Résultats de l’étude dans le contexte du développement du cerveau

Les points de vue et l’expérience des jeunes adultes qui ont participé à ce projet semblaient correspondre aux connaissances actuelles sur le développement du cerveau. Par exemple, ils considéraient le début de l’âge adulte comme un stade de vie distinct qui se situait entre l’adolescence et un adulte pleinement mature. Cela est conforme aux développements récents en neuroscience qui ont démontré que, pendant les âges d’environ de 18 à 25 ans, le cortex préfrontal du cerveau continue de se développer et, à mesure qu’il se développe, il y a une capacité accrue de raisonnement, de prise de décisions, de jugement et de contrôle des impulsions (Lindell et Goodpoint, 2022; van Koppen, 2018).

Le développement cortex préfrontal signifie que d’autres zones du cerveau, qui sont pleinement développées beaucoup plus tôt, peuvent l’emporter sur la pensée rationnelle chez les jeunes adultes. Par exemple, le système limbique, qui est responsable des réactions émotionnelles et comportementales, est généralement entièrement développé à l’âge de 12 ans. Par conséquent, même si le contrôle des impulsions est encore en développement, les jeunes adultes peuvent être susceptibles de prendre des décisions impétueuses et à courte vue (Arain et coll., 2013; Galvan et coll., 2007; Johnson et coll., 2009; Pimentel, 2013; Steinberg, 2015).

[Traduction]

« [Le début de l’âge adulte] est la première fois que vous vivez la liberté et c’est un âge plein d’expérimentation et vous êtes plein de curiosité. Vous essayez tout pour la première fois et vous ne savez pas toujours comment faire les bons choix. Il s’agit d’un âge où nous ne devrions pas avoir à subir les mêmes peines qu’une personne de 40 ou 50 ans qui a commis ces erreurs à maintes reprises et qui sait quelles en sont les répercussions. Tout comme les enfants qui commettent des erreurs, on corrige la situation non pas en les battant, mais en leur parlant et en les aidant à comprendre pourquoi ils ont mal agi. Les jeunes adultes continuent d’apprendre et de commettre des erreurs, alors pourquoi devrait-il en être différent? »

Les systèmes cérébraux qui développent la « cognition froide » (c’est-à-dire la pensée qui se déroule dans des conditions idéales) atteignent les niveaux de maturité des adultes avant ceux qui régissent la « cognition chaude » (c’est-à-dire la pensée qui se déroule dans des conditions d’excitation émotionnelle ou sociale; Steinberg, 2015). Par exemple, même si les jeunes adultes peuvent fonctionner de la même façon que les personnes plus âgées dans des situations calmes, dans des circonstances de cognition chaude, le cerveau d’un jeune de 18 à 21 ans fonctionne comme celui d’un jeune de 16 ou 17 ans (Lindell et Goodpoint, 2022).

Plusieurs participants l’ont reconnu eux-mêmes et ont exprimé la nécessité d’un soutien accru pour les aider à prendre de meilleures décisions lorsqu’ils sont dans un état d’excitation émotionnelle ou sociale. Bon nombre ont aussi parlé de la valeur des programmes, comme les programmes de gestion de la colère actuellement offerts dans le système de justice.

[Traduction]

« Je constate un besoin de soutien pour faciliter la prise de décisions. Il s’agit des renseignements qui vous restent en mémoire. Le fait de connaître les conséquences négatives du non-respect de votre probation ou de votre peine [communautaire] vous aide à réfléchir à ce que vous devez faire dans une situation où vous êtes à la croisée des chemins et où vous devez décider si vous allez respecter ou non votre probation ou autre. Il peut certainement s’agir du facteur déterminant. »

« Le cours Respectful Relationships m’a aidé, car il enseigne la gestion de la colère, ce qui est quelque chose que j’ai vraiment besoin d’apprendre. »

Étant donné que le cerveau d’un jeune adulte n’est pas complètement développé, il peut encore être fortement influencé par des expériences et des facteurs environnementaux (Steinberg, 2014; Steinberg, 2015). Cela permet de s’assurer qu’avec une exposition à des expériences positives et à des mesures de soutien, les jeunes adultes peuvent surmonter et guérir des traumatismes et ils peuvent développer de nouvelles compétences et de nouveaux comportements (National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine, 2019). Inversement, pour de nombreux jeunes, l’incarcération peut être traumatisante, surtout s’ils sont victimes de mauvais traitements de la part du personnel ou d’autres détenus, ou s’ils sont isolés de leur famille (Woolf et Shi, 2009). Ces expériences traumatiques peuvent perturber le développement d’un jeune et exacerber ou déclencher des problèmes de santé mentale qui peuvent persister jusqu’à l’âge adulte (Fuhrmann et coll., 2015).

[Traduction]

« J’ai besoin d’aide pour faire gérer mon traumatisme. Je travaille sur ma colère, mais c’est la raison pour laquelle je suis [en détention]. J’étais le seul enfant que ma mère a donné [en adoption] et je m’en suis pris à mes frères et sœurs pendant des années. J’essaie de travailler sur moi. J’essaie d’être plus doux, moins en colère, mais c’est lourd et j’ai besoin de soutien pour le gérer ».

« J’ai été battu par les hommes plus âgés [en établissement correctionnel pour adultes]. Lorsque j’ai été libéré, parce que j’étais jeune et que je ne savais pas comment gérer tout ce que j’avais vécu [pendant ma détention]. Toute la violence, les mauvais traitements – tout ça m’a donné un TSPT et […] j’ai bu beaucoup pour ne pas y penser ».

Modèles positifs

Il a été démontré que l’exposition à des relations positives entre adultes et mentors naturels réduit l’activité criminelle (Kelley et Lee, 2018). Cependant, de nombreux jeunes adultes qui ont participé à cette étude n’avaient pas de tels modèles dans leur vie, et ceux qui étaient en détention se tournaient souvent vers des détenus plus âgés pour obtenir des conseils lorsqu’ils n’avaient pas d’autres modèles.

[Traduction]

« Comme nous avons besoin d’un mentor […] d’un bon modèle […] pour que les jeunes ne se sentent pas toujours comme s’ils devaient consulter les personnes plus âgées pour obtenir de l’aide. »

L’influence des relations avec les pairs augmente au cours de l’adolescence et ces relations conservent leur importance au cours du début de l’âge adulte (MacLean et coll., 2013). Par conséquent, les jeunes adultes peuvent imiter leurs pairs, même s’ils sont de parfaits étrangers, et ont des comportements à risque élevé en raison d’un désir d’attention positive et pour ressentir un sentiment d’appartenance (Riedijk et coll., 2017).

[Traduction]

« En tant que jeune adulte en détention, j’ai constaté que les jeunes hommes sont aussi faciles à influencer et risquent de commettre des crimes pires en raison des personnes avec lesquelles ils interagissent. »

Ennui et isolement

Le début de l’âge adulte est une période de développement caractérisée par des niveaux élevés d’exploration. L’exposition à de nouvelles expériences et à de nouvelles façons de penser contribue au développement de l’identité, mais cela peut être interrompu par l’isolement et le manque de stimuli sociaux (Lindell et Goodpoint, 2022). L’une des principales critiques formulées par les jeunes adultes au sujet de leur temps passé en détention pour adulte était le manque d’occasions de participer à des programmes d’éducation, d’emploi et d’acquisition d’aptitudes à la vie quotidienne, surtout pendant la pandémie de COVID-19. Ils ont également souligné les répercussions négatives sur leur santé mentale du fait de passer de longues périodes en confinement dans leur cellule et en isolement.

[Traduction]

« Lorsque je suis arrivé ici, il y avait les études, les programmes autochtones, l’église, l’aumônier […] il y avait le Narcan [formation à l’administration de la naloxone], des programmes artistiques, NA, AA […] des programmes extérieurs [programmes en plein air et dans la communauté]. Il n’y a pas grand-chose de cela ici maintenant et tout le monde se sent tendu et sur les nerfs parce qu’il n’y a rien à faire ».

Une absence d’interaction significative avec les autres et avec le monde naturel, ainsi qu’un manque d’activité physique et de stimulation visuelle, comme cela se produit lorsque les jeunes sont enfermés dans une cellule pendant une période prolongée, peuvent suffire à changer le cerveau de façon permanente (Lobel et Akil, 2018). Par exemple, l’hippocampe, qui est la partie du cerveau chargée de la détermination du niveau de réactivité émotionnelle et d’anxiété, de l’encodage des événements stressants et du contrôle de la réponse du corps aux facteurs de stress, perd de sa neuroplasticité pendant l’isolement. Par conséquent, une personne perd le contrôle émotionnel, la régulation du stress et d’autres processus cognitifs, ce qui, dans certains cas, peut avoir des répercussions durables sur l’humeur, y compris une dépression grave (Lobel et Akil, 2018).

[Traduction]

« Les détenus masculins peuvent faire de l’exercice et jardiner, mais nous [les femmes] n’avons que la moitié d’un terrain de basket-ball. C’est juste inhumain. »

« J’ai l’impression que vous devez vous concentrer sur la détention séparée. […] Il devrait y avoir des personnes de l’extérieur [détention] qui viennent pour vous voir et juste vous parler afin de faire en sorte que vous ne soyez pas simplement laissé à l’abandon. Il devrait au moins y avoir quelqu’un à qui parler. Ils ne peuvent pas s’attendre à ce que vous vous intégriez dans la société à partir de là. »

Un jeune adulte a parlé de l’incidence à long terme sur sa santé mentale d’avoir purgé une peine d’emprisonnement.

[Traduction]

« J’ai participé à des séances de counseling toutes les semaines lorsque j’ai été libéré en raison de mon anxiété. Cela visait à redevenir sociable. Je suis devenu très silencieux et observateur pendant que j’étais en prison – je surveillais mon environnement. J’éprouvais de l’anxiété lorsque je me rendais aux épiceries et lorsque j’étais en présence d’autres personnes. Il faut tout réapprendre. Lorsque j’ai été libéré [de la détention pour adultes] la première fois, je verrouillais mes portes et je restais à l’intérieur à certains moments parce que c’est à ce moment-là que j’avais l’habitude d’être enfermé. Ma petite amie rentrait à la maison et me demandait ce que je faisais. Il m’a fallu de huit à dix mois pour cesser de verrouiller mes portes à certains moments. Je vérifiais constamment derrière moi. Il m’a fallu beaucoup de temps pour être en mesure d’être dans de grandes foules. Même le fait de marcher dans l’aéroport lors de ma première libération était accablant en raison de tous les bruits autour de moi. »

Activités de loisirs prosociales

La participation à des activités de loisirs appropriées peut contribuer à favoriser le développement de l’identité lorsque les jeunes adultes tentent de nouvelles expériences et établissent des relations sociales à l’extérieur de l’école et du travail. Toutefois, trop de temps de loisirs ou temps de loisirs passé à l’écart d’autrui peut retarder ou entraver le développement de l’identité (Layland et coll., 2018). Les activités de loisirs qui ont été associées au développement d’une identité positive comprennent l’activité physique, l’expression artistique et les loisirs technologiques. De plus, l’exposition à des contenus prosociaux dans les médias, comme la télévision ou la musique, a le potentiel d’augmenter les pensées prosociales, l’empathie et le comportement d’aide chez les jeunes adultes (Coyne et coll., 2016).

[Traduction]

« J’écris ma propre musique et je crée mes propres rythmes [pendant que je suis en détention pour jeunes délinquants]. C’est très thérapeutique et c’est juste quelque chose de différent pour nous pendant la semaine. La professeure de musique est très gentille et ne nous juge pas. C’est bien de pouvoir s’évader un peu […] je participe aussi au programme de couture. J’ai toujours voulu apprendre à faire mes propres vêtements. C’est incroyable, je suis libéré d’ici avec une toute nouvelle garde-robe! »

Soutien social adapté à l’âge

Le début de l’âge adulte est une période d’apprentissage de l’intimité et du soutien mutuel, d’intensification des amitiés préexistantes, de développement de nouvelles relations et d’évolution des relations familiales (Hochberg et Konner, 2020). Au fur et à mesure que les personnes commencent à devenir adultes, le soutien de leurs pairs ou de leur partenaire intime devient plus important pour le bien-être psychologique et social (Arnett, 2015; Lee et Dik, 2017; Meadows et coll., 2006; Qualter et coll., 2015).

L’initiation, l’établissement et le maintien de relations romantiques et de relations positives avec les pairs exigent un ensemble complexe de compétences qui évoluent sur le plan développement et social au cours du début de l’âge adulte (Shulman et Connolly, 2013). Le développement des compétences en relations peut accroître les compétences en résolution de problèmes, des liens sains et la régulation des émotions (Shulman et coll., 2011; Xia et coll., 2018). Toutefois, l’interaction avec le système de justice peut isoler un jeune de ses réseaux de soutien et limiter considérablement ses possibilités d’établir des relations prosociales avec des pairs (Lindell et Goodpoint, 2022).

Les jeunes adultes qui avaient vécu la détention ont parlé de l’isolement de leurs soutiens sociaux. Ils ont également eu l’impression de rater des occasions d’établir de nouvelles relations saines. À l’inverse, ceux qui avaient pu établir des réseaux sociaux positifs lorsqu’ils purgeaient une peine communautaire ont parlé de l’importance de ces mesures de soutien.

[Traduction]

« Vous arrivez ici [établissements correctionnels pour adultes], vous perdez votre petite amie, c’est trop loin pour que votre famille puisse vous rendre visite. La vie des autres continue et vous êtes coincé ici, juste coincé ».

« Peu importe la durée de la peine, vous leur donnez l’occasion d’interagir avec les membres de cette communauté pour les aider à développer l’empathie, mais aussi pour vous motiver à être prosocial et à ne pas récidiver. »

Connexions et compétences en ligne

La plasticité du cerveau à l’adolescence et au début de l’âge adulte permet aux jeunes adultes de s’adapter rapidement aux changements technologiques et de maîtriser les nouveaux jeux et plateformes auxquels ils sont exposés plus rapidement qu’un adulte plus âgé dont le cerveau a perdu une partie de cette plasticité (Geidd, 2012). L’utilisation des médias sociaux sert de contexte de socialisation important dans lequel les jeunes adultes affirment leur autonomie en développement, explorent leur identité et établissent et maintiennent des relations sociales (Bjornsen, 2018).

De nombreux jeunes qui avaient vécu la détention ont parlé de manquer des occasions de se connecter par l’intermédiaire des médias sociaux, de suivre les dernières tendances et de participer à des jeux et d’autres possibilités en ligne auxquelles leurs pairs de la collectivité avaient accès. Certains estimaient ensuite qu’ils avaient pris du retard par rapport à leurs pairs en ce qui concerne leurs compétences technologiques générales et, plus particulièrement, leur capacité à naviguer dans les médias sociaux. Ils ont également éprouvé des difficultés à établir des relations avec d’autres jeunes adultes parce qu’ils n’avaient pas les références sociales que leurs pairs avaient, et n’avaient pas joué certains des jeux populaires actuels.

[Traduction]

« Nous sommes humains et avons besoin de contacts sociaux et de soutien émotionnel. Si nous n’avons pas ces choses, nous sommes moins qu’humains. Nous avons besoin d’occasions d’établir des liens et de rester connectés par l’intermédiaire des médias, d’avoir un meilleur accès aux autres médias afin que nous puissions maintenir les liens avec notre culture grâce à certaines chansons, à certains spectacles et films […] et d’autres occasions d’apprendre à développer nos compétences en ligne. »

Compétences professionnelles

Un emploi exige généralement l’apprentissage et la maîtrise de nouvelles compétences, l’établissement d’une routine et l’engagement social, qui sont tous associés à l’amélioration du fonctionnement cognitif et à l’augmentation de la neuroplasticité (Vance et coll., 2016). Le début de l’âge adulte est une étape où un jeune passe généralement d’une approche axée sur l’acquisition d’une expérience de travail à une démarche visant à jeter les bases pour une carrière (Arnett, 2014). À mesure que les jeunes essaient différents emplois et programmes postsecondaires, ils apprennent leurs capacités et leurs intérêts et continuent de développer leur identité (Arnett, 2014). Les personnes qui n’ont pas de compétences professionnelles et qui sont au chômage risquent davantage d’avoir des problèmes de santé mentale et de toxicomanie. Même une seule période d’exclusion de l’éducation, de l’emploi ou de la formation peut accroître les chances de résultats négatifs à long terme en matière d’emploi (Jongbloed et Giret, 2022; Ralston et coll., 2016).

Lorsque les participants à ce projet ont été interrogés au sujet des changements nécessaires au sein du système de justice, ils ont le plus souvent indiqué qu’ils souhaitaient acquérir davantage de compétences professionnelles et une expérience de travail. Ils ont également fait part de leurs préoccupations concernant leurs démêlés futurs avec le système de justice pénale en raison de leur manque de compétences professionnelles.

[Traduction]

« Je ne suis jamais vraiment prêt à réintégrer la collectivité. Je suis relâché dans la collectivité avec ce que j’avais à l’arrivée et vous êtes simplement relâché dans le monde. Ce serait vraiment bien s’il y avait un milieu structuré où vous ne seriez pas relâché dans la rue […] où on pourrait vivre, manger, rester pendant qu’on tente d’obtenir un emploi. À l’époque où nous vivons, nous avons tous besoin d’un emploi. […] Il y a une émission sur A&E qui est intitulée Inmate to Roommate, où une personne qui vient d’être libérée vit avec un ancien détenu. C’est comme un copain de prison. Comme un pair-mentor. L’ancien détenu aide le gars [qui a été récemment libéré] à éviter des ennuis […] il l’aide à trouver un emploi et à vivre une vie normale et d’autres trucs. Il s’agit de soutien et de responsabilité […] et cela signifie que le colocataire a quelqu’un à qui parler qui sait ce que c’est [d’être en détention]. »

Réduction du stress

Des périodes prolongées de stress grave ou soutenu peuvent modifier fondamentalement la structure du cerveau pendant le début de l’âge adulte (Lobel et Akil, 2018). Les jeunes adultes ont parlé du niveau élevé de stress qu’ils ont subi au sein du système de justice, y compris lorsqu’ils attendaient de comparaître devant le tribunal et pendant leur détention provisoire, et des répercussions que cela a eues sur leur vie et leur santé mentale.

[Traduction]

« Le processus judiciaire est un facteur de stress énorme pour les jeunes qui attendent leur peine. […] Le système provincial est habituellement avant le procès, alors les détenus sont plus stressés parce qu’ils attendent leur peine. Vous pourriez être prêt à tuer votre compagnon de cellule, il y a tant de tension. »

Résumé

Les expériences et les points de vue des jeunes adultes qui ont participé à ce projet semblent correspondre aux connaissances actuelles sur le développement du cerveau, y compris leur affirmation selon laquelle le début de l’âge adulte devrait être considéré comme une période de développement distincte où les jeunes ont besoin de mesures de soutien adapté. Ces mesures de soutien comprennent des possibilités de développer des compétences professionnelles, des aptitudes à la vie quotidienne et des aptitudes sociales, ainsi que d’établir des relations prosociales et de participer à des activités prosociales. Les jeunes ont également décrit les effets négatifs du stress, de l’ennui et de l’isolement, ce qui était également conforme aux connaissances actuelles sur le développement du cerveau.