Détermination de la peine
Les personnes noires accusées d’une infraction sont plus susceptibles d’être détenues avant leur procès et de recevoir une peine d’emprisonnement, ce qui témoigne des préjugés raciaux présents à plusieurs étapes du système de justice (Owusu-Bempah et Jeffers, 2021). Pour les familles endeuillées par un homicide, ces disparités produisent des expériences profondément complexes. Lorsque la personne accusée d’avoir tué un proche est également noire, les familles peuvent se retrouver déchirées entre le désir de voir justice être faite et leur conscience du traitement inéquitable que le système de justice réserve aux personnes noires accusées, ce qui donne lieu à des résultats qui ne leur paraissent ni justes ni réparateurs (Sharpe et Aqil, 2025). En ce qui concerne les déclarations de la victime, les familles se sentent souvent livrées à elles-mêmes dans cette démarche. Elles disent recevoir peu d’encadrement sur la façon de préparer leur déclaration et disent entendre rarement la manière dont celle-ci a été prise en considération lors de la détermination de la peine (Illingworth et Ferrera, 2021). Ce manque de participation concrète peut renforcer le sentiment que leur perte n’a pas été pleinement reconnue par le système. Pour les personnes ayant survécu à la violence armée, les peines perçues comme inadéquates peuvent intensifier la peur, éroder le peu de confiance qui reste à l’égard des institutions et accentuer la conviction que le système de justice ne prend pas leur préjudice au sérieux (ministère de la Justice du Canada, 2022).
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