

[Traduction]

« Pour les jeunes qui ne parlent peut-être pas aux personnes ou qui souffrent d’anxiété sociale, vous les mettez derrière les barreaux et ils ne s’épanouiront pas. Ils ont besoin d’un soutien et de liens. Ils n’ont pas seulement besoin d’être punis. Ils ont besoin d’un soutien pour comprendre la raison pour laquelle ils font certaines choses et pour comprendre comment changer cela. »

Des jeunes adultes qui risquaient d’être condamnés à une peine d’emprisonnement, mais qui avaient été condamnés à une peine communautaire ont parlé de son importance. Ils ont expliqué qu’il était essentiel de pouvoir s’attaquer à leur comportement délinquant et d’apprendre de nouvelles compétences, tout en poursuivant la scolarité et l’emploi, et en maintenant leur logement et leurs liens sociaux. Ils estimaient que le soutien qu’ils recevaient pendant qu’ils purgeaient leur peine communautaire les aidait dans leur transition vers l’âge adulte et que ce soutien devrait être offert à un plus grand nombre de jeunes adultes.

[Traduction]

« Purger [des peines communautaires] est beaucoup mieux parce que cela vous aide à apprendre beaucoup de choses sur la vie adulte et à prendre soin de vous-même. […] J’apprends lentement à être un adulte comme gérer l’argent et obtenir un permis et tout cela, et ce sont des aptitudes à la vie quotidienne dont j’ai besoin et je pense qu’il est vraiment important d’apprendre ces choses, mais que vous n’apprendriez pas en prison. »

De même, ceux qui avaient purgé ou qui purgeaient une peine d’emprisonnement ont parlé de l’effet préjudiciable que cette expérience avait eu sur eux à un stade de développement clé de leur vie. Ils ont souvent dit qu’ils avaient l’impression que le temps passé en prison leur avait causé un retard par rapport à leurs pairs sur le plan du développement au moment de leur libération.

[Traduction]

« Ce qui a été le plus difficile, ça a été de rattraper mon retard lorsque j’ai été libéré. Je remercie Dieu de pouvoir commencer à rattraper mon retard, mais je dirais que cela a été difficile parce que, pendant les trois années où j’étais en prison, la plupart de mes pairs [en dehors de la prison] avaient des familles, ils avaient de grands projets, et ils étaient bien plus avancés que moi. […] Quoi qu’il en soit, votre vie est affectée et vous perdez ce temps pour aller de l’avant. »

« De 18 à 25 ans, vous devriez établir votre vie et non pas rester en prison. Ce sont les années au cours desquelles vous évoluez pour devenir qui vous êtes. J’ai deux enfants et je passe à côté de beaucoup de choses. Cette situation est une source de grand stress pour tous ceux avec qui vous interagissez. »

Radier le casier judiciaire d’une personne âgée de 18 à 25 ans

Les participants ont proposé que les jeunes adultes ayant commis des infractions non violentes puissent faire sceller ou détruire leur casier judiciaire. Le fait d’avoir un casier judiciaire était un obstacle important à l’emploi et empêchait les jeunes qui ont commis une erreur immature de progresser dans leur vie.

[Traduction]

« Une chose que je n’aime pas dans le système pour les adultes, c’est que votre casier judiciaire existe pour toujours. Pour une personne âgée de 18 à 25 ans, la chose la plus importante serait donc de lui donner une possibilité d’exonération. […] J’ai un ami qui a un casier judiciaire pour quelque chose de mineur alors qu’il venait d’avoir 18 ans et chaque fois qu’il doit faire l’objet d’une vérification du casier judiciaire pour un nouvel emploi, c’est gênant de devoir le divulguer à chaque fois. Cela peut vraiment nuire à ses possibilités d’emploi. Je ne pense pas que c’est correct. […] Si vous purgez entièrement votre peine, puis que votre casier judiciaire est rayé, cela est presque plus important que la détention et la probation ou les tribunaux distincts, entre autres. »

Accroître le soutien après la libération pour les jeunes adultes qui ont purgé une peine d’emprisonnement

Les jeunes ont fait part d’histoires selon lesquelles ils avaient été libérés de la détention pour se retrouver sans abri, sans emploi et avec très peu ou pas d’argent ou de fournitures essentielles. Pour ces jeunes, cela a créé un cycle dans lequel ils commettent des crimes pour répondre à leurs besoins essentiels, retournent en prison et revivent tout le cycle lorsqu’ils sont libérés. Certains estimaient qu’ils continueraient probablement à avoir des démêlés avec le système de justice pendant toute leur vie adulte jusqu’à ce que ce problème soit réglé. Ils ont proposé qu’il soit obligatoire de s’assurer que tous les jeunes adultes bénéficient d’un soutien pour réussir leur transition de la détention à la libération. Par exemple, en s’assurant qu’ils ont une adresse sûre où se rendre, en leur assurant un emploi et en les aidant à avoir accès aux services dont ils ont besoin dans la collectivité. Des personnes qui ont vécu une mise en liberté ont fait part d’exemples de sentiment de solitude, d’isolement et de manque de préparation à la vie dans la collectivité. Elles auraient souhaité obtenir plus de soutien pour avoir accès à un logement stable et à tous les services de santé mentale et de toxicomanie nécessaires, et pour s’y retrouver dans la vie communautaire.

[Traduction]

« Lorsque vous êtes libérés, vous n’avez pas de [juron] vêtements ou d’argent pour louer un appartement. Chaque fois que je suis libéré, je prends mon chèque d’aide sociale et je dois tout racheter à nouveau. Des vêtements, une brosse à dents, des chaussettes, tout ça. Vous n’avez que les vêtements que vous portiez au début de votre détention. Toutefois, vous n’avez pas d’argent, alors vous faites ce que vous avez à faire. Vous essayez d’imaginer que vous achetez tout ce dont vous avez besoin pour vivre sans rien. Je dois commettre un crime juste pour vivre. Pour ma part, j’essaie d’établir un budget précis, mais c’est comme ça. Vous êtes en quelque sorte [juron] lorsque vous êtes libéré – quel genre de justice est-ce? »

« À l’extérieur d’ici, je n’ai pas rencontré beaucoup de personnes qui ne sont pas seulement des toxicomanes. J’ai besoin d’aide pour apprendre à interagir avec des groupes de personnes, juste des personnes normales. […] J’ai besoin d’aide pour des choses comme un laissez-passer d’autobus. J’ai besoin d’aide pour me déplacer. J’ai également besoin d’un laissez-passer pour me rendre à des endroits d’activités de conditionnement physique […] pour m’entraîner. J’ai besoin d’aide pour obtenir un laissez-passer pour une salle d’entraînement. J’ai simplement besoin de quelque chose pour me tenir occupé et me concentrer sur mon cheminement. J’adore également lire, peut-être un laissez-passer à une bibliothèque. J’ai besoin de quelqu’un pour m’aider avec ce genre de choses pour m’empêcher de revenir ici. »

Résumé

Les jeunes ont indiqué un certain nombre de modifications législatives qu’ils estimaient nécessaires pour mieux soutenir les personnes âgées de 18 à 25 ans au sein du système de justice pénale. Il s’agit notamment de s’assurer qu’ils peuvent comprendre les exigences législatives et s’y conformer, de les séparer des détenus plus âgés en détention, de réduire les délais de traitement, de fournir un avocat pour aider les jeunes adultes dans le cadre du système et les aider à réintégrer la collectivité et d’appliquer les mêmes normes pour sceller ou détruire le casier judiciaire d’un jeune adulte découlant d’une peine dans un centre de détention pour adultes que celles appliquées aux jeunes.