Enquête sur les ordonnances de pensions alimentaires pour enfants : Rapport final de la phase 2

2004-FCY-7F

5.0 CONCLUSIONS

Comme nous l'avons vu à la section 2.2, les renseignements auxquels les commis à la saisie de données ont eu accès ont beaucoup varié d'un tribunal participant à l'autre. Par exemple, les commis ont parfois eu à leur disposition le dossier complet étayant toutes les activités dans un cas particulier, tandis que les commis d'autres régions pouvaient n'avoir accès qu'à l'ordonnance ou au jugement définitif. Malgré ces restrictions touchant les données réunies pour cette phase du projet, nous avons produit une base de données fiable comprenant plus de 51 000 cas dans la phase 2. Cette base de données nous renseigne beaucoup sur l'application et l'utilisation des Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants. Plus particulièrement, compte tenu que les données pour la phase 2 du projet ont été recueillies pendant six ans, on dispose à présent de renseignements sur les tendances et sur la mesure dans laquelle les objectifs des Lignes directrices ont été atteints.

5.1 Tendances

Nous avons constaté au cours de la phase 2 plusieurs tendances notables en ce qui concerne les montants des pensions alimentaires ordonnées pour des enfants et les facteurs connexes.

5.2  Objectifs des Lignes directrices sur les pensions alimentaires pour enfants

Les constatations issues de la présente étude révèlent que les objectifs énoncés des Lignes directrices sont souvent réalisés.

Par exemple, les données permettent de conclure que l'objectif énoncé dans les Lignes directrices sur les pensions alimentaires pour enfants qui consiste à « établir des normes équitables en matière de soutien alimentaire des enfants afin de leur permettre de continuer de bénéficier des ressources financières des époux après leur séparation » est réalisé. Les résultats révèlent que dans la plupart des cas, le montant réel de la pension alimentaire ordonnée est égal ou supérieur à celui prévu dans les tables. Ainsi,

De plus, la proportion des cas où le montant de la pension est égal à celui prévu dans les tables a augmenté au cours de la phase 2, passant de 51 % en 1998 à 63 % en 2002.

Les données permettent aussi de conclure que l'objectif énoncé dans les Lignes directrices sur les pensions alimentaires pour enfants qui consiste à « assurer un traitement uniforme des époux et des enfants qui se trouvent dans des situations semblables les unes aux autres » est réalisé. Les résultats révèlent que :

La faible proportion des cas contestés (9,3 % des cas) indique aussi jusqu'à un certain point que l'objectif de « réduire les conflits et les tensions entre les époux en rendant le calcul du montant des ordonnances alimentaires plus objectif » est aussi réalisé. Cependant, en l'absence de mesures de base de ces variables avant l'entrée en vigueur des Lignes directrices sur les pensions alimentaires pour enfants, nous ne pouvons affirmer avec certitude que celles-ci ont réduit les conflits et les tensions. Toutefois, la proportion des cas contestés a diminué progressivement, passant d'un sommet de 18,8 % en 1998 à son niveau le plus bas, 5,7 %, en 2003. Cette baisse du nombre des cas contestés peut s'expliquer par le fait qu'à mesure que les avocats et les parents connaissent mieux les Lignes directrices et que les tribunaux ont réglé divers points d'interprétation litigieux, davantage de cas ont pu se régler sans conflit aigu.